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L’enfant victime de la justice familiale

Analyse de fonctionnement de la justice

Comment une certaine vision de l’intérêt de l’enfant conduit à des inégalités entre citoyens et peut se retourner contre l’enfant lui-même.

Le serment des magistrats (d’après Anguelov)

Sommaire

2 – Un cadre législatif à préciser


Le droit actuel en matière d’autorité parentale est le fruit d’une évolution des lois concomitamment à celle des mentalités, des besoins de la Société et du constat de l’application des lois précédentes :
La loi n°87-570 du 22 juillet 1987 sur l’Autorité Parentale conjointe n’était qu’incitative : « Selon l’intérêt des enfants mineurs, l’autorité parentale est exercée soit en commun par les deux parents après que le juge ait recueilli leur avis, soit par l’un d’eux. ».

Application : 3 ans plus tard, en 1990, 0,5 % d’exercice en commun de l’autorité parentale après divorce était attribué au T.G.I. d’Albi pendant que celui de Bergerac l’attribuait à 87 % ! Les T.G.I. de Saint-Gaudens, Dinan ou Privas accordaient, dans les divorces, de 15 à 40 % l’autorité parentale au père tandis qu’à Lons-le-Saunier, Annecy, Bourgoin, Vienne, Avignon, Bobigny, Lorient, Evreux ou encore Albi, les pères étaient moins de 3 % à l’obtenir (Source : Division Statistiques du Ministère de la Justice).
La Société ne pouvant se satisfaire de ces différences, a été promulguée la loi n°93-22 du 8 janvier 1993, dans laquelle l’Autorité Parentale conjointe devient de droit : « L’autorité parentale est exercée en commun par les deux parents. […] Si l’intérêt de l’enfant le commande, le juge peut confier l’exercice de l’autorité parentale à l’un des deux parents. ».

Malgré cela, en 1996, cet exercice était encore retiré à 11 % des pères et à 2 % des mères (« Les divorces en 1996 » – Étude statistique du Ministère de la Justice), soit un écart de 1 à 5 en fonction du sexe.
La loi n°2002-305 du 4 mars 2002 introduit pour la première fois en France la résidence alternée dans la législation : « …la résidence de l’enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux. ». Une loi à nouveau uniquement incitative. Application : 5 ans plus tard (InfoStat Justice n°104 – CM : Consentement mutuel) :

Résidence des enfants de parents divorcés en 2007
Tous divorces
CM
Divorce accepté
Divorce p. faute
Autres divorces
Nombre de  divorces………………………
134 477
72 757
28 468
20 395
12 857
Nb divorces avec enfants mineurs……..
76 490
38 471
19 088
12 859
6 072
Nombre d’enfants mineurs……………….
136 042
65 600
34 838
24 661
10 943
Résidence chez la mère…………………..
76,8%
71,8%
79,6%
83,9%
86,8%
Résidence chez le père……………………
7,9%
6,5%
9,1%
11,0%
6,2%
Résidence en alternance…………………
14,8%
21,5%
10,7%
4,4%
5,1%
Autre mode de résidence…………………
0,5%
0,2%
0,6%
0,8%
1,9%

On constate qu’en cas de désaccord entre les parents (colonne Divorce accepté) :
  • la résidence est fixée chez la mère dans près de 80% des cas, et chez le père dans 9% des cas, soit une différence d’un facteur 9 en fonction du sexe.
  • un taux de résidence alternée d’à peine 11%.
On remarque également le double de Résidences Alternées en cas d’accord des parents (21,5%) qu’ordonnées par le juge lorsqu’un des parents s’y oppose (10,7%). On aurait pu légitimement s’attendre à une tendance inverse, les juges devant prioritairement rechercher une solution d’équilibre et d’apaisement des conflits.

La publication Études et statistiques Justice n°23, « La résidence en alternance des enfants de parents séparés » (2004), précise à propos de l’article 373-2-9 du Code Civil (p.9, note 9) : « en plaçant en tête la formule de l’alternance, les auteurs de la proposition entendaient clairement « vaincre la réticence des juges » sur ce point. ». La volonté du Législateur était donc bien de généraliser ce mode de résidence, considérant qu’il était généralement la meilleure des solutions pour l’enfant.

Conclusions : une évolution législative à finaliser.
  • A l’instar de la loi de 1987, celle de 2002 ne remplit pas l’objectif voulu par les parlementaires. L’esprit de cette loi n’est pas respecté, ou n’a pas été compris.
  • la loi de 2002 caractérise que l’intérêt de l’enfant est d’être avec ses deux parents. Le Peuple Français, par l’intermédiaire de ses députés, a déjà débattu sur ce point. Une loi dans laquelle la Résidence Alternée serait le mode de résidence habituel ne devrait donc plus faire débat.

Des lois trop imprécises, laissant trop de place à l’interprétation, engendrent fatalement des inégalités dans leur application. C’est en effet au nom du même intérêt de l’enfant que les arrêts suivants ont été rendus :
« Attendu que l’intérêt des enfants est de continuer à voir autant que possible et également chacun de ses parents, en dépit de la séparation et dans la mesure où chacun a une égale aptitude, comme c’est le cas en l’espèce »
  • Cour d’Appel de Saint-Denis de la Réunion, 26 décembre 2003 :
« Attendu que le désir de l’enfant est, généralement, d’être avec « papa et maman » »

Que la garde alternée est, par nature, la plus proche du souhait de l’enfant, la fixation de la résidence chez l’un d’entre eux n’étant qu’un pis aller faute de pouvoir appliquer la méthode du roi Salomon…

A comparer à :
  • Cour d’appel de Versailles, 23 juin 2009 :
« Considérant que M. X souhaite que sa fille réside en alternance au domicile de chaque parent ; qu’il a trouvé une location toute proche de la maison servant de domicile familial ; qu’il justifie avoir l’accord de sa hiérarchie pour bénéficier d’un emploi à temps partiel ;
Que si son attachement à sa fille, son investissement dans son éducation et ses compétences ne sont pas remis en cause, M. X est moins disponible auprès de l’enfant que Mme Y qui a cessé son activité professionnelle depuis la naissance de l’enfant ;
Qu’ayant depuis sa naissance organisé son quotidien, il n’y a pas lieu de modifier le rythme de vie actuel de l’enfant alors qu’elle doit s’adapter à la séparation de ses parents ; »

Pour certains, l’intérêt de l’enfant est donc d’abord d’ordre affectif et émotionnel : l’enfant a besoin de l’amour de ses deux parents, et doit conserver une relation équilibrée avec chacun d’eux. Pour d’autres, ce sont les aspects matériels qui prévalent, quitte à distendre les liens avec son parent  « non gardien ». Le « ondement » n’étant pas le même, cela ne peut qu’aboutir à des décisions dépendant avant tout de la définition personnelle qu’a le juge de la notion même d’intérêt de l’enfant.

Ou encore :
  • Ordonnance TGI Pontoise, 28/02/08 : résidence alternée prononcée même en cas de conflit des parents :
« Si la garde alternée suppose une entente entre parents, il n’en demeure pas moins que de refuser ce mode de garde au seul motif de l’existence d’un conflit conjugal peut avoir également pour effet d’inciter le parent réfractaire à alimenter ce conflit afin de faire échec à la mise en place d’une garde alternée. Dès lors que les conditions matérielles et affectives sont réunies, la garde alternée peut également inciter les parents à s’entendre dans l’intérêt de leur enfant et de leur faire prendre conscience de la nécessité de reconnaître la place de l’autre auprès de l’enfant. »
  • Cour d’appel d’Agen, 21/02/08 (Legifrance) : résidence alternée refusée en raison du conflit des parents : « Attendu que la résidence alternée de l’enfant est une possibilité légale mais non une obligation ; qu’elle suppose un minimum d’entente entre les parents, ce qui ne semble pas le cas en l’espèce ; que la résidence au domicile de la mère n’a pas pour but ni pour effet de couper les liens de l’enfant avec son père, mais qu’au contraire, ils peuvent être plus profonds puisqu’ils sont plus rares…».
Il est donc possible de motiver tout et son contraire, en invoquant « l’intérêt de l’enfant ».
Le Ministère de la Justice lui-même reconnaît des différences de traitement entre citoyens : « En présence d’un désaccord, les différentes juridictions prononcent l’alternance dans des proportions très variées. » (Études et statistiques Justice n°23, p.12).
Le faible taux de décisions de Résidence Alternée en cas de désaccord parental est d’autant plus étonnant qu’elle n’est pas considérée comme néfaste pour l’enfant par les juges eux-mêmes, puisqu’elle est accordée dans 100% des cas lorsque les parents sont d’accord (Études et statistiques Justice n°23, tableau 16, p.20).
Les inégalités apparaissent lorsque l’un des parents s’y oppose, en général la mère, la résidence de l’enfant étant alors fixée chez elle dans 80% des cas (cf. tableau §1) ! Il apparaît que l’intérêt de l’enfant passe après l’usage par la mère de ce qui peut être assimilé à un droit de veto de fait. L’application de la loi ne dépend donc pas de la volonté du législateur, mais de la volonté d’une des parties au litige.
Illustration avec l’Arrêt de la Cour d’Appel de Versailles, où la plus grande disponibilité de la mère n’est pas utilisée pour favoriser la poursuite de relations équilibrées entre l’enfant et son père, mais sert de « prétexte » pour éloigner l’enfant de son père…
L’INSEE note également des conséquences différentes en fonction du milieu social : « Les ouvriers et employés séparés ont des relations moins fréquentes avec leurs enfants majeurs que les pères de milieux plus aisés. », alors que le désir de l’enfant d’être avec ses deux parents est le même.
Il semblerait que le Ministère de la Justice soit mal à l’aise face à ces constats, puisqu’il est très difficile, voire impossible, d’obtenir des informations détaillées, alors que les intentions de transparence étaient là :
Études et statistiques Justice n°23 : « La statistique produite à partir du RGC réformé qui entrera en application en 2004, sera plus précise, dans la mesure où le codage du cas de divorce sera également effectué au moment du jugement. » (p. 39, note 37)
Réponse de Mme la Garde des Sceaux à la question du député M. Maxime Gremetz (question n°11807, publiée au JO le 27/11/2007, réponse publiée au JO le 26/08/2008, page 7418). !!! Neuf mois pour répondre à une question concernant les enfants !!! « … des statistiques portant notamment sur le mode de résidence des enfants peuvent être produites pour chaque tribunal. »
Et pourtant l’année suivante :
Concernant la qualité de renseignement des fichiers et la variable mode de résidence des enfants (page 67) : « La qualité de cette variable est très mauvaise, avec 71 % de non-réponses pour les enfants mineurs de parents qui obtiennent le divorce en 2006. Ce taux est identique à celui de 2005, et ne s’améliore pas en 2007. En 2006, 92 TGI (soit à peu près la moitié) ont un taux de non-réponses supérieur ou égal à 90 %, et 59 un taux égal à 100 %. A l’inverse, seulement 27 ont un taux de non-réponses inférieur à 10 %. Ce constat ne s’améliore pas en 2007 : 91 des 92 TGI au taux de non-réponses d’au moins 90 % en 2006, gardent un taux supérieur à 90 % en 2007. »
Interrogé afin d’établir des statistiques par juridiction, le BDSE (Bureau des Dispositifs Statistiques et des Études) du Ministère de la Justice a répondu : « La fiabilité des données est trop faible, et nous ne pouvons pas nous permettre de diffuser ces chiffres en dehors de personnes expertes ou habilitées. ». Et lorsque l’on demande de pouvoir se rapprocher de ces personnes « expertes ou habilitées », il répond : « Votre demande est nulle et non avenue ».
Cela est démocratiquement préoccupant, car cela donne l’impression qu’il y a des choses à cacher, alors que la Justice est rendue « au nom du peuple français ». Voir cet échange de courriels ICI (les noms ont été effacés).
Personne n’imagine le Ministère de l’Éducation Nationale ne pas suivre le taux de réussite au bac, ou celui de l’Intérieur, le nombre de tués sur les routes de France, dans le but de mesurer l’efficacité des mesures prises, et de « rectifier le tir » en cas de nécessité. Il ne semble pas raisonnable d’être aussi peu rigoureux à propos du suivi de décisions concernant autant d’enfants (135.000/an) et de parents.
La fonction de la Justice doit être de participer aux équilibres démocratiques de la société et de réguler les excès des citoyens, et non d’inciter à des comportements qui nuisent à l’intérêt général de l’Enfant et par répercussion de la Société. Montrer à un des parents qu’il a plus à gagner en entretenant le conflit ne va pas dans le sens de cette régulation.
Le divorce ne doit pas être un rapport de coupable à victime. Même le vocabulaire incite au conflit : votre conjoint vous « intente un procès », vous « assigne en Justice », vous recevez une « Sommation de quitter les lieux » remise par un huissier… Il faudrait au contraire supprimer l’emploi d’un vocabulaire guerrier, pacifier la procédure, plutôt que de laisser se dresser les époux l’un contre l’autre, celui qui souffre le plus de cette situation étant encore une fois l’enfant.
Conclusions :
  • Les représentants des citoyens doivent se donner les moyens pour que les orientations qu’ils donnent aux lois soient suffisamment claires pour être appliquées avec une plus grande régularité et homogénéité.
  • Les pratiques judiciaires mériteraient d’être mieux encadrées pour prétendre être valablement prises « Au nom du Peuple Français ». La Justice doit être la même pour tous, quel que soit son sexe, son lieu d’habitation ou son « niveau social ».
  • L’activité judiciaire familiale doit faire l’objet d’une meilleure évaluation, avec édition annuelle du bilan de son action, globalement et juridiction par juridiction.
  • Pacifier la procédure de divorce : rendre la médiation obligatoire, donner l’avantage au parent le plus favorable au partage des fonctions parentales, inciter à la coopération parentale.

L’intérêt de l’enfant peut-il justifier ces inégalités ?
Une enquête de l’INED (Population et sociétés n°220) révèle que 30% des enfants de parents séparés ne voient plus jamais leur parent « non gardien », et cela, que ce soit le père aussi bien que la mère. Selon les statistiques 2007, cela représente une centaine d’enfants tous les jours. Cela ne peut être dans leur intérêt !
« Plus le divorce est contentieux, et plus la résidence en alternance diminue » (InfoStat Justice n°104). Il suffit donc au parent hostile à la coparentalité d’entretenir le conflit. La validation à 90% (79,6%+9,1%, cf. tableau §1), de ce comportement n’est autre qu’une incitation au conflit parental, non conforme à l’intérêt de l’enfant.
« Dans les divorces acceptés, près de 80% des enfants sont confiés à leur mère » (InfoStat Justice n°104), alors que la plupart des professionnels de l’enfance affirment que l’intérêt de l’enfant est d’être élevé par ses deux parents de manière équilibrée (90% des études, voir nombre d’exemples ICI).
L’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) au sénat en 2007 : « L’UNAF considère que la résidence en alternance devrait devenir la règle et que les parents devraient savoir dès avant qu’ils ne se séparent qu’elle ne pourra, sauf exception, faire l’objet d’aucun marchandage. Elle serait en quelque sorte un effet automatique attaché à la filiation établie dès lors que les auteurs se séparent. »
L’APMF (Association Pour la Médiation Familiale) au sénat en 2007 – La résidence alternée : une journée d’auditions publiques pour évaluer la loi du 4 mars 2002 : « …Ce mode d’organisation sacralise ainsi le droit de l’enfant à rester en relation avec chacun de ses parents. On sait en effet que, mettre à l’écart l’un des parents, c’est mettre l’enfant à l’écart de son identité même. L’alternance est vitale pour l’enfant, puisqu’elle est ce qui lui permet d’échapper à l’arbitraire du désir d’un seul et à l’exclusion de l’autre. »
Mission d’information sur la famille et le droit des enfants, rapporteuse : V. Pécresse, 25 janvier 2006 : « Restreindre dans la loi les possibilités de résidence alternée, aboutirait, j’en suis persuadée à une diminution de la présence du père auprès de son enfant. […] l’expérience m’a appris que la plus grande souffrance pour l’enfant, est de voir ses parents se déchirer, pas d’avoir deux foyers différents. Si la résidence alternée permet au couple séparé d’avoir une relation pacifiée, alors l’enfant en est la plupart du temps le premier demandeur, même si cela aura des conséquences importantes sur l’organisation de sa vie. ». Il est utile de rappeler qu’au début de cette mission, Mme Pécresse était hostile à la Résidence Alternée. L’analyse ci-dessus est l’aboutissement d’une année de travail et de réflexions de cette mission, où tant les professionnels favorables, que ceux opposés à la Résidence Alternée ont eu l’occasion de s’exprimer et d’exposer leurs arguments.
Nations Unies, assemblée générale 11 octobre 2002 A/RES/S-27/2 : « Nous sommes également conscients qu’il faut examiner l’évolution du rôle des hommes dans la société, en tant que garçons, adolescents et pères, ainsi que les problèmes auxquels se heurtent les garçons qui grandissent dans le monde d’aujourd’hui. Nous continuerons de prôner le principe de la responsabilité partagée des parents pour ce qui est d’éduquer et d’élever les enfants, et mettrons tout en œuvre pour veiller à ce que les pères aient la possibilité de participer à la vie de leurs enfants. ».
Dans un Arrêt du 3 novembre 2005, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné la France, soulignant la nécessité pour les enfants de « conserver une image suffisante de leur père en tant qu’éducateur, et que les choix éducatifs du père soient pris en compte au même titre que ceux de la mère ».
A la lecture de ces interventions d’organismes officiels, il semble difficile de soutenir que l’intérêt de l’enfant soit respecté.

Pour répondre à l’évolution de la Société, de nombreux pays ont intégré dans leur législation la Résidence Alternée comme le mode de résidence de référence des enfants, lors de la séparation des parents. Ainsi :
  • la Suède a pratiqué pendant 20 ans la garde alternée, avant d’installer en 2000 la résidence alternée comme la référence légale en cas de séparation parentale,
  • en Italie, loi du 24 janvier 2006 : résidence alternée comme solution de base ; dans le cas où le juge ne retient pas la résidence alternée, il doit justifier que la résidence chez le parent exclu n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant : « Nous avons vraiment voulu donner un signal de manière à ce que dans la crise du couple, les enfants ne puissent jamais en subir des dommages » a déclaré le président de la Commission à l’enfance Ettore Bucciero, car ils ont le droit de conserver inchangés leurs rapports avec leurs deux parents. Dans le même esprit, le rapporteur de la disposition, le sénateur du parti Margherita, Emanuale Baio Dossi : « C’est la réforme la plus importante du droit de la famille depuis celle de 1975 » explique elle, « Le principe de la biparentalité vient avant la loi, c’est un droit naturel car il découle de l’existence même de l’enfant. C’est pourquoi, dès aujourd’hui, ce principe sera la première solution que le juge privilégiera, même en cas d’importants conflits entre les conjoints. »,
  • en Belgique, loi du 8 juin 2006 : hébergement égalitaire entre les parents,
  • Islande : « 0 % des couples séparés optent pour la garde partagée » – Le Courrier d’Islande,
  • La Norvège, le Danemark, les Etats-Unis : en Californie, la loi demande au magistrat de confier l’enfant au conjoint le plus en faveur du maintien des relations avec l’autre parent, alors que nous avons vu qu’en France, l’enfant est confié à celui qui est le moins en faveur de ce maintien…
A peine 15% des enfants français continueront de voir leurs deux parents de manière équilibrée, alors qu’ils seront 80% en Suède. L’intérêt d’un enfant français est-il si différent de celui d’un enfant suédois ou italien ?
Issu du rapport « Bien-fondé de la résidence alternée pour les enfants dont les parents sont séparés » (M. Bruno RASCHETTI, Défenseur du Droit des Enfants, 15 décembre 2005) : « La France, pays inventeur des Droits de l’Homme ne peut être à la traîne d’un tel courant d’égalité. »…
Conséquences pour l’enfant et la Société
UNICEF, « Vue d’ensemble du bien-être des enfants dans les pays riches », 2007 : Sur les 21 pays disposant de données suffisantes pour pouvoir les comparer (les Etats-Unis étant comptés pour 1 pays), la France arrive dans le dernier tiers, exactement 16ème, derrière la Pologne et la République Tchèque. Les pays en tête, Pays- Bas, Suède, Danemark, Finlande, sont des pays où la Résidence Alternée est largement pratiquée.

Comité Français d’Éducation pour la Santé (CFES) : Baromètre santé jeunes 97/98 : « les enfants les plus touchés par les drogues, l’alcool, la violence, les conduites suicidaires, la dépression, sont ceux qui vivent dans les foyers monoparentaux et plus encore, ce qui est une révélation, dans les foyers « recomposés » d’où le père est souvent écarté. »
INED (2002) : « dans les familles de catégorie sociale intermédiaire (employés) le taux d’accès au BAC des enfants de familles dissociées n’est que la moitié de celui des enfants de familles unies. »
Journal de l’American Psychology Association (APA, 2002).
Méta-analyse de 33 études conduites sur 1846 enfants en résidence principale chez un de leurs parents, 814 en résidence alternée (RA), et 251 en familles intactes : « Les enfants en RA ont moins de problèmes comportementaux ou émotionnels, une meilleure estime d’eux-mêmes, une meilleure relation à leur famille, de meilleures performances à l’école que les enfants en résidence principale monoparentale (habituellement chez la mère). Mais surtout les enfants en RA sont aussi équilibrés que ceux des familles intactes. », « De plus, les couples en garde conjointe ont avoué vivre moins de conflits, probablement parce que les deux parents peuvent participer à la vie de leurs enfants de façon équitable en ne passant pas leur temps à se disputer sur des décisions concernant l’éducation des enfants. Malheureusement, la perception existe que la garde partagée est plus nocive, parce qu’elle expose les enfants à de perpétuels conflits parentaux. En fait, les études de cette méta-analyse ont constaté que les parents en garde monoparentale déclaraient des taux plus élevés de conflit. »
Seules de telles études, basées sur un grand nombre de cas, ont un véritable sens statistique, et sont donc dignes de foi. Toute autre approche, en particulier lorsque les cas étudiés sont choisis parmi les situations difficiles, est au mieux une opinion, au pire de la manipulation.
Colloque « La responsabilisation des parents, une réponse à la délinquance des mineurs ? » (21 janvier 2008, page 84) : « La part de la délinquance juvénile en France (18%) est assez importante comparativement aux autres pays européens. ».
Alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il faut responsabiliser les parents, le père, image traditionnelle de l’autorité, est éloigné de l’enfant après le divorce ! Aux forces de l’ordre d’en subir ensuite les conséquences.

Enfin, Marc Juston, Juge aux Affaires familiales, Président du Tribunal de Grande Instance de TARASCON, Membre du GEMME (Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation) résume très bien l’importance des enjeux pour les enfants: « Au cours de mes 30 ans de vie de Magistrat, j’ai pu constater qu’un divorce, une séparation ratés se « paient » presque toujours en mal être pour les enfants et souvent en échec scolaire ou en délinquance. Face à un tel constat, il est important que les JAFs, les avocats, les notaires, s’occupent d’abord de la manière dont l’enfant, les enfants, sont traités dans le cadre de la séparation ou d’un divorce, alors qu’il est établi que pour se structurer, ils ont besoin de leurs deux parents, qui doivent être capables de se respecter et de dialoguer ensemble, de leurs problèmes, en bonne intelligence. »
Conclusions
Alors que l’intérêt de l’enfant doit guider les décisions prises à son sujet, on constate que les décisions actuelles :
  • favorisent la perte de contact avec un de ses parents,
  • incitent au conflit parental,
  • vont à l’encontre des recommandations des professionnels de l’enfance et des travaux parlementaires,
  • créent une « distinction » entre père et mère, entre les enfants français et les autres,
  • se retournent contre les enfants, qui sont les premières victimes de cette vision de leur « intérêt » (échec scolaire, délinquance.), avec comme victimes collatérales tout ce qui représente une autorité (policiers, gendarmes, pompiers, contrôleurs, instituteurs.), qui se retrouvent en première ligne face à ces jeunes,
  • génèrent des comportements dont la Société est sensée nous protéger, et qu’elle devra ensuite réprimer. Il revient au législateur d’agir et d’inscrire cette réflexion à son ordre du jour.__________

4.1   – Tordre le cou aux préjugés
Les arguments parfois utilisés pour justifier le refus de la Résidence Alternée ne résistent pas à l’épreuve des faits :
  • Existence d’un conflit parental : c’est au contraire la garde monoparentale qui entretient ce conflit (cf. méta analyse de l’APA),
  • Aspect organisationnel
o Nombre de changements de résidence : ce nombre est rigoureusement identique dans le cas d’une Résidence Alternée et dans celui d’un Droit de Visite et d’Hébergement (DVH) d’un week-end sur deux, et devient supérieur si le DVH est élargi à un mercredi sur deux. o l’enfant a ses affaires chez chacun des parents en Résidence Alternée, mais doit déménager avec sa valise lorsqu’il est en garde monoparentale avec DVH.
  • Conséquences psychologiques : dans le cas d’une Résidence Alternée, l’enfant est « chez lui » chez chacun de ses parents, alors que dans celui d’une garde exclusive, il est chez lui chez un des parents, et « en visite » chez l’autre. Il ne peut donc que considérer que parmi ses deux parents, il y a un parent principal, et un parent secondaire.
Il n’est pas difficile d’imaginer les conséquences psychologiques qu’aura : o chez un petit garçon la découverte que les besoins de tendresse d’un homme, d’un père, sont considérés comme négligeables, o et chez la petite fille, celle qu’un homme n’est bon que pour les entretenir, le premier homme de leur vie, leur père, ayant été considéré comme un simple payeur de pension alimentaire !
Les avantages et bénéfices de la Résidence Alternée, ainsi que les réponses aux arguments des quelques détracteurs de ce mode de résidence, ne seront pas davantage développés ici, les professionnels de l’enfance s’étant déjà largement exprimés sur le sujet : ICI
4.2   – Empêcher que l’enfant ne devienne un « instrument de vengeance »
Pour limiter les différences d’interprétation, par conséquent les inégalités, il faut que la loi sur le choix de la résidence de l’enfant suive le même parcours que celle sur l’autorité parentale.
Les juges ont trop peu de temps à passer sur chaque dossier pour faire du véritable « sur-mesure » et tenter de rapprocher les visions des parents. Il faut donc que les lois soient plus précises, moins sujettes à interprétation. Cela implique plus de travail parlementaire en amont, mais concernant ce sujet, celui-ci a déjà été effectué. Les bénéfices de cette évolution sont nombreux : pour les relations hommes/femmes, pour la Société, pour le Système judiciaire (désengorgement des tribunaux), et avant tout pour les enfants.
Dans notre démocratie, tout citoyen est présumé innocent…, jusqu’à preuve du contraire. La Justice Familiale ne peut se soustraire à ce principe fondamental de la République : tout parent est présumé aimer, vouloir le bien, et avoir quelque chose à apporter à son enfant…, jusqu’à preuve du contraire.
C’est exactement la philosophie d’une actuelle Proposition de loi, n°1531 :
  • l’intérêt de l’enfant est d’être élevé par ses deux parents, et de rester en contact de manière équilibrée avec chacun d’eux (et avec ses deux lignées qui représentent ses origines),
  • le parent qui souhaite écarter l’enfant de l’autre parent devra justifier sa position. Il va de soi que si ces justifications sont fondées, si la poursuite de relations continues avec un de ses parents serait néfaste à l’enfant, ce mode de résidence ne sera pas retenu.
Il est nécessaire, et même urgent que la France se dote d’une loi pour que ses enfants aient les mêmes droits que les enfants des pays qui nous entourent, et en particulier le même droit de pouvoir être aimés et élevés par leurs deux parents. Et il faut que l’application de cette loi soit la même quel que soit son sexe, sa juridiction de rattachement ou son niveau social.
Pascal Romé (texte en abrégé)
P.S. Une lettre d’introduction accompagne l’analyse de l’auteur et elle est destinée aux : députés, sénateurs, organismes référencés (UNAF, UNICEF, …), syndicats des professions qui sont en contact avec les jeunes (policiers nationaux et municipaux, enseignants, …) ; au : Parti Socialiste ; à : N. Morano, F. Fillon, M. Alliot-Marie et N. Sarkozy. La phrase qui retient l’attention est :   » NOUS serions TOUS coupables de ne pas réagir, et surtout de ne pas AGIR « .
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Enfants disparus

La vidéo ne montre que les cas (jusqu’au mars 2009) les plus médiatisés des enfants disparus. Il faut savoir que 1000 enfants en moyenne disparaissent, séquestrés ou assassinés, chaque année en France ! A partir de 2009 pour signaler leur disparition un numéro unique pour l’Europe est mis en place : 116 000.

En même temps, plus de 100 000 enfants par an sont enlevés par les SS français tout à fait légalement à leurs familles. Au moins la moitié d’entre eux s’avère plus tard injustement retirée de ses parents. Alors, à cette pratique de rapt institutionnel, des centaines de fois plus grande que n’importe quel statistique sur le kidnapping, et qui détruit les enfants autant que le vrai, qui va mettre fin ? (Boris Tanusheff)

Quand les pros en parlent

Publié: 07/04/2011 dans B.T.rédaction, SS, Vidéo

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Quand les professionnels en parlent

J’ai découvert les témoignages de ces professionnels sur le net (sur le site de « Les Abus … Des Services Sociaux ») et je les reproduis dans mon blog pour les porter à la connaissance du plus grand nombre de personnes car ils ont un message à faire passer – celui des exactions commises ou des propos scandaleux de leurs collègues. Bref, ils dévoilent la face cachée du système d’assistanat social dit « éducatif ». (Boris Tanusheff)

SS, prudence – les familles sont des clandestines

Moi je m’appelle Sabrina et je suis encadrante dans un centre culturel et dans un CFA (Centre de Formation d’Apprentis). Je bosse donc en étroite collaboration avec les services sociaux de ma ville.

Je peux dire une seule chose, c’est que face à l’enfance vraiment en danger les assistantes sociales, il n’y en a pas une qui bouge. C’est affreux.
Sabrina, encadrante en centre culturel
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Je vais faire court dans mon témoignage car ma carrière dans le milieu social a été très brève. J’ai entamé des études d’assistante sociale que j’ai stoppés net le jour où un prof nous a dit, au sujet des gens dont nous allions nous occuper :
 » Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont. «  Et il nous a expliqué comment renflouer les caisses de l’ASE grâce au placement d’enfants. 
J’ai trouvé ça dégueulasse, j’ai arrêté mes études dans les jours qui ont suivis. Aujourd’hui je suis secrétaire dans un garage. Mais quand on voit comment sont formées les assistantes sociales il ne faut pas s’étonner que ça tourne aussi mal. Je suis dégoûtée de ce système à vie !!!!!!!!!!!!
Sandra, secrétaire, ex étudiante en école d’assistante sociale
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C’est en tant que psychologue en IME (Institut Médico-Éducatif) que je viens vers vous apporter mon témoignage. Je travaille depuis 27 ans maintenant auprès de personnes déficientes. J’ai envie de témoigner moi aussi en racontant comment certaines assistantes sociales travaillant souvent en équipe avec les psys de mon établissement peuvent semer la pagaille. 
Elles croient savoir tout sur tout et ont même la prétention de vouloir nous apprendre notre travail. Elles montent tout en épingle jusqu’à vouloir nous fâcher entre collègues. Elles se montrent bien souvent détestables et imbues d’elles mêmes tellement elles se sentent supérieures aux personnes dont elles ont la charge. D’autres sont adorables et font leur travail avec respect et humanité mais elles se font réprimander puisque selon leurs collègues  » elles ne sont pas là pour faire des sentiments « . 
Il est exact que très souvent les travailleurs sociaux éprouvent un mépris incontrôlable envers la personne. Ils s’approprient un pouvoir qu’ils n’ont pas et ne se « sentent plus pisser » au point de détruire des gens. C’est dommage. 
Et puis pour finir, toute demande de remise en question de leur part est totalement impossible. Par contre elles savent très bien reprocher aux autres leur incapacité à le faire. 
Dominique, psychologue en IME
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Pour ma part je ne travaille pas dans le social, je suis prof. Mais je suis un des rares hommes dans ma vie a avoir passé un bac sciences médico-sociales qui forment toutes les futures assistantes sociales, infirmières etc. … Je voulais faire carrière en tant qu’éducateur.
J’ai aussi un handicap. Pendant mes études j’étais la risée de mes camarades de classe, leur tête de turc. Elles m’insultaient, me laissaient à l’écart juste à cause de mon handicap. Dans toute ma classe il n’y en avait qu’une qui me voyait comme un être humain et qui me respectait qui est aujourd’hui membre de l’équipe ALCASS (AlcoolAssistance).
Ce sont ces mêmes filles prétentieuses et inhumaines qui occupent aujourd’hui des postes d’assistantes sociales. Ça ne m’étonne pas moi, qu’elles méprisent les parents respectables et qu’elles détruisent des enfants. Elles ont toujours été comme ça. A 18 ans elles étaient déjà des pimbêches [méprisantes] qui pétaient plus haut que leur c… ! Regarder les gens de haut elles savent faire surtout quand ils sont petits. Elles savent très bien les piétiner pour certaines. 
Si je suis prof aujourd’hui c’est parce qu’elles m’ont dégoûté du milieu. Je suis très heureux de ne pas travailler avec ce genre de personnes. 
Sylvain, enseignant
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Je souhaite attirer votre attention sur la situation des enfants qui sont privés d’un de leur parent à la suite d’enquêtes sociales.
Je suis enseignante spécialisée et je travaille dans un RASED (Réseau d’Aides Spécialisé aux Élèves en Difficulté). J’exerce ce métier depuis de longues années, ce qui m’a permis de mener une réflexion professionnelle et humaine sur l’épanouissement et le développement des élèves. Au delà de ma formation, je me suis toujours intéressée aux études psychologiques contemporaines portant sur la psychologie de l’enfant. 
Mes différents rôles de mère, de citoyenne et d’enseignante se confondent dans ma volonté et mon désir de voir les enfants grandir harmonieusement. Or, dans l’éventail des difficultés et souffrances que ces derniers peuvent rencontrer, il y a celui particulièrement cruel d’être privé du droit ou besoin élémentaire de côtoyer son père ou sa mère. Cette douleur ressentie injustement laisse des blessures qui ne se referment presque jamais. A l’âge de l’adolescence ces jeunes ont fréquemment des comportements à risques que notre société ne peut ignorer. Enfin nous savons que ces enfants ayant connu des carences affectives entretenues par des adultes extérieurs au cercle familial, auront du mal à devenir à leur tour des parents responsables aimants et protecteurs. 
De nombreux adultes professionnels sont habilités à faire ce choix au nom du bien–être des enfants. Bien qu’ils s’appuient sur des enquêtes et des faits, nous savons que la plupart des situations sont complexes et que trop de décisions sont prises dans la précipitation. Il est évident qu’une société se doit de protéger les enfants mais elle ne doit pas s’arroger le pouvoir de les tenir éloigner d’un parent aimant n’exerçant pas de violence sur eux.
Pour avoir recueilli dans le cadre d’une relation pédagogique la parole des élèves  qui s’expriment souvent au détour d’une lecture, d’un jeu ou même d’une tâche plus scolaire j’ai véritablement observé et ressenti qu’une des souffrances les plus vives pour eux est d’être tenu éloigné du parent qu’on leur a soustrait et dont il est privé. 
Laurence, enseignante en RASED
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J’ai travaillé dans le domaine social entre 2003 et 2006, pour une association de la jeunesse et sport gérée financièrement par la mairie de Paris. J’avais pour partenaires tous les acteurs sociaux que l’on connait, on travaillait en réseau, j’avais des séminaires et des réunions avec les élus à la jeunesse et aux sports, Clémentine Autain, Anne Hidalgo, Delanoë, les maires d’arrondissements … Je rédigeais des projets pour la jeunesse parisienne des quartiers défavorisés, j’avais créé des ateliers d’aide aux devoirs pour les plus démunis, aide à l’alphabétisation des parents, bref !
J’ai été jetée comme une MERDE, excusez d’être aussi trash, j’ai subi un licenciement abusif qui n’avait pas lieu d’être, j’étais un élément sur lequel on pouvait compter, sérieuse et sans histoire. J’ai fini par comprendre d’où venait mon malheur petit à petit avec ma découverte des magouilles des services sociaux, j’ai compris que mon ex collaborait avec eux et leur racontait mes conversations téléphoniques avec mes collègues, il leur racontait que j’étais dangereuse, que je voulais faire exploser le système social.
C’est comme ça au fur et à mesure, sans que j’y vois que du vent, que j’ai été mise en quarantaine comme une pestiférée, j’avais pris 30 kg à force de harcèlement et de malveillance, c’était si sournois, si inhumain, même les élus semblaient me connaître sans m’avoir jamais rencontrée, j’en ai souffert au point où j’ai eu des malaises sérieux au bureau, j’ai même eu l’intervention des pompiers une fois, mais c’est moi qui les ai appelés, pas mon chef !
En fait la propagande à mon sujet a circulé jusqu’aux chefs de l’hôtel de ville et j’ai dû finir haut les mains, les armes à terre, fatiguée, usée, ils m’ont tuée à petit feu, même le médecin du travail était de leur rang !!
Ils m’avaient mis des collègues espionnes qui m’appelaient tous les soirs pendant 2h à me tirer les vers du nez, quand j’écrivais, personne ne me répondait, mon ex m’offrait tout ce que je voulais et passait le plus clair de son temps chez moi à écouter, surveiller, épier, amasser les infos, voler des documents, enregistrer mes conversations, à rassembler ses preuves (très fausses d’ailleurs!) comme un puzzle, quelle idiote j’étais !!
Aujourd’hui je le confirme, les services sociaux en collaboration avec mon ex m’ont arraché mon travail afin de me laisser à leur merci, à la merci de cet homme, de sa pension alimentaire et des maigres aides sociales, alors que j’ai fait des études toute ma vie et que j’ai toujours été une femme active. Ils ont voulu faire de moi un cas social, une demeurée, une paresseuse, une laissée pour compte afin de me regarder avec jubilation leur réclamer leurs toutes petites aides.
C’est horrible !!! C’est exactement la même méthode qu’ils utilisent en arrachant les enfants à leurs familles pour les placer, c’est ça leur gagne-pain, fabriquer des cas sociaux afin de se nourrir, c’est vampiresque !!!! Lors d’un séminaire de mon travail, les psychologues invités l’ont confirmé : le domaine social se nourrit de ça, y’a pas à chercher !
Vanessa, enseignante, ex professionnelle du social
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J’ai longuement hésité afin de déposer moi aussi mon témoignage, mais finalement …, je suis moi aussi une professionnelle de ce milieu médico-social. Et je crois en avoir assez vu pour laisser ma trace même si on vient me reprocher par la suite  » Vous vous croyez meilleure que les autres ? « . Non j’essayais juste de faire mon métier le mieux possible en restant « droite dans mes bottes » parce qu’en face de moi j’avais des gens qui souffraient. J’essayais juste de me mettre un peu à leur place pour leur offrir l’aide dont ils avaient besoin. C’est tout. 
Quand je faisais mes études en sciences médico-sociales, le milieu social m’a vite dégoûté. On nous apprenait une théorie sur le respect d’autrui et dans la pratique on devait faire tout l’inverse. Je me suis donc orientée plus facilement vers le milieu médical. Après mon bac F8 (sciences médico-sociales) j’ai fait une fac de biologie. Ça me plaisait. (…)
J’ai continué mes études et suis rentrée dans un institut de recherches médicales. Tout se passait très bien, j’adorais mon métier, jusqu’au jour où le CHU de ma ville m’a proposé de travaillé pour lui avec un très bon salaire. J’ai démissionné de l’institut et suis rentrée au CHU. Quelle horreur !!! Entre les médecins qui me coinçaient dans les ascenseurs pour passer un bon moment, et les collègues jalouses qui croyaient que je couchais avec eux, j’ai tout subi. (…)
J’ai continué à travaillé dans le secteur médical mais dans le privé, clinique et laboratoire pharmaceutique. Puis un jour une entreprise commerciale m’a proposé de travailler pour eux en tant que formatrice internet et prendre la responsabilité du pôle informatique de la boîte. Là encore ça suscitait des jalousies, puisqu’encore la dernière arrivée on me proposait déjà la responsabilité d’un pôle réservé en principe aux hommes. J’ai travaillé pour eux près d’un an et je suis tombée enceinte. J’ai quitté cette boîte au moment de signer mon CDI. 
J’en avais assez qu’on m’en veuille parce que j’étais à l’aise derrière un ordinateur, alors j’ai décidé de vivre ma passion en dilettante. Et pour gagner ma vie, j’ai décidé de devenir assistante maternelle agréée. J’ai donc rempli mon dossier d’inscription à la PMI (Protection Maternelle Infantile) et j’ai obtenu mon agrément. 15 jours après j’avais du travail, un CDI. 
Mes 1ers employeurs étaient clerc de notaire et éducateur. J’ai gardé leur fils 3 ans, de ses 4 mois à son entrée à l’école. J’étais déjà la deuxième nounou de ce bébé. La 1ère avait jeté l’éponge tellement les parents étaient ignobles. Mais j’ai tenu le coup. Ma puéricultrice de référence m’épaulait énormément et au bout de 4 mois, alors que j’aurais dû attendre un an légalement, la PMI m’a proposé une extension d’agrément pour avoir un deuxième enfant en garde. La raison : j’étais un bon élément digne de confiance et je savais gérer les situations délicates. (…)
La mission locale de ma ville m’a proposé de monter avec eux une crèche sociale. En avril 2007 j’ai présenté l’idée à la Directrice de la PMI, puisque je ne pouvais rien faire sans son accord. L’idée lui a plu mais elle ne voulait pas que je quitte mon poste d’assistante maternelle. Motif :  » Vous êtes un excellent élément et je compte vous garder parmi mes assistantes maternelles. « 
Ma nouvelle puéricultrice de référence voyait d’un mauvaise œil mes rapports privilégiés avec la mission locale ainsi qu’avec la directrice de la PMI. Elle a commencé alors à me refuser ma nouvelle extension d’agrément. Je n’en avais que deux et j’avais droit à trois. 
Puis mon compagnon et moi nous sommes séparés. Il ne supportait pas mon côté « trop maniaque » du ménage et du travail. Lui savait que j’avais des rapports assez tendus avec ma nouvelle puéricultrice de référence. Il a demandé une garde alternée de notre fils qui lui a été refusée. Alors ce jour là le 10 juillet 2007, le jour même où le tribunal a rendu son jugement, il a appelé ma puéricultrice de référence pour me faire perdre mon travail afin d’obtenir la garde de notre fils. La veille au soir il m’avait envoyé une menace par SMS en me parlant de la PMI et en me signalant qu’il avait « une petite surprise pour moi ». 
Bien évidemment cette puéricultrice qui m’avait « dans le nez » est venue chez moi sans aucun scrupule une semaine plus tard alors que j’étais en vacances et en train de faire des travaux chez moi, elle a violé ma vie privée et m’a fait perdre mon emploi dans la foulée sur la dénonciation calomnieuse du père de mon fils. La raison : mon manque d’hygiène.
Mes employeurs (dont une éducatrice spécialisée) sont alors montés au créneau pour me défendre et leur attester que je n’avais pas de problème d’hygiène et que ma maison était toujours bien tenue. La PMI a donc reconnu qu’effectivement faire des travaux chez soi pendant ses congés n’était pas un manque d’hygiène et a laissé tomber ces arguments mensongers. Mais j’ai eu la mauvaise idée de cracher mon venin contre ma puéricultrice de référence et de dénoncer son agissement depuis des mois. Je l’ai traitée de menteuse et d’incompétence facilement manipulable par le premier menteur venu. Sur ces motifs, j’ai perdu mon emploi. La raison : mon insolence envers ma puéricultrice de référence. 
Cette histoire m’a conduite devant le juge des enfants puisque pendant que j’avais la PMI en face de moi j’ai dénoncé les agissements du père de mon fils. Cela dit, j’ai été accusé d’avoir fait un courrier anonyme. Sauf que jamais je n’ai fait de courrier anonyme, j’ai tout balancé nominativement à mes supérieurs. Mais ils n’ont pas appréciés le fait de s’être laissé berner par un papa dangereux et plutôt que de revenir en arrière ils ont continué à m’enfoncer pour ne pas perdre la face et justifier leurs actes. 
La juge des enfants à demandé alors une mesure d’IOE (mesure d’Investigation et d’Orientation Éducative). Pendant l’enquête faite par un organisme de protection judiciaire de la jeunesse, l’assistante sociale de cet établissement m’a menacée de me faire retirer mon fils si j’ébruitais et si je mettais au tribunal administratif mon dossier professionnel contre la PMI. 
La PMI a quant à elle attesté à cette assistante sociale que j’avais bien porté plainte contre eux, ce qui était totalement faux. Mais elle ne m’a jamais reproché ni un manque quelconque d’hygiène ni aucune mise en danger de la vie d’un enfant. La seule chose qui m’a été reprochée c’est d’avoir eu des propos irrévérencieux envers ma puéricultrice référence, ce qui est vrai, et d’avoir porté plainte contre eux, ce qui est faux. La PMI, pour orienter une décision de justice, n’a donc pas hésité à mentir et à violer le secret professionnel pour tenter de me faire retirer mon fils. (…)
Pourtant la PMI m’a toujours affirmée qu’ils n’avaient jamais eu aucun contact avec l’assistante sociale de la protection judiciaire de la jeunesse. Mais cette dernière a marqué noir sur blanc dans son rapport le nom de l’assistante sociale qui a violé le secret professionnel et transmis des informations mensongères à mon sujet, elle travaille…à la PMI…dans le même bureau que ma puéricultrice de référence. La boucle est bouclée. 
La PMI en complicité avec le père de mon fils a mis en péril la vie de mon enfant en me faisant perdre mon emploi. Tout le monde les a écoutés, sauf le conseiller de la mise en état. La juge des enfants elle, se doute bien qu’il y a anguille sous roche mais ne l’a pas reconnu officiellement. Elle m’a reproché ma trop grande maîtrise de la langue française et ma passion pour l’informatique. Aucun professionnel que j’ai pu croiser n’a eu le courage d’appeler la PMI en lui disant qu’elle avait outrepassé ses droits. PERSONNE. Ils nous ont tous laissé dans cette galère. TOUS !!! Et ils ont tous regardé mon fils et moi s’enfoncer sans bouger le petit doigt. (…)
La seule chose sur laquelle tout le monde est tombé d’accord c’est ma « grande gueule » et que je dise tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Moi la première. Et si c’était vraiment ça le problème ? La vérité qui explose ferait elle le même effet que l’eau froide sur des dents malades ?
Je suis petite fille de résistants de la 1ère heure, et j’ai été élevée dans l’idée qu’il fallait se battre pour le respect de nos libertés et de la dignité humaine. Si mes grands parents avaient été collabos, j’aurais peut être pu adhérer à ce système digne du régime de Vichy ! Mais non, ça m’est impossible ! 
Alors mesdames et messieurs les professionnels de la protection de l’enfance qui m’accusent d’être dangereuse, s’il vous plait, permettez moi une chose : De rester comme je suis … parce que je refuse catégoriquement de vous ressembler un jour
Séverine, ex professionnel du milieu médico-social
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N.B. : Compte tenu des restrictions de la liberté d’expression dans le domaine institutionnel et surtout celui de la justice, les vidéos de kidnapping « légal » des enfants en provenance de la France sont inexistantes et il faut se contenter de celles de l’étranger. L’absence des matériels enregistrés liés à ce sujet, malheureusement n’est peut pas être attribué au soi-disant faible nombre de retraits injustifiés et brutaux des enfants de leurs parents. (Boris Tanusheff)

 DHS (Department of Human Services) aux Etats-Unis prend les enfants de leurs parents
Des enfants en bonne santé, innocents, sont enlevés à leurs parents sur de fausses accusations d’abus sectaires. Selon les règles, les juges peuvent ordonner que les enfants retournent à la maison si leurs parents quittent leur Église. « This is it folks! » Le gouvernement dicte quelle église vous êtes autorisé à fréquenter !
Nancy Schaefer, sénateur :  » Dieu ne tolérera pas ce qui se passe avec nos enfants et nos familles. Son cœur bat pour ces enfants, il élèvera les opprimés. Ce qui se passe en Amérique en ce qui concerne les services de protection des enfants est un crime, un phénomène politique… Et il faut mettre fin. « 
Sarah Walton :  » Je suis une maman qui a été victime d’une raquette horrible de la part de la protection de l’enfance. J’ai eu une petite fille en 2004 qui m’a été arrachée deux fois par les SS. Ils me disaient qu’il faut s’arranger avec mon mari. Mais quoiqu’il fît, pour eux ce n’était pas bien et le juge a décidé que nous ne pouvons plus garder notre fille. « 

Les diarrhées des SS

Publié: 07/04/2011 dans SS

Les diarrhées des assistantes sociales

Le site du Conseil Supérieur de la Magistrature réserve ses petites surprises surtout au détour de quelques décisions assez révélatrices des mœurs judiciaires.

Dura lex, sed vitrivied

Je me permets donc de synthétiser la décision S164 du 21 janvier 2009 prise suite aux plaintes des services de l’enfance contre une juge des enfants. Les pauvres éducateurs se sont plaints d’avoir été mis en cause par la juge lors des audiences devant les familles.

À la lecture de ce cas je me suis pris d’un intérêt pour cette juge des enfants dont le nom n’apparaît pas et, connaissant certains fonctionnaires des services de l’enfance, je me suis dit qu’il fallait bien quelques fois qu’une femme à poigne remette à leur place un ramassis d’abrutis incompétents dont la bêtise le dispute à la mauvaise foi. Je n’aurais pas non plus été choqué qu’un éducateur se prenne un bon coup de pompe dans le cul par une juge des enfants exerçant correctement ses fonctions, ceci devant les applaudissements de parents qui auraient pu comprendre enfin que leur place n’étaient pas là.
Mais lisez donc la suite, cela vaut le coup !
Les mises en cause dirigées par un directeur d’AEMO (Action « Éducative » en Milieu Ouvert) contre la juge en question dataient déjà de plusieurs années. Le zélé directeur n’arrivait pas à digérer la mise en cause du travail technique de ses protégés devant les familles, et pour faire bonne mesure, il dénonçait aussi un mauvais traitement des justiciables.
C’est là qu’on y croit très fort. Depuis quand les éducateurs se font les avocats de familles, à moins que celles-ci soient délinquantes ? Entendons-nous bien, je ne dis pas que c’est impossible, mais j’attends des exemples pour n’avoir jusqu’à présent entendu s’exprimer dans notre association que des parents salis en audience par des roquets dont le maintien des emplois dépendait de l’explosion de familles et du remplissage des foyers.
Remettre en cause le travail technique d’éducateurs me paraît en outre relever du travail d’un juge des enfants. J’ai pu en effet avoir copie d’éléments de RRSE (recueil de renseignements socio-éducatifs) stupéfiants de bêtise, truffés d’affirmations gratuites, de jugements de valeur non étayés, d’informations méritant inscription en faux, de véritables torchons dénoncés par des parents et pour lesquels un juge des enfants confronté à l’incohérence d’un rapport soutenait « son » éducateur.
Quel soulagement de lire alors que quelque part une juge pouvait « terroriser » des éducateurs venant soutenir leur rapport devant le tribunal pour enfants. Quelle crise de rire que parcourir ces propos d’une directrice de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) qui pleurait sur ses pauvres assistantes sociales, qui je cite  » trois jours avant l’audience avaient des insomnies et même (non c’est trop) DES DIARRHÉES  » !
C’est qu’ils se sentaient humiliés ces éducateurs, comme il l’est écrit, humiliés devant leurs jeunes, mais est-ce si exceptionnel que l’on puisse en tenir rigueur à cette juge ? Après tout cette caste n’est pas dénuée de complexes et pour avoir entendu bien quelques avocats les évoquer, on ne saurait parler d’intellectuels à leur propos.
Mais cette juge avait contre elle, à tort ou à raison, ses collègues et même le président du TGI alerté par les services du conseil général, saisi par des dénonciations orales et écrites des services sociaux. Une auditrice de justice s’était d’ailleurs trouvée fort opportunément en stage chez la juge des enfants et a pu apporter le coup de grâce en évoquant une animosité particulière de sa tutrice contre le directeur du service de l’AEMO et contre la directrice de l’ASE.
La messe était donc dite par Judas, on s’en prend impunément aux parents qui ne plaisent pas aux services sociaux, mais même une juge ne peut rendre la pareille. Pour ces faits qualifiés de manquement au devoir de délicatesse et de probité, le juge des enfants a été interdit d’exercer ses fonctions pendant 3 ans et a été déplacé.
Xavier Collet
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Ce fait est hallucinant. Entre la « punition » de juge Burgaud qui a bousillé la vie d’une trentaine de personnes et celle de cette juge qui, une fois n’est pas coutume, a osé contrarier les sévices sociaux, il n’y a pas photo. Deux mesures, deux morales, même la justice est victime du système pervers d’assistanat si chère à la gauche. D’où ma conclusion – il faut détruire le système social dans son état actuel et surveiller le comportement des juges pour qu’ils ne succombent pas si facilement (à 99 %) aux influences idéologiques. (Boris Tanusheff)

Otages de la justice

Publié: 06/04/2011 dans Témoignage

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Mélody et Coralie, otages de la justice depuis 1708 jours 

(le 25 décembre 2010)

Bonjour à tous,Tandis que « nos chers médias » ne cessent de nous parler de journalistes pris en otages dans des pays où il fallait pas aller, les mêmes médias ne parlent pas de milliers d’ENFANTS OTAGES DE LA JUSTICE POUR DE SOMBRES RÉSEAUX DANS LE MONDE ! 

Mélody et Coralie
Mes deux filles en font parti mais elles ont la chance d’être deux et d’avoir bientôt 13 et 16 ans ! D’autres n’ont que 3 ans ou moins et se retrouvent sans défense dans des situations parfois sordides ! (Lire le livre de Sandrine PORCHER en page d’accueil de ce site si le coeur vous en dit)
VOUS AVEZ LE DROIT DE COMPRENDRE : POURQUOI, COMMENT ET EN COMBIEN DE TEMPS ON M’A ENLEVÉ MES DEUX FILLES ! Bonne lecture et surtout BONNE SANTÉ À VOUS !
Corinne GOUGET, mère privée de ses deux filles pour avoir oser dévoiler certaines vérités !
Vous avez été nombreux à me demander comment on avait pu m’enlever mes deux filles le 21 avril 2006 et depuis, vous avez été un certain nombre à m’aider et me soutenir comme vous le pouviez ! Je vous remercie du fond du coeur mais le combat pour retrouver mes deux filles chéries n’est pas encore terminé ou du moins pas pour le moment !
Alors voici un dossier afin de vous faire comprendre les faits de cette douloureuse affaire, désolée mais les mouchoirs (si besoin) ne sont pas fournis avec les textes ni les photos. TOUT EST VRAI CAR JE DÉTESTE LE MENSONGE !
Fin Mars 2006 : Cela faisait deux ans que mes filles et moi-même savourions une vie d’amour, de respect, de joie, de liberté et de belles rencontres tout en mangeant BIO. Le plus important pour nous était de ne plus vivre dans la peur, la violence, les attouchements sur mes filles, la paranoïa, les coups et les cris de mon ex-mari qui nous avait fait vivre l’enfer typique d’un pervers narcissique et brillant manipulateur (que seuls ceux qui l’ont vécu peuvent imaginer). Mais pour en savoir plus, il faudra attendre la sortie d’un prochain livre. En attendant, je souhaite vous faire lire un extrait de notre histoire :
Le 8/10/05 était un samedi, Mélody savait que c’était le jour des 40 ans de son père et en fin d’après-midi elle est allée dessiner une carte pour son père, j’étais en train de cuisiner un long moment après, elle est venue dans la cuisine avec un immense sourire, comme soulagée en me tendant la carte dessinée ci-dessous. Elle m’a dit : “Maman regarde ce que j’ai dessiné pour Papa, ne lui envoie pas mais montre mon dessin à l’avocate !” J’ai été très choquée par ce dessin mais ce n’était pas le premier ! Voici les deux dessins, nous avions envoyé le premier comme une carte postale à son destinataire ! Mélody a toujours été douée en dessin depuis son plus jeune âge ! Dessin du 04/07/2004 (Format PDF)
Le 21 avril 2006 donc, alors que deux mois plus tôt mon guide “ADDITIFS ALIMENTAIRES” était sorti et avait déjà dépassé les 11,000 exemplaires vendus à ma grande surprise, mes deux filles et moi-même étions convoquées devant une juge des enfants suite à 18 mois d’enquête des “SS” (services sociaux ou aussi surnommés “sévices sociaux”), dont je n’avais pas réussi à lire les derniers rapports à cause de l’avocate de mes filles qui n’était jamais là comme par hasard !
Étant donné qu’à trois reprises cette juge dans ce “Nouveau Palais de Justice” avait pris un certain plaisir à traumatiser mes filles lors d’audience sans greffiers, j’avais convenu avec l’avocate de mes filles qu’elles resteraient à l’école puisque nous devions discuter des rapports des “SS” et que selon ses dires, leur père était censé être sous contrôle judiciaire à l’étranger puisqu’il était poursuivi pour atteintes sexuelles, violences et menaces sur nos propres filles.
Tout est organisé pour la journée, au petit déjeuner, Mélody pleure et me demande de ne pas aller voir la juge car “ elle est trop méchante ”, je tente de la rassurer en lui expliquant que je devais y aller, que je reviendrai les chercher à l’école en fin d’après-midi et le midi une amie viendrait les chercher pour manger à la maison et les ramènerait à l’école. A midi donc, alors que j’étais à un autre RDV, mes filles ont mangé (BIO) à la maison (pour la dernière fois sans le savoir !) et mon amie les a ramenées à l’école privée même si Mélody et Coralie ce jour-là n’avaient nullement envie d’y retourner, l’attestation écrite de mon amie a été totalement ignorée par les juges depuis ! (Ah si j’avais su !)
A 14h15, le jour où notre bonheur s’est envolé, je me rends au tribunal dans la salle d’attente du tribunal pour enfants, une femme brune attend sur un banc, je ne la reconnais pas sur le coup mais elle me lance un strident “ BONJOUR Mme GOUGET ! ”. Surprise je la regarde et je lui demande si on se connaît, tout aussi nerveusement elle me répond : “ Bien sur ! Je suis l’éducatrice spécialisée qui suis venue chez vous, vous vous souvenez pas ? ” C’est vrai je ne l’avais pas revue depuis 6 mois et pas du tout dans le même contexte. Alors afin de la remettre à sa place, je lui ai répondu sur un ton tout aussi sec : ”Ah oui ! Je suis désolée mais vous savez, je rencontre beaucoup de monde en ce moment et je ne me souviens que des personnes importantes ! ”
Pas de réponse car dans mon dos arrive sa compère blonde avec une stagiaire ! Elle me demande si cela me pose un problème si la stagiaire participe à l’audience, j’accepte ! Mais elle porte un étrange grand sac de sport bleu tout neuf et qui semble lourd. Elle demande aux employées de l’accueil de lui garder ce sac car “ Après l’audience je pars en vacances ” ! Je trouve ça étrange car si elle part vraiment en vacances, elle peut laisser son sac dans sa voiture ! Quelques minutes plus tard la même assistante sociale me demande où sont mes deux filles ; afin de me narguer elle mâche un chewing-gum bien vert en faisant beaucoup de bruit, je ne dis rien car ce sont bien ses neurones qui exploseront pendant des heures pas les miens. …
Mon avocate arrive en retard toute essoufflée ! Elle me demande : “ Les filles ne sont pas là ? ” Je lui réponds surprise, que c’est elle qui m’a autorisée à les laisser à l’école ! Je lui dis que Mélody pleurait au petit déjeuner et qu’elle me demandait de ne pas aller voir la juge “ car elle est méchante ”. A ma grande surprise, l’avocate me conseille de dire ça à la juge ! Choquée, je regarde l’avocate de mes filles en disant : ” C’est impossible il est sous contrôle judiciaire à Londres ”. Mais pour toute réponse l’avocate baisse les yeux et la tête ; elle m’avait donc menti !
Là je me sens glisser dans un énorme piège ! La juge m’explique que je dois me faire soigner selon deux expertises psychiatriques dont je ne connaissais que les conclusions, que mes filles partiraient avec leur père une semaine en France, puis elles iraient vivre en Angleterre où il avait trouvé les écoles, une maison où elles auraient une chambre chacune et son amie avait pris une année de congé pour s’occuper de mes filles pendant que je me ferais soigner !
Je lui explique clairement qu’elle n’a pas le droit de faire ça, qu’au premier étage du tribunal une juge des affaires pénales a tout un dossier encore ouvert contre mon ex-mari pour “ATTEINTES SEXUELLES, VIOLENCES et MENACES” envers Mélody et Coralie et qu’il contenait deux contre-expertises avec des photos et des vidéos. Je lui explique aussi que mes filles avaient refusé de revoir leur père depuis deux ans, qu’elles allaient être traumatisées à vie ! Mais la juge reste de marbre et me répond un glacial : ” JE FAIS CE QUE JE VEUX ! ”
Ensuite, l’avocate demande sur un ton timide : “ Mais Mme la juge, les petites ont une bonne vie sociale, nous pourrions attendre la fin de l’année scolaire et les placer dans une famille d’accueil en attendant ”. Quoi ! Je n’y comprenais plus rien ! Même l’avocate me prenait pour une folle ! Ce matin, j’étais en train de prendre mon petit déjeuner, chez nous avec mes deux filles et là on me parle de famille d’accueil ou de placement de force chez leur père ! Mais c’est quoi cette justice à l’envers ? Je me demande alors si je ne suis pas en train de faire un cauchemar ! Ce n’est pas possible !
Tels trois chiens de garde prêts à bondir, les trois “SS” attendent l’ordre de quitter la salle pour aller chercher mes filles ! Ce qui ne tarde pas ! Ensuite la juge me demande de quitter son bureau et de revenir à 17h avec l’avocate !! Je suis choquée ! Dehors je demande à l’avocate de revenir à l’heure avec la cassette vidéo et toutes les attestations de mes amis et des scientifiques qui me soutiennent ! Elle a l’air affolé et me demande où est-ce que je vais ! Je lui réponds que je vais appeler des amis car on ne peut pas laisser faire ça, l’avocate ne cesse de dire que nous ne pourrons rien faire car la juge a déjà pris sa décision, je “rêve” !
Je file à 500m, dans un restaurant BIO tenu par une amie qui a bien du mal à comprendre ce qu’il m’arrive ! Elle me prête son téléphone, j’appelle deux ou trois amis, en pleurant et en parlant fort sous la douleur qui s’installe ! Une amie me dit qu’elle va me rejoindre ! Un autre me conseille d’appeler son avocat qui est “brillant” mais à l’autre bout de la France pour lui demander conseil ! Ce que je fis pour m’entendre dire :  “ Mme GOUGET, je suis trop loin pour pouvoir vous aider, mais je vous donne un seul conseil : GARDEZ VOTRE CALME, car la juge n’attend qu’une seule chose, c’est que vous craquiez pour pouvoir vous enfermer dans la souricière au tribunal et vous faire interner lundi “ !
QUOI ! On allait m’arracher ma raison de vivre : MES DEUX FILLES et je devais garder mon calme ! Mais comment réussir ? En larmes, je retourne au tribunal de “justice” en faisant tout ce que je peux pour retrouver mon calme, nous sommes vendredi ; la veille des vacances scolaires, nous avons organisé un voyage à Paris toutes les trois en passant par les Alpes, mais je sens que tout s’effondre, comment l’expliquer à mes filles ?
Une fois dans cette foutue salle d’attente (les entrailles de l’enfer) Mélody et Coralie étaient là avec les trois “SS”. Je n’oublierai jamais la beauté de leur visage ! Mélody tenait un beau dessin de la maison de ses rêves à la main et elle me dit : ” Maman regarde le beau dessin que j’ai fait à l’école ”… Je demande à mes deux filles de s’asseoir à mes côtés et de croiser les bras … Je me retrouve donc assise entre les deux et devant nous la “SS” blonde mâche encore son chewing-gum en tournant en rond très nerveusement ! Elle sait donc qu’elle est en train de participer à un enlèvement d’enfants et de les mettre en DANGER !
Soudain Mélody me dit d’un air naïf : ” Maman, j’espère que nous serons à l’heure pour regarder “Un Dos Tres” mon programme préféré ! ” Boum ! Je comprends alors que les “SS” n’ont rien dit à mes filles ! Pas le temps de lui répondre car tel le serpent du livre de la jungle, la “SS” brune assise à ma gauche juste après Coralie dit d’une voix glaciale et perverse : ” Bien sûr que nous serons à l’heure, il n’est que 16h35 ! ” Je n’oublierai jamais cette phrase qui résonne encore dans ma tête par moments !
Que faire ? Où est passée l’avocate de mes filles ? Pourquoi n’est-elle pas là ? Je sens une pression peser dans la salle d’attente, comme un horrible orage qui approche, je décide de dire la vérité à mes filles en anglais ! Je sens qu’il faut faire vite ! Alors je mets mes bras autour des épaules de mes deux filles qui m’entourent et je leur dis en anglais : ” Mes chéries, Maman vous aime très fort mais la juge pense toujours que Maman est folle, Papa est là, elle lui a parlé tout le matin et elle va vous forcer à partir avec lui ce soir, je suis désolée ”
Je n’ai pas le temps de continuer qu’en même temps mes deux filles se mettent à HURLER tout en s’accrochant à mon corps! Une des “SS” leur dit : ” Faut pas pleurer, ça va aller, vous allez parler à la juge ” LE CHOC !

Mais nous n’avons pas le temps de souffler, la juge hystérique et les yeux remplis de rage, débarque dans la salle d’attente devant mes deux filles et ordonne : ” On y va ! ” Je lui explique qu’elle doit attendre l’arrivée de leur avocate mais elle me dit que l’avocate n’est pas celle de mes filles (mensonge !), que je dois en prendre une autre et que de toute façon elle est en retard ! Elle embarque mes deux filles qui pleurent et une des “SS” qui n’a pas envie de rester avec moi, demande à la juge d’un ton soumis et pervers : ” On peut venir on fera pas de bruit ? “

La juge embarque donc les trois “SS” avec mes filles dans le couloir de l’enfer qui mène à son bureau ! Ce bureau donne sur une cour interne, je tente de regarder dans la cour au travers des fenêtres mais un palmier m’empêche d’observer ce qu’il se passe dans le bureau ! Derrière moi, il reste les cartables et les blousons de mes filles gisant là sur la banquette comme abandonnés !
Et puis tout va très très vite, même si je veux arrêter le temps pour trouver une solution ! Mon amie arrive, elle a du mal à croire ce qui est en train de m’arriver ! Elle a un téléphone portable, elle me le prête. Je suis tournée vers la fenêtre pour essayer d’apercevoir mes filles et je téléphone à d’autres amis … Ils sont tous choqués ! Puis on entend des pas qui ressemblent à ceux d’un dinosaure ! Dans mon dos ma copine me dit : ” Oh là là ! Je pense que ton ex-mari arrive, qu’est-ce qu’il est grand ! “ Je lui dis qu’elle ne l’a jamais vu et elle me rappelle que je lui en avait parlé ! Elle me demande impressionnée : ” Tu veux voir ? “ Ma réponse fut : ” NON !
Mais vu le poids de l’individu (130 kilos pour 1,92m), on entendait bien le bruit des ses pas, alors j’ai tourné la tête et du coin de l’œil j’ai vu cet homme que j’avais épousé en 1993 sous le charme, mais qui depuis s’était transformé en monstre autant physiquement que mentalement jusqu’à nous faire vivre l’enfer pendant des années ! Et après deux ans de répit, il était de retour dans notre vie pour la saccager à nouveau dans ses chaussures imitation “croco” et son costume tout propre de couleur verte ! D’un regard rempli de haine et de rage, il m’a fusillée avant d’envoyer valser la porte battante d’un violent coup du plat de la main, tout comme il avait frappé Mélody sur la tête dès l’âge de 4 ans à table, sans faire de trace, puis moi au visage en juin 2002 et ensuite la pauvre Coralie qui a toujours été son bouc émissaire !
NON ! Pas lui, pas ça, par pitié !!!!!!!!!! Je n’osais pas imaginer les “retrouvailles forcées” dans le lugubre bureau de la juge ”bourreau d’enfants” sans avocate pour défendre mes filles !
La fin de l’après-midi arrivait, les secrétaires de l’accueil rentraient chez elles, les policiers de l’entrée aussi, le TGI fermait ses portes sur nous, tel un lugubre piège ! Je suis partie chercher un annuaire pour trouver le numéro de l’avocate et lui téléphoner, je déteste ce hall, ce tribunal où tant d’enfants ont perdu leur innocence, leurs sourires, leur joie de vivre et leur foi en la “JUSTICE” pourtant annoncée en grandes lettres dorées sur la façade !

Une fois revenue dans la salle d’attente à ma grande surprise, mon amie et moi ne sommes plus toutes seules dans le tribunal ! Il y a un petit garçon de 4 ou 5 ans, il mâche un chewing-gum et a de grosses lunettes (comme beaucoup d’enfants comme lui car l’aspartame détruit leur vue cinq fois plus vite que chez l’adulte), sa mère est assise auprès de son avocat ! Il semble nerveux mais avec sa gueule de “beau vieux” il me regarde ! Bon … C’est pas le moment de parler de chewing-gum, je dois tout essayer pour SAUVER MES DEUX FILLES, je regarde la jeune maman et je lui dit : ” Pas facile la vie hein ? “

Elle me demande ce qu’il se passe, ils semblent attendre leur tour pour voir la même juge ! J’explique en gros la situation, l’avocat refuse de me croire et me dit : ” Écoutez madame, avec un tel dossier pénal contre votre ex-mari, ce n’est pas possible, le juge n’a pas le droit de lui confier vos filles ! “ J’insiste et il continue : ” A moins qu’il ait beaucoup d’argent mais bon … ” ” OK, combien pour une avocate ? “ lui ai-je demandé. – ” Oh, pour une avocate 1000 à 1200 euros mais selon la somme elle risquerait de perdre son travail ” m’a t-il répondu ! – ” OK, combien pour une juge ? “ lui ai-je alors demandé ! – ” Oh ! Pour une juge, même si c’est possible en Angleterre [Merci je le savais bien!] en France, il faudrait compter entre 1 et 3 millions d’euros mais il ne doit pas avoir autant d’argent ”.
Je suis choquée mais je reprends mon souffle pour lui répondre : ” C’est bon, il a deux amis millionnaires ! ” J’imaginais alors la scène du matin entre la juge voleuse d’enfants et mon ex ! C’était un cauchemar éveillé ! L’avocat me répond d’un air sincère :  ” MA PAUVRE DAME ! Si vous avez la chance de rentrer chez vous avec vos filles, quittez la maison et appelez-moi lundi je suis Me XXX, nous ferons appel et je vous défendrai. ” Sa cliente elle aussi sous le choc n’avait de cesse de me répéter qu’il était un bon avocat et que je devrais le prendre ! Oh combien j’aimerais retrouver cette maman là !
J’ai remercié l’avocat pour ses conseils en prenant note de son nom et suis allée rejoindre ma copine qui gardait les cartables de mes filles. J’ai appelé l’avocate juste avant 18h et là elle m’a répondu tout de suite pour une fois ! Je lui ai demandé pourquoi elle était encore à son bureau alors que la juge lui avait demandé de revenir à 17h en lui expliquant que mes deux filles avaient été entendues par la juge sans avocate pour les défendre ! Elle m’a annoncé que la juge lui avait téléphoné entre temps pour lui demander de revenir à 18h au lieu de 17h ! – ” Il est 17h55 alors j’arrive ! ” a-t-elle osé rajouter !
Pensant aux paroles de l’avocat quelques instants auparavant, j’avais une furieuse envie de demander à l’avocate de mes filles si elle était en train de compter les billets. Mais il ne valait mieux pas car j’avais encore besoin de ses services… Je me trouvais comme prise dans un ouragan ! Comment faire pour s’en sortir ? Mon cœur battait très vite, mon cerveau semblait en ébullition, un peu comme un candidat du célèbre jeu “Le millionnaire” mais là, celle qui allait peut-être gagner des millions sans passer à la télé c’était bien la juge ! Pas moi !
Cinq minutes après, devant ma copine qui se croyait elle aussi en plein délire, l’avocate arrive toute essoufflée alors que son cabinet n’était qu’à 300 mètres environ ! Elle a le dossier avec elle et une copie de la vidéo contenant des scènes filmées par mon ex-mari montrant les parties génitales de nos filles, d’un petit garçon et des “cacas” dans les toilettes, le pot et les couches de nos filles étant petites !
L’avocate est assise à côté de moi, elle dit que j’ai au moins trois expertises contre moi disant que je suis folle, qu’elle n’y peut rien, mon amie est debout en face d’elle, j’ordonne à l’avocate de trouver de quoi montrer les images de la cassette à la juge, l’avocate semble avoir peur. Mon amie lui demande si elle a déjà regardé la vidéo et l’avocate lui répond : ” Oui c’est édifiant ! ” Puis elle nous demande soudain : ” Ça fait combien de temps qu’elle les travaille au corps ? “ Les oreilles de mon amie et les miennes nous en tombent ! J’ai assez de forces pour lui dire :  ” Au moins 45 minutes ! “
Mais nous n’avons pas le temps de souffler que la porte battante s’ouvre brutalement pour laisser passer la juge, ivre de rage, comme manipulée à distance avec un air diabolique digne des pires films d’horreur ! Mon amie a juste le temps de me demander à voix basse : ” C’est qui ça ? ” Et moi de lui répondre : ” C’est la juge ! ”
Cette dernière nous crache la phrase suivante au visage tel le venin d’un serpent : ” QUI VA RESTER AVEC Mme GOUGET CE SOIR ? “ Mon amie choquée répond en bredouillant : ” Moi s’il le faut mais pourquoi ? “ La “juge des enfants” hystérique répond : ” Voilà j’ai pris ma décision et dans cinq minutes Mme GOUGET VA AVOIR UN CHOC ÉMOTIONNEL GRAVE ET COMME JE ME FAIS DU SOUCI SUR SON ÉTAT DE SANTÉ MENTAL, JE SOUHAITE QUE QUELQU’UN RESTE AVEC ELLE CE SOIR ”.
Pendant qu’elle disait ces paroles (qui cinq ans plus tard me hantent encore par moments), je la regardais et mentalement je lui disais en fixant son regard enragé : – ” Si tu me prends Mélody et Coralie, je mettrai le temps qu’il faudra mais je t’aurai ! ” Heureusement que l’année d’avant, j’avais lu un livre de psychologie pour apprendre à gérer de telles personnes et je vous conseille de lire ce livre car je suis persuadée que sans la lecture de ce livre, je n’aurais pas survécu à cette épreuve ! “Ces gens qui vous empoisonnent l’existence” de Lillian Glass.
Ici non plus : Pas le temps de souffler, tandis que mon amie reste toute seule dans la salle d’attente pour garder les affaires de mes filles, je suis la juge avec l’avocate dans son bureau au bout du couloir pour y vivre LE PIRE MOMENT DE TOUTE MA VIE malgré les dix ans d’horreurs vécus avec mon ex-mari auparavant ! Non, ce n’était pas un roman de Stephen KING, oui c’était la lugubre réalité ! Pourquoi moi ? Pourquoi Mélody et Coralie qui avaient déjà tant souffert ? Aujourd’hui, près de 1708 jours après je me le demande encore !
Dans le bureau de la juge, l’ambiance était plutôt électrique, huit chaises formaient un demi-cercle devant le bureau de la juge assise dans son fauteuil avec deux mitraillettes à la place des yeux ! Tout au bout à ma gauche, on pouvait voir la pauvre Mélody (10 ans et presque 11) le visage gonflé de larmes qui dissimulaient ses grands yeux bleu, on pouvait se demander si elle respirait encore, elle regardait son père assis à sa droite (immobile tel une statue monstrueuse) puis elle me regardait d’un air désespéré en balançant la tête de gauche à droite pour dire non car elle ne pouvait pas parler ! Vous savez, un peu comme la tête des chiens en plastique qui sont parfois sur les plages arrières des voitures et qui bougent la tête selon les mouvements de la voiture ! Ma pauvre Mélody ! Défigurée par la situation !
A la droite de son père, son avocate que je n’avais jamais vue, elle semblait jeune avec des couettes, mais un air tout aussi pervers que son client et toute aussi immobile, figée comme en train de regarder un film dont elle avait écrit le scénario ! Tous deux attendaient juste la fin du film ! Ensuite, il y avait mon avocate qui semblait trembler comme une feuille prise au piège comme moi ! Je me suis assise à sa droite dans une chaise noire à accoudoirs en métal, la pauvre petite Coralie (7 ans et bientôt huit) s’est soudain jetée à mon cou en hurlant de toutes ses forces en anglais (langue qu’elle ne voulait plus parler depuis un certain temps) : – ” I DON’T WANT TO GO WITH DADDYYYYYYYYYYYY !!! “ (JE NE VEUX PAS ALLER AVEC PAPAAAAAAA!!!! “)
Toujours en anglais, j’ai demandé à Coralie si elle avait tout dit à la juge, elle a répondu que oui, puis la voix entrecoupée de sanglots à fendre le coeur, elle m’a dit : “ Je veux voir Vanille [notre chienne], je veux voir ma copine Sarah ”. Coralie devait passer le week-end chez Sarah avec sa soeur car j’étais invitée par une association nationale pour un salon, juste avant notre voyage à Paris ! J’ai eu juste de temps de dire à Coralie en anglais : ” I know, you are going to be brave, Mummy will come and get you ! ” / “ Je sais, tu vas être courageuse, Maman viendra te chercher ! ”
La monstrueuse juge ne comprenant peut-être pas l’anglais et ayant sans doute pour mission de me faire craquer pour me faire interner, n’a pas laissé Coralie se calmer bien au contraire elle lui a littéralement hurlé : ” CORALIE TAIS-TOI, C’EST MOI QUI DÉCIDE QUAND TU PARLES, ASSIS-TOI DANS TA CHAISE, TU PEUX JUSTE TENIR LA MAIN DE TA MAMAN… JE SAIS TRÈS BIEN QU’IL Y A UN LIEN TRÈS FORT ENTRE TOI, TA SŒUR ET TA MAMAN, MAIS MAINTENANT C’EST FINI ! TU PARS AVEC PAPA !!! ”
Cette phrase reste gravée pour toujours dans mon esprit et j’ose espérer que la folie de mon ex-mari n’a pas détruit ce lien très fort qui a pour nom AMOUR INCONDITIONNEL entre Mélody, Coralie et moi !
De l’autre côté de Coralie, les trois “SS” assistaient à la scène tels trois gros chiens de garde au regard narquois des deux chats siamois dans la “Belle et le Clochard“, vous vous souvenez ? La juge alors prit son pied (excusez-moi l’expression mais il n’y a pas mieux) en expliquant à mes filles, que je devais me faire soigner et qu’en attendant elles allaient partir une semaine en vacances avec “papa” en France chez des amis, puis qu’elles reviendraient la voir le vendredi suivant pour décider si elles iraient en Angleterre avec lui car il avait trouvé une maison avec une chambre pour chacune, des écoles et sa compagne allait ne plus travailler pour s’occuper d’elles en attendant que je me fasse soigner. Elle a expliqué qu’elles me verraient deux heures une fois par mois surveillée par des assistantes sociales car je suis dangereuse et ce pendant six mois. Après on verrait.
Et la tête de Mélody ne cessait de dire non tandis que Coralie ne pouvait arrêter de sangloter … Mon avocate était blême, elle ne disait rien alors j’ai décidé de prendre la parole (désolée chers lecteurs pour la suite qui n’est que la vérité !) : ” Madame la juge, expliquez-moi, si moi je suis folle parce que je nourris mes filles d’aliments biologiques, dites-moi un peu pourquoi l’individu qui est assis là, qui a frappé Mélody sur la tête dès l’âge de 4 ans, a léché Coralie entre les jambes en janvier 2002, puis l’a frappée et poussée dans les escaliers en août 2003, lui, il n’est pas fou ? ” Excédée la juge “des enfants” à crié : “ JE NE VEUX PAS SAVOIR ”. J’ai regardé avec insistance l’avocate qui avait la cassette vidéo sur les genoux, elle a alors dit d’une petite voix : ” J’ai avec moi Mme la juge, une cassette vidéo qui …. ” La juge l’a coupée net par un : ” JE NE VEUX PAS SAVOIR NON PLUS ”.
Coralie a alors dit qu’elle avait mal au ventre, une des “SS” (la brune) a osé lui dire :  ” C’est normal c’est l’émotion ”. La pauvre Coralie a alors dit : ” Maman, j’ai envie de vomir ! “ Et là avec tout le calme du monde, j’ai dit à Coralie : ” Vas-y ma chérie, vomis sur le bureau de la juge ! ” Cette dernière n’en pouvait plus, je ne pleurais pas, je n’avais pas essayé de la tuer, je ne craquais pas comme des centaines d’autres personnes avaient du le faire devant elle, alors elle a dit :  ” Ça suffit Mme GOUGET ! Mélody, lève-toi et dit au revoir à ta maman ! “
Mélody telle une épave à la dérive, est venue pendre ses bras autour de mon cou en disant clairement : ” JE NE VEUX PAS Y ALLER ”. Et la juge a noté : ” j’ai pas envie ”. Puis ce fût le tour de Coralie de m’embrasser pour la dernière fois pendant un certain temps, cette petite fille qui voulait des bisous tout le temps même à table ! La juge m’a ordonné de quitter son bureau et alors que Mélody ne pouvait plus parler, c’est Coralie qui a fait trembler les murs des couloirs du tribunal de “justice” avec un cri gravé pour l’éternité dans mon coeur : ” MAMANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!! “
Là, à cet instant précis, si ma copine n’avait pas été là à entendre ce que nous venions d’entendre, je vous garantis que j’aurais été capable de transformer cette avocate en steak haché ! Une de moins sur les 800 avocats de ce tribunal ! Puis désinvolte, l’avocate dit qu’elle ne peut pas rester plus longtemps car elle a un autre RDV, à une heure pareille je me demande bien avec qui ! Ma copine lui demande alors si je peux faire appel, si je peux demander de nouvelles expertises, à partir de quel âge un enfant peut-il décider de ce qu’il veut …
A notre grande surprise, l’avocate nous dit que dès l’âge de 10 ans les témoignages des enfants sont pris en considération ! Nous lui disons presque en cœur que Mélody a dix ans et demi ! Mais elle répond qu’elle est à l’âge limite ! Loin du regard de la juge, je fond en larmes et l’avocate demande à ma copine : ” Je comprends pas pourquoi elle pleure ! ” Ma copine n’en pleut plus non plus ! Je reprends la cassette vidéo des mains de l’avocate en lui disant que je saurai à qui la montrer et elle s’en va le plus vite possible ses longs cheveux bouclés volant dans la nuit ! Tout comme mon coeur de mère, ma vie a été brisée en une demi-journée !
Dans la voiture de mon amie qui me reconduit chez moi, je hurle, je pleure, je fais ressortir ma douleur qui ne fait que commencer ! L’amie qui s’était occupée de Mélody et de Coralie à midi nous rejoignit chez moi pour discuter. Il était alors évident pour moi que je devais impérativement dormir le plus possible chaque nuit, continuer à manger BIO (pas besoin d’additifs pour me rendre dépressive) et changer d’avocat dès lundi pour retrouver mes deux filles le vendredi suivant !
J’ai eu la force de réorganiser ma vie en moins de 24 heures, participer au salon où j’étais invitée et changer d’avocat le lundi suivant d’une manière digne d’un film d’action ! (C’est à ce moment-là qu’une journaliste connaissant très bien le milieu et l’avocate de mes filles m’a annoncé que cette avocate est échangiste et a des tendances pédophiles avec les enfants ! J’ai faillit tomber dans les pommes ! … Le pire c’est qu’en 2010, j’ai appris que tous les avocats de la ville savent que cette avocate s’est faite violer étant enfant et que c’est pour ça qu’elle est avocate des enfants mais qu’elle n’en veut pas ! Et là, sa réponse “ Ben oui ! ” (1) résonne encore dans ma tête ! Un véritable cauchemar !)
Mais le vendredi suivant, l’audience a été annulée et une des “SS” a tout simplement décidé que mes filles allaient mieux et qu’elles pouvaient partir pour Londres avec leur père ! Au fait, ça coûte combien une assistante sociale ? Si quelqu’un a la réponse, n’hésitez pas à contacter !
Comme vous le savez, 1078 jours après, le 25 décembre 2010, je passe un cinquième Noël loin de Mélody et de Coralie mais j’espère près du coeur ! Tout ce qui s’est passé entre temps sera le sujet d’un autre best seller, mais je peux vous dire que début mai 2009, après des dizaines de fausses lettres reçues de “mes filles” et dictées par mon pervers d’ex-mari “tant aimé” il y a 18 ans, j’ai eu le bonheur de retrouver Mélody grâce à FACEBOOK, même si certains n’aiment pas (à juste titre) ce genre de groupe sur Internet ! Alors voici ci-dessous certaines des fausses lettres (en format PDF):
Mais comme je le redoutais, malgré les dires de Mélody, son père a découvert tous nos messages, puisque son avocate les avait dans ses pièces lors d’une audience en janvier 2010 ! Et la pauvre Mélody n’a jamais réussi à m’envoyer la vraie lettre qu’elle avait préparée pour que je puisse avoir sa vraie écriture !
Alors, certainement pour la mettre “au pli”, son père en juillet 2009 a poussé Mélody (de nationalité française) à participer à un premier camp militaire, dans l’armée de l’air anglaise ! Ah oui, j’avais oublié que mon ex-mari n’est pas obsédé que par le sexe ou l’argent, mais aussi par la guerre, les armes et les avions ! Sauf que lui (pour des raisons inconnues), il n’a jamais fait l’armée ! Juste un séjour dans un collège militaire français probablement au même âge que Mélody !
On parle des enfants soldats en Afrique, mais voici des photos des enfants soldats en Angleterre ; du jamais vu en France, notre “beau” pays ! Mélody semble parfois s’amuser avec ses amis dans ce genre de camp militaire, mais elle est loin d’imaginer ce que cache tout ceci ! J’espère qu’un jour elle comprendra et qu’elle pourra se remettre de ce long calvaire contre lequel un procureur de plus et une autre juge n’ONT RIEN VOULU FAIRE ces derniers mois ! RIEN DU TOUT !

POURQUOI, je le découvrirai un jour car j’ai besoin de comprendre ! La suite en 2011 !

Coralie depuis
Mélodie depuis
Mélodie à l’armée
Et pour finir, voici le livre de Sandrine PORCHER où figurent les résumés de 14 histoires similaires et parfois pires dont la mienne avec d’autres prénoms… Le titre est “Non assistance à enfants en danger, plaidons tous coupables”, mais moi j’aurais mis comme titre : “HONTE À LA FRANCE” (et ses enfants martyrs) Si vous achetez ce livre, une grande partie des bénéfices serviront à m’aider pour mes frais d’avocats ! Il vous suffit d’écrire au dos de votre chèque “opération Mélody et Coralie” !
Merci à vous tous et promettez-moi de ne jamais contacter les ”SS” ni de trouver un avocat à part ceux qui se mangent car eux ne nuisent pas à votre système nerveux ni à votre porte-monnaie, bien au contraire !
Bonne santé, joie, paix et amour à vous tous !

Corinne GOUGET

Calomniée

Publié: 06/04/2011 dans Témoignage

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Le pouvoir des calomnies

L’affaire Collet – R.

Edwige Collet lourdement diffamée sur un fonds de règlements de comptes politiques perd la garde de sa fille Marie sur décision de justice. [ le vrai nom de R. a été remplacé à la demande des intéressés]

Calomnié(e) (d’après Müller)
Les diffamations se révèlent aujourd’hui évidentes et les diffamateurs résidant en Suisse coupent tous les liens entre Edwige et sa fille.

Edwige Collet réclame justice en vain.

Madame Edwige Collet, [à]
Madame le Juge aux Affaires Familiales, 
Tribunal de Grande Instance de Bourges
Aubigny sur Nère, le 16 octobre 2010
Objet : Lettre ouverte relative aux difficultés rencontrées quant au paiement de la pension alimentaire à monsieur G. [G. comme « g » du géniteur] en sus de l’impossibilité d’avoir des contacts à distance et de pouvoir revoir ma fille Marie  tel que stipulé dans l’arrêt de la cour d’appel du 10 décembre 2009 (n°09/01048)
Madame le Juge,
Depuis le départ de ma fille en Suisse à Zurich, je me trouve confrontée à des difficultés insurmontables pour :
– Payer la pension alimentaire : les mandats internationaux et les recommandés contenant des chèques me sont renvoyés. Monsieur G.  n’a pas encore fini de payer la pension qu’il me doit mais me nargue en me disant qu’il va me faire saisir sur salaire en envoyant une lettre à la JAF. J’ai donc pris rendez-vous avec un huissier pour faire constater ces éléments. Mon intention est bien de payer la pension alimentaire par chèque ce qui me permet d’être assurée de l’adresse de résidence de ma fille. Résidant en France moi-même je me dois de respecter la loi, ce qui n’est pas du tout le soucis de Monsieur G. en Suisse.
– Pour me mettre à l’abri d’une injuste décision de justice qui ordonnerait un prélèvement sur salaire, je sais qu’il est possible de placer l’argent de la pension alimentaire en consignation afin de permettre au bénéficiaire de retirer les sommes dues quand il le veut.
– Téléphoner à ma fille : la ligne téléphonique ayant été coupée je ne peux plus depuis avril 2010 avoir de conversation avec ma fille. Elle possède un téléphone portable auquel elle n’a le droit de répondre qu’en présence de son père qui se manifeste empêchant toute possibilité de conversation. Celui-ci envoie même des sms en se faisant passer pour ma fille.
– Recevoir ma fille Marie en vacances chez moi : de coûteux billets de train directs Zurich-Paris avec accompagnatrice réclamés par Monsieur G. lui-même finissent à la poubelle. Pourtant du peu que j’ai pu entendre ma fille elle ne m’a jamais dit ne pas vouloir revenir chez moi bien au contraire, elle a passé 3 jours avec nous en avril et regrettait de ne pas pouvoir rester plus longtemps. La séparation a été un déchirement.
– Faire reconnaître la compétence de la procédure en France qui a permis à Marie de reprendre sereinement contact avec moi grâce à la médiation familiale de Madame Magnani du Relais Enfance et Famille, mais également de reconnaître la validité des résultats de l’enquête de l’AIDAPHI [Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées] de Bourges qui m’avaient rencontrée avec mon mari hélas après que Marie ait été placée en résidence chez son père. 
Aujourd’hui, ma fille Marie R., est en train de subir en Suisse une nouvelle assistance éducative traumatisante de manière à justifier la rupture totale avec moi. Mes tentatives pour avoir des contacts avec Marie la placent en situation de « conflit de loyauté » auprès des monsieur et madame G. dont la devise est  » Si tu n’est pas avec moi, tu es contre moi « .
L’avocate de Marie mais également la représentante de l’AIDAPHI avaient pourtant exprimé leur malaise en audience du JDE concernant la relation entre Marie et Monsieur G.. Le climat incestueux entourant la fille et le père, encouragé par la belle-mère a été à de nombreuses reprises dénoncé par mes proches et moi-même. Aucune enquête concernant la belle-mère n’a été faite quant à ses antécédents familiaux sur lesquels je nourris les plus grandes suspicions suite à des révélations de ladite belle-mère à mes parents mais également à des révélations que Marie m’avait faites. Éléments totalement ignorés dans le jugement final du JDE concernant Marie.
L’obtention d’un passeport pour Marie hors mon consentement m’a amenée à éprouver de grandes craintes exprimées depuis longtemps quant à la volonté des monsieur et madame G. de « disparaître » avec ma fille comme ce fut le cas dans l’affaire « Okwari et Shahi’Yéna Fortin ». Leurs délires ésotériques sont du même type que ce monsieur Fortin sauf que la ruse des G. a été de s’allier aux services sociaux pour obtenir toute forme d’absolution.
Je n’ai plus la force de vivre à nouveau de longues procédures avec des services sociaux qui exigent que je m’exprime en allemand que je ne parle pas, que je me déplace pour les rencontrer et que je me débrouille pour trouver un interprète. Je me dois également de préserver ma vie familiale auprès de mes deux autres jeunes enfants qui ne méritent pas non plus de subir ces agressions à distance.
Ce que j’attends de vos services, ce n’est rien d’autre que de faire respecter un jugement en toute justice. Les nombreuses preuves de la malveillance et de la mauvaise foi des monsieur et madame G. ne manquent pas. J’ai respecté ce jugement de la Cour d’Appel à la lettre, mais en Suisse il n’est pas exécutoire. Ne faites pas que je sois condamnée à une amende ou à une peine de prison parce que Monsieur G. s’amuse à refuser mes chèque et mandats.
Aidez-moi en m’expliquant la marche à suivre pour placer cet argent en consignation afin que ma famille et moi-même puissions enfin être à l’abri des mauvais coups de Monsieur G..
Dans l’attente de votre conseil, je vous prie d’agréer, Madame la Juge, l’expression de ma considération.
Edwige Collet

Torchon indigne

Publié: 05/04/2011 dans B.T.rédaction, Expertise

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Torchon indigne

L’affaire date de septembre 2009. Une mère, Carole, et son compagnon de l’époque, Loïc, sont accusés de violences volontaires sur leur enfant de 15 mois, Manon, ce qui a entraîné sa mort sans pourtant qu’ils ont eu intention de la donner.

Les brèves du Torchon
L’affaire aurait pu être entendue promptement car Loïc est présenté par l’enquêteur comme un homme capable d’une grande violence vis-à-vis de sa famille.
Seulement voila, malgré la constatation que l’accusé est capable de s’emporter violemment envers ses propres parents, selon le médecin légiste il n’y a pas de preuve de maltraitance chronique. «  Les lésions constatées sont compatibles avec une chute du lit. «  Mais, poursuit le médecin  » nous ne pouvons éliminer l’hypothèse d’un coup porté « . , Le légiste cependant précise que  » Cassius Clay lui-même n’aurait pas pu faire une fracture du crâne à cet enfant « .
N’empêche, pendant la première journée du procès, le directeur d’enquête rappelle les scènes de grande violence dont Loïc était capable à l’égard de membres de sa famille. Ce qui a amené son défenseur, Me Ripert, à mettre ouvertement en cause l’honnêteté intellectuelle des conclusions de l’enquêteur.
Mais puisque il y des prévenus, doit y avoir des coupables, et si ce n’est le père, c’est certainement la mère qui a tué son enfant. D’ailleurs l’un des rapports des expertes psychologues Mme R-M la présente comme «  capable d’agressivité « . Le problème c’est qu’elle n’est pas soutenue dans ses conclusions (chose rarissime) par les deux autres experts, ce que met dans l’embarra le tribunal.
Dans d’autres circonstances cette mère aurait pu prendre 20 ans, puisque en absence de faits avérés ce sera son profil psychologique qui va pencher la balance mais dans son cas ce n’est pas si simple. En effet, ce sont ses ex-beaux-parents et son ex-compagnon qui vont la présenter comme une bonne mère. «  Mon ex-belle-fille est une bonne mère «  atteste le grand-père de Manon. «  La mère de mes enfants s’est toujours très bien occupée de nos filles «  ajoute Loïc. «  Une mère exemplaire  » disent ses amies.
L’avocate de Carole Me Lyonnaz révolté contre la conclusion tendancieuse de l’experte R-M lui lance  » Votre rapport est un torchon indigne et scandaleux « , Le rapport, heureusement pour Carole, est contredit par les autres experts et par son ex ce qui n’est pas souvent le cas dans un couple qui normalement continue à se déchirer à cause des rancœurs de la séparation. 
Carole a échappé à la prison mais Mme R-M est toujours présente à son poste d’expert. Dans leurs malheurs, d’autres innocents n’auront pas autant de chance que cette mère avec ses témoins. Ils vont être incriminés et leur sort scellé par les rapports assassins de l’ »expert ». A quand ce drame « expertisé«  ? 
Boris Tanusheff

La vraie-fausse experte

Publié: 05/04/2011 dans Expertise

La vraie-fausse experte brise des familles

Régine L. dont on peut lire l’intégralité du nom de famille sur http://business.timesonline.co.uk/tol/business/law/article6297090.ece a des amis magistrats, assistantes sociales, elle possède ses propres réseaux et sans trop se poser de questions elle intervient dans la vie des familles se faisant dévoiler l’horrible, le pathétique ou le banal.

« Le fils de l’homme » d’après Magritte
C’est effectivement en tant que psychologue chargée d’expertise auprès des tribunaux de Périgueux et des environs que cette dame à la cinquantaine coquette torche ses expertises, elle en réalise une bonne centaine par an depuis 4 ans, soit au bas mot 400, une véritable œuvre de stakhanoviste de l’expertise psy rémunérée à hauteur de 60 000 euros par an !
Régine L officiera auprès de juges aux affaires familiales décidant de la garde des enfants dans des cas de divorces faisant le bonheur d’un parent, le malheur d’un autre et pas forcément le bien des enfants. Il lui suffisait pour cela d’une simple note du type : «  ce parent n’est pas psychologiquement capable de s’occuper de l’enfant. « . Autrement dit il aurait convenu de trembler et de plaire à la dame pour obtenir le temps d’un entretien rapide le sésame du brevet éducatif.
Elle exercera ensuite au pénal et notamment en assise dans des affaires particulièrement pénibles tels que des viols en série. Elle effectuera également des missions pour l’Association d’aide aux victimes d’infractions pénales (ADAVIP). Dans le cadre de cette association, elle se mobilisera d’ailleurs en soutien des inspecteurs du travail et des membres de la famille de deux d’entre eux assassinés par Claude Duviau à la suite du harcèlement qu’il avait subi. Cette affaire qui justement avait eu lieu devant la Cour d’Assise de Périgueux donna lieu à des manifestations de l’ultra-gauche devant le tribunal, mais aussi à la bile de Gérard Filoche publiée sous le nom  » On achève bien … les inspecteurs du travail « .
Elle va d’ailleurs s’exprimer à ce sujet auprès d’un quotidien régional en ces termes :  » ici, nous sommes à l’écoute de ceux qui ressentent le besoin d’un échange, et attentifs à ceux pour qui l’évocation des faits et la mémoire des victimes seront des moments difficiles « . On peut bien se demander quel rôle elle a joué exactement dans ce procès devenu très politique et se questionner aussi sur des accointances qui auraient pu lui ménager ses entrées.
Madame La, ou La Madame semble en tout cas avoir des amis influents, les magistrats ayant affaire à elle seront généralement satisfaits de son travail, lui attribuant des connaissances propres à sa profession, d’autres experts judiciaires iront dans le même sens. Son entregent aurait-il été suffisant pour lui donner cet indécent pouvoir alors qu’elle n’était pas plus psychologue que mon fils de 4 ans ?
Il faudra en effet un conflit avec son époux qu’elle accuse de « violences conjugales » pour que ce dernier révèle enfin que la psy n’est pas allée à l’école au-delà de ses 14 ans. Difficile de la protéger dans de telles circonstances, elle va donc se retrouver mise en examen sous les chefs d’usurpation du titre de psychologue et de la qualité d’expert judiciaire.
Alors l’espoir pour des familles, des justiciables démolis par les rapports de la fausse psy ? Non, non dit Yves Squercioni, le procureur de la république de Périgueux, on ne reviendra pas sur les affaires jugées ! [peu import donc que les expertises soient vraies ou fausses, les circonstances d’une affaire ne obéissent pas à l’objectivité mais au bon vouloir des juges – ce sont eux qui décident qu’elles y doivent être !]
Quand on connaît un certain nombre de jugements aberrants rendus dernièrement, doit-on en conclure que des expertises partiales d’une fausse experte sont allées dans le sens de juges « sociaux », c’est ce point qu’il faut creuser et les victimes qu’il faut interroger. Si nous sommes bien dans un État de droit, il n’y aura pas que la tête d’un fausse psy qui devra tomber… si elle tombe.
Xavier Collet