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Quand les pros en parlent

Publié: 07/04/2011 dans B.T.rédaction, SS, Vidéo

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Quand les professionnels en parlent

J’ai découvert les témoignages de ces professionnels sur le net (sur le site de « Les Abus … Des Services Sociaux ») et je les reproduis dans mon blog pour les porter à la connaissance du plus grand nombre de personnes car ils ont un message à faire passer – celui des exactions commises ou des propos scandaleux de leurs collègues. Bref, ils dévoilent la face cachée du système d’assistanat social dit « éducatif ». (Boris Tanusheff)

SS, prudence – les familles sont des clandestines

Moi je m’appelle Sabrina et je suis encadrante dans un centre culturel et dans un CFA (Centre de Formation d’Apprentis). Je bosse donc en étroite collaboration avec les services sociaux de ma ville.

Je peux dire une seule chose, c’est que face à l’enfance vraiment en danger les assistantes sociales, il n’y en a pas une qui bouge. C’est affreux.
Sabrina, encadrante en centre culturel
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Je vais faire court dans mon témoignage car ma carrière dans le milieu social a été très brève. J’ai entamé des études d’assistante sociale que j’ai stoppés net le jour où un prof nous a dit, au sujet des gens dont nous allions nous occuper :
 » Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont. «  Et il nous a expliqué comment renflouer les caisses de l’ASE grâce au placement d’enfants. 
J’ai trouvé ça dégueulasse, j’ai arrêté mes études dans les jours qui ont suivis. Aujourd’hui je suis secrétaire dans un garage. Mais quand on voit comment sont formées les assistantes sociales il ne faut pas s’étonner que ça tourne aussi mal. Je suis dégoûtée de ce système à vie !!!!!!!!!!!!
Sandra, secrétaire, ex étudiante en école d’assistante sociale
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C’est en tant que psychologue en IME (Institut Médico-Éducatif) que je viens vers vous apporter mon témoignage. Je travaille depuis 27 ans maintenant auprès de personnes déficientes. J’ai envie de témoigner moi aussi en racontant comment certaines assistantes sociales travaillant souvent en équipe avec les psys de mon établissement peuvent semer la pagaille. 
Elles croient savoir tout sur tout et ont même la prétention de vouloir nous apprendre notre travail. Elles montent tout en épingle jusqu’à vouloir nous fâcher entre collègues. Elles se montrent bien souvent détestables et imbues d’elles mêmes tellement elles se sentent supérieures aux personnes dont elles ont la charge. D’autres sont adorables et font leur travail avec respect et humanité mais elles se font réprimander puisque selon leurs collègues  » elles ne sont pas là pour faire des sentiments « . 
Il est exact que très souvent les travailleurs sociaux éprouvent un mépris incontrôlable envers la personne. Ils s’approprient un pouvoir qu’ils n’ont pas et ne se « sentent plus pisser » au point de détruire des gens. C’est dommage. 
Et puis pour finir, toute demande de remise en question de leur part est totalement impossible. Par contre elles savent très bien reprocher aux autres leur incapacité à le faire. 
Dominique, psychologue en IME
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Pour ma part je ne travaille pas dans le social, je suis prof. Mais je suis un des rares hommes dans ma vie a avoir passé un bac sciences médico-sociales qui forment toutes les futures assistantes sociales, infirmières etc. … Je voulais faire carrière en tant qu’éducateur.
J’ai aussi un handicap. Pendant mes études j’étais la risée de mes camarades de classe, leur tête de turc. Elles m’insultaient, me laissaient à l’écart juste à cause de mon handicap. Dans toute ma classe il n’y en avait qu’une qui me voyait comme un être humain et qui me respectait qui est aujourd’hui membre de l’équipe ALCASS (AlcoolAssistance).
Ce sont ces mêmes filles prétentieuses et inhumaines qui occupent aujourd’hui des postes d’assistantes sociales. Ça ne m’étonne pas moi, qu’elles méprisent les parents respectables et qu’elles détruisent des enfants. Elles ont toujours été comme ça. A 18 ans elles étaient déjà des pimbêches [méprisantes] qui pétaient plus haut que leur c… ! Regarder les gens de haut elles savent faire surtout quand ils sont petits. Elles savent très bien les piétiner pour certaines. 
Si je suis prof aujourd’hui c’est parce qu’elles m’ont dégoûté du milieu. Je suis très heureux de ne pas travailler avec ce genre de personnes. 
Sylvain, enseignant
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Je souhaite attirer votre attention sur la situation des enfants qui sont privés d’un de leur parent à la suite d’enquêtes sociales.
Je suis enseignante spécialisée et je travaille dans un RASED (Réseau d’Aides Spécialisé aux Élèves en Difficulté). J’exerce ce métier depuis de longues années, ce qui m’a permis de mener une réflexion professionnelle et humaine sur l’épanouissement et le développement des élèves. Au delà de ma formation, je me suis toujours intéressée aux études psychologiques contemporaines portant sur la psychologie de l’enfant. 
Mes différents rôles de mère, de citoyenne et d’enseignante se confondent dans ma volonté et mon désir de voir les enfants grandir harmonieusement. Or, dans l’éventail des difficultés et souffrances que ces derniers peuvent rencontrer, il y a celui particulièrement cruel d’être privé du droit ou besoin élémentaire de côtoyer son père ou sa mère. Cette douleur ressentie injustement laisse des blessures qui ne se referment presque jamais. A l’âge de l’adolescence ces jeunes ont fréquemment des comportements à risques que notre société ne peut ignorer. Enfin nous savons que ces enfants ayant connu des carences affectives entretenues par des adultes extérieurs au cercle familial, auront du mal à devenir à leur tour des parents responsables aimants et protecteurs. 
De nombreux adultes professionnels sont habilités à faire ce choix au nom du bien–être des enfants. Bien qu’ils s’appuient sur des enquêtes et des faits, nous savons que la plupart des situations sont complexes et que trop de décisions sont prises dans la précipitation. Il est évident qu’une société se doit de protéger les enfants mais elle ne doit pas s’arroger le pouvoir de les tenir éloigner d’un parent aimant n’exerçant pas de violence sur eux.
Pour avoir recueilli dans le cadre d’une relation pédagogique la parole des élèves  qui s’expriment souvent au détour d’une lecture, d’un jeu ou même d’une tâche plus scolaire j’ai véritablement observé et ressenti qu’une des souffrances les plus vives pour eux est d’être tenu éloigné du parent qu’on leur a soustrait et dont il est privé. 
Laurence, enseignante en RASED
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J’ai travaillé dans le domaine social entre 2003 et 2006, pour une association de la jeunesse et sport gérée financièrement par la mairie de Paris. J’avais pour partenaires tous les acteurs sociaux que l’on connait, on travaillait en réseau, j’avais des séminaires et des réunions avec les élus à la jeunesse et aux sports, Clémentine Autain, Anne Hidalgo, Delanoë, les maires d’arrondissements … Je rédigeais des projets pour la jeunesse parisienne des quartiers défavorisés, j’avais créé des ateliers d’aide aux devoirs pour les plus démunis, aide à l’alphabétisation des parents, bref !
J’ai été jetée comme une MERDE, excusez d’être aussi trash, j’ai subi un licenciement abusif qui n’avait pas lieu d’être, j’étais un élément sur lequel on pouvait compter, sérieuse et sans histoire. J’ai fini par comprendre d’où venait mon malheur petit à petit avec ma découverte des magouilles des services sociaux, j’ai compris que mon ex collaborait avec eux et leur racontait mes conversations téléphoniques avec mes collègues, il leur racontait que j’étais dangereuse, que je voulais faire exploser le système social.
C’est comme ça au fur et à mesure, sans que j’y vois que du vent, que j’ai été mise en quarantaine comme une pestiférée, j’avais pris 30 kg à force de harcèlement et de malveillance, c’était si sournois, si inhumain, même les élus semblaient me connaître sans m’avoir jamais rencontrée, j’en ai souffert au point où j’ai eu des malaises sérieux au bureau, j’ai même eu l’intervention des pompiers une fois, mais c’est moi qui les ai appelés, pas mon chef !
En fait la propagande à mon sujet a circulé jusqu’aux chefs de l’hôtel de ville et j’ai dû finir haut les mains, les armes à terre, fatiguée, usée, ils m’ont tuée à petit feu, même le médecin du travail était de leur rang !!
Ils m’avaient mis des collègues espionnes qui m’appelaient tous les soirs pendant 2h à me tirer les vers du nez, quand j’écrivais, personne ne me répondait, mon ex m’offrait tout ce que je voulais et passait le plus clair de son temps chez moi à écouter, surveiller, épier, amasser les infos, voler des documents, enregistrer mes conversations, à rassembler ses preuves (très fausses d’ailleurs!) comme un puzzle, quelle idiote j’étais !!
Aujourd’hui je le confirme, les services sociaux en collaboration avec mon ex m’ont arraché mon travail afin de me laisser à leur merci, à la merci de cet homme, de sa pension alimentaire et des maigres aides sociales, alors que j’ai fait des études toute ma vie et que j’ai toujours été une femme active. Ils ont voulu faire de moi un cas social, une demeurée, une paresseuse, une laissée pour compte afin de me regarder avec jubilation leur réclamer leurs toutes petites aides.
C’est horrible !!! C’est exactement la même méthode qu’ils utilisent en arrachant les enfants à leurs familles pour les placer, c’est ça leur gagne-pain, fabriquer des cas sociaux afin de se nourrir, c’est vampiresque !!!! Lors d’un séminaire de mon travail, les psychologues invités l’ont confirmé : le domaine social se nourrit de ça, y’a pas à chercher !
Vanessa, enseignante, ex professionnelle du social
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J’ai longuement hésité afin de déposer moi aussi mon témoignage, mais finalement …, je suis moi aussi une professionnelle de ce milieu médico-social. Et je crois en avoir assez vu pour laisser ma trace même si on vient me reprocher par la suite  » Vous vous croyez meilleure que les autres ? « . Non j’essayais juste de faire mon métier le mieux possible en restant « droite dans mes bottes » parce qu’en face de moi j’avais des gens qui souffraient. J’essayais juste de me mettre un peu à leur place pour leur offrir l’aide dont ils avaient besoin. C’est tout. 
Quand je faisais mes études en sciences médico-sociales, le milieu social m’a vite dégoûté. On nous apprenait une théorie sur le respect d’autrui et dans la pratique on devait faire tout l’inverse. Je me suis donc orientée plus facilement vers le milieu médical. Après mon bac F8 (sciences médico-sociales) j’ai fait une fac de biologie. Ça me plaisait. (…)
J’ai continué mes études et suis rentrée dans un institut de recherches médicales. Tout se passait très bien, j’adorais mon métier, jusqu’au jour où le CHU de ma ville m’a proposé de travaillé pour lui avec un très bon salaire. J’ai démissionné de l’institut et suis rentrée au CHU. Quelle horreur !!! Entre les médecins qui me coinçaient dans les ascenseurs pour passer un bon moment, et les collègues jalouses qui croyaient que je couchais avec eux, j’ai tout subi. (…)
J’ai continué à travaillé dans le secteur médical mais dans le privé, clinique et laboratoire pharmaceutique. Puis un jour une entreprise commerciale m’a proposé de travailler pour eux en tant que formatrice internet et prendre la responsabilité du pôle informatique de la boîte. Là encore ça suscitait des jalousies, puisqu’encore la dernière arrivée on me proposait déjà la responsabilité d’un pôle réservé en principe aux hommes. J’ai travaillé pour eux près d’un an et je suis tombée enceinte. J’ai quitté cette boîte au moment de signer mon CDI. 
J’en avais assez qu’on m’en veuille parce que j’étais à l’aise derrière un ordinateur, alors j’ai décidé de vivre ma passion en dilettante. Et pour gagner ma vie, j’ai décidé de devenir assistante maternelle agréée. J’ai donc rempli mon dossier d’inscription à la PMI (Protection Maternelle Infantile) et j’ai obtenu mon agrément. 15 jours après j’avais du travail, un CDI. 
Mes 1ers employeurs étaient clerc de notaire et éducateur. J’ai gardé leur fils 3 ans, de ses 4 mois à son entrée à l’école. J’étais déjà la deuxième nounou de ce bébé. La 1ère avait jeté l’éponge tellement les parents étaient ignobles. Mais j’ai tenu le coup. Ma puéricultrice de référence m’épaulait énormément et au bout de 4 mois, alors que j’aurais dû attendre un an légalement, la PMI m’a proposé une extension d’agrément pour avoir un deuxième enfant en garde. La raison : j’étais un bon élément digne de confiance et je savais gérer les situations délicates. (…)
La mission locale de ma ville m’a proposé de monter avec eux une crèche sociale. En avril 2007 j’ai présenté l’idée à la Directrice de la PMI, puisque je ne pouvais rien faire sans son accord. L’idée lui a plu mais elle ne voulait pas que je quitte mon poste d’assistante maternelle. Motif :  » Vous êtes un excellent élément et je compte vous garder parmi mes assistantes maternelles. « 
Ma nouvelle puéricultrice de référence voyait d’un mauvaise œil mes rapports privilégiés avec la mission locale ainsi qu’avec la directrice de la PMI. Elle a commencé alors à me refuser ma nouvelle extension d’agrément. Je n’en avais que deux et j’avais droit à trois. 
Puis mon compagnon et moi nous sommes séparés. Il ne supportait pas mon côté « trop maniaque » du ménage et du travail. Lui savait que j’avais des rapports assez tendus avec ma nouvelle puéricultrice de référence. Il a demandé une garde alternée de notre fils qui lui a été refusée. Alors ce jour là le 10 juillet 2007, le jour même où le tribunal a rendu son jugement, il a appelé ma puéricultrice de référence pour me faire perdre mon travail afin d’obtenir la garde de notre fils. La veille au soir il m’avait envoyé une menace par SMS en me parlant de la PMI et en me signalant qu’il avait « une petite surprise pour moi ». 
Bien évidemment cette puéricultrice qui m’avait « dans le nez » est venue chez moi sans aucun scrupule une semaine plus tard alors que j’étais en vacances et en train de faire des travaux chez moi, elle a violé ma vie privée et m’a fait perdre mon emploi dans la foulée sur la dénonciation calomnieuse du père de mon fils. La raison : mon manque d’hygiène.
Mes employeurs (dont une éducatrice spécialisée) sont alors montés au créneau pour me défendre et leur attester que je n’avais pas de problème d’hygiène et que ma maison était toujours bien tenue. La PMI a donc reconnu qu’effectivement faire des travaux chez soi pendant ses congés n’était pas un manque d’hygiène et a laissé tomber ces arguments mensongers. Mais j’ai eu la mauvaise idée de cracher mon venin contre ma puéricultrice de référence et de dénoncer son agissement depuis des mois. Je l’ai traitée de menteuse et d’incompétence facilement manipulable par le premier menteur venu. Sur ces motifs, j’ai perdu mon emploi. La raison : mon insolence envers ma puéricultrice de référence. 
Cette histoire m’a conduite devant le juge des enfants puisque pendant que j’avais la PMI en face de moi j’ai dénoncé les agissements du père de mon fils. Cela dit, j’ai été accusé d’avoir fait un courrier anonyme. Sauf que jamais je n’ai fait de courrier anonyme, j’ai tout balancé nominativement à mes supérieurs. Mais ils n’ont pas appréciés le fait de s’être laissé berner par un papa dangereux et plutôt que de revenir en arrière ils ont continué à m’enfoncer pour ne pas perdre la face et justifier leurs actes. 
La juge des enfants à demandé alors une mesure d’IOE (mesure d’Investigation et d’Orientation Éducative). Pendant l’enquête faite par un organisme de protection judiciaire de la jeunesse, l’assistante sociale de cet établissement m’a menacée de me faire retirer mon fils si j’ébruitais et si je mettais au tribunal administratif mon dossier professionnel contre la PMI. 
La PMI a quant à elle attesté à cette assistante sociale que j’avais bien porté plainte contre eux, ce qui était totalement faux. Mais elle ne m’a jamais reproché ni un manque quelconque d’hygiène ni aucune mise en danger de la vie d’un enfant. La seule chose qui m’a été reprochée c’est d’avoir eu des propos irrévérencieux envers ma puéricultrice référence, ce qui est vrai, et d’avoir porté plainte contre eux, ce qui est faux. La PMI, pour orienter une décision de justice, n’a donc pas hésité à mentir et à violer le secret professionnel pour tenter de me faire retirer mon fils. (…)
Pourtant la PMI m’a toujours affirmée qu’ils n’avaient jamais eu aucun contact avec l’assistante sociale de la protection judiciaire de la jeunesse. Mais cette dernière a marqué noir sur blanc dans son rapport le nom de l’assistante sociale qui a violé le secret professionnel et transmis des informations mensongères à mon sujet, elle travaille…à la PMI…dans le même bureau que ma puéricultrice de référence. La boucle est bouclée. 
La PMI en complicité avec le père de mon fils a mis en péril la vie de mon enfant en me faisant perdre mon emploi. Tout le monde les a écoutés, sauf le conseiller de la mise en état. La juge des enfants elle, se doute bien qu’il y a anguille sous roche mais ne l’a pas reconnu officiellement. Elle m’a reproché ma trop grande maîtrise de la langue française et ma passion pour l’informatique. Aucun professionnel que j’ai pu croiser n’a eu le courage d’appeler la PMI en lui disant qu’elle avait outrepassé ses droits. PERSONNE. Ils nous ont tous laissé dans cette galère. TOUS !!! Et ils ont tous regardé mon fils et moi s’enfoncer sans bouger le petit doigt. (…)
La seule chose sur laquelle tout le monde est tombé d’accord c’est ma « grande gueule » et que je dise tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Moi la première. Et si c’était vraiment ça le problème ? La vérité qui explose ferait elle le même effet que l’eau froide sur des dents malades ?
Je suis petite fille de résistants de la 1ère heure, et j’ai été élevée dans l’idée qu’il fallait se battre pour le respect de nos libertés et de la dignité humaine. Si mes grands parents avaient été collabos, j’aurais peut être pu adhérer à ce système digne du régime de Vichy ! Mais non, ça m’est impossible ! 
Alors mesdames et messieurs les professionnels de la protection de l’enfance qui m’accusent d’être dangereuse, s’il vous plait, permettez moi une chose : De rester comme je suis … parce que je refuse catégoriquement de vous ressembler un jour
Séverine, ex professionnel du milieu médico-social
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N.B. : Compte tenu des restrictions de la liberté d’expression dans le domaine institutionnel et surtout celui de la justice, les vidéos de kidnapping « légal » des enfants en provenance de la France sont inexistantes et il faut se contenter de celles de l’étranger. L’absence des matériels enregistrés liés à ce sujet, malheureusement n’est peut pas être attribué au soi-disant faible nombre de retraits injustifiés et brutaux des enfants de leurs parents. (Boris Tanusheff)

 DHS (Department of Human Services) aux Etats-Unis prend les enfants de leurs parents
Des enfants en bonne santé, innocents, sont enlevés à leurs parents sur de fausses accusations d’abus sectaires. Selon les règles, les juges peuvent ordonner que les enfants retournent à la maison si leurs parents quittent leur Église. « This is it folks! » Le gouvernement dicte quelle église vous êtes autorisé à fréquenter !
Nancy Schaefer, sénateur :  » Dieu ne tolérera pas ce qui se passe avec nos enfants et nos familles. Son cœur bat pour ces enfants, il élèvera les opprimés. Ce qui se passe en Amérique en ce qui concerne les services de protection des enfants est un crime, un phénomène politique… Et il faut mettre fin. « 
Sarah Walton :  » Je suis une maman qui a été victime d’une raquette horrible de la part de la protection de l’enfance. J’ai eu une petite fille en 2004 qui m’a été arrachée deux fois par les SS. Ils me disaient qu’il faut s’arranger avec mon mari. Mais quoiqu’il fît, pour eux ce n’était pas bien et le juge a décidé que nous ne pouvons plus garder notre fille. « 
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Les diarrhées des SS

Publié: 07/04/2011 dans SS

Les diarrhées des assistantes sociales

Le site du Conseil Supérieur de la Magistrature réserve ses petites surprises surtout au détour de quelques décisions assez révélatrices des mœurs judiciaires.

Dura lex, sed vitrivied

Je me permets donc de synthétiser la décision S164 du 21 janvier 2009 prise suite aux plaintes des services de l’enfance contre une juge des enfants. Les pauvres éducateurs se sont plaints d’avoir été mis en cause par la juge lors des audiences devant les familles.

À la lecture de ce cas je me suis pris d’un intérêt pour cette juge des enfants dont le nom n’apparaît pas et, connaissant certains fonctionnaires des services de l’enfance, je me suis dit qu’il fallait bien quelques fois qu’une femme à poigne remette à leur place un ramassis d’abrutis incompétents dont la bêtise le dispute à la mauvaise foi. Je n’aurais pas non plus été choqué qu’un éducateur se prenne un bon coup de pompe dans le cul par une juge des enfants exerçant correctement ses fonctions, ceci devant les applaudissements de parents qui auraient pu comprendre enfin que leur place n’étaient pas là.
Mais lisez donc la suite, cela vaut le coup !
Les mises en cause dirigées par un directeur d’AEMO (Action « Éducative » en Milieu Ouvert) contre la juge en question dataient déjà de plusieurs années. Le zélé directeur n’arrivait pas à digérer la mise en cause du travail technique de ses protégés devant les familles, et pour faire bonne mesure, il dénonçait aussi un mauvais traitement des justiciables.
C’est là qu’on y croit très fort. Depuis quand les éducateurs se font les avocats de familles, à moins que celles-ci soient délinquantes ? Entendons-nous bien, je ne dis pas que c’est impossible, mais j’attends des exemples pour n’avoir jusqu’à présent entendu s’exprimer dans notre association que des parents salis en audience par des roquets dont le maintien des emplois dépendait de l’explosion de familles et du remplissage des foyers.
Remettre en cause le travail technique d’éducateurs me paraît en outre relever du travail d’un juge des enfants. J’ai pu en effet avoir copie d’éléments de RRSE (recueil de renseignements socio-éducatifs) stupéfiants de bêtise, truffés d’affirmations gratuites, de jugements de valeur non étayés, d’informations méritant inscription en faux, de véritables torchons dénoncés par des parents et pour lesquels un juge des enfants confronté à l’incohérence d’un rapport soutenait « son » éducateur.
Quel soulagement de lire alors que quelque part une juge pouvait « terroriser » des éducateurs venant soutenir leur rapport devant le tribunal pour enfants. Quelle crise de rire que parcourir ces propos d’une directrice de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) qui pleurait sur ses pauvres assistantes sociales, qui je cite  » trois jours avant l’audience avaient des insomnies et même (non c’est trop) DES DIARRHÉES  » !
C’est qu’ils se sentaient humiliés ces éducateurs, comme il l’est écrit, humiliés devant leurs jeunes, mais est-ce si exceptionnel que l’on puisse en tenir rigueur à cette juge ? Après tout cette caste n’est pas dénuée de complexes et pour avoir entendu bien quelques avocats les évoquer, on ne saurait parler d’intellectuels à leur propos.
Mais cette juge avait contre elle, à tort ou à raison, ses collègues et même le président du TGI alerté par les services du conseil général, saisi par des dénonciations orales et écrites des services sociaux. Une auditrice de justice s’était d’ailleurs trouvée fort opportunément en stage chez la juge des enfants et a pu apporter le coup de grâce en évoquant une animosité particulière de sa tutrice contre le directeur du service de l’AEMO et contre la directrice de l’ASE.
La messe était donc dite par Judas, on s’en prend impunément aux parents qui ne plaisent pas aux services sociaux, mais même une juge ne peut rendre la pareille. Pour ces faits qualifiés de manquement au devoir de délicatesse et de probité, le juge des enfants a été interdit d’exercer ses fonctions pendant 3 ans et a été déplacé.
Xavier Collet
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Ce fait est hallucinant. Entre la « punition » de juge Burgaud qui a bousillé la vie d’une trentaine de personnes et celle de cette juge qui, une fois n’est pas coutume, a osé contrarier les sévices sociaux, il n’y a pas photo. Deux mesures, deux morales, même la justice est victime du système pervers d’assistanat si chère à la gauche. D’où ma conclusion – il faut détruire le système social dans son état actuel et surveiller le comportement des juges pour qu’ils ne succombent pas si facilement (à 99 %) aux influences idéologiques. (Boris Tanusheff)

Punis pour rien !

Publié: 03/04/2011 dans B.T.rédaction, SS, Vidéo

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Punis pour rien !

Avec l’autorisation de Ian Josephs, vous est livrée la traduction de son article. Il y expose les exactions des SS (se(r)vices sociaux) en Grande-Bretagne. On remarquera la parenté de la procédure avec celle utilisée en France. Là-bas aussi la course aux enlèvements se justifie par la cupidité des travailleurs sociaux et non pas par l’intérêt des enfants.

« Rapace » d’après Paschtenko
 » Les travailleurs sociaux agissent comme une force de police parallèle afin de punir des parents qui n’ont commis aucun délit. Cette punition consiste à les priver de leurs enfants en obtenant de magistrats complaisants le pouvoir de placer leurs enfants en urgence et sans en avertir les parents. Ensuite ils menacent les parents en leur disant que s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ou si ils discutent le bien-fondé de la mesure avec leurs enfants lors des visites médiatisées, alors les services sociaux mettront fin aux contacts et pourront même faire en sorte qu’ils ne voient plus jamais leurs enfants.
Finalement beaucoup de ces enfants font l’objet d’adoptions forcées et leurs frères et sœurs se retrouvent dispersés dans différentes familles faisant ainsi face à la réalité des risques prétendument posés par leurs parents jugés pour  » mise en danger de l’équilibre émotionnel «  de leurs bébés et de leurs jeunes enfants. Les parents et leurs enfants sont ainsi sanctionnés non pour ce qu’ils ont fait mais pour ce que certains pensent (avec leur boule de cristal ?) qu’ils pourraient faire dans l’avenir ! Les bébés et les jeunes enfants qui ont été battus, maltraités réellement sont un « matériel peu adoptable » et ils ne correspondent pas à la cible à adopter pour les travailleurs sociaux. Ils sont donc laissés bien souvent entre les mains de parents monstrueux…
Pire encore, les « tribunaux des enfants » sont devenus des « tribunaux kangourou ». Des actions éducatives sont lancées à partir de rapports de travailleurs sociaux et d’experts sans qu’il soit possible d’en remettre en cause le contenu puisque ces rapports sont cachés aux parents et que leurs rédacteurs sont presque toujours absents lors des audiences ! Les preuves apportées par les parents, lorsqu’ils sont autorisés à s’exprimer – ce qui est rare – sont considérées comme peu crédibles, voire complètement ignorées !
Les avocats commis d’office, appelés dans le métier « losers professionnels », conseillent en général de coopérer avec les services sociaux, ils gagnent ainsi facilement le montant de l’aide juridictionnelle ! Les quelques parents qui réussissent à mettre en échec les services sociaux et à récupérer leurs enfants sont presque toujours ceux qui se représentent eux-mêmes. Lorsque cela arrive, les jugements, les documents issus du tribunal, les rapports des experts, les procès-verbaux des services sociaux sont souvent montrés aux parents au dernier moment, voire pas du tout ! En conséquence lorsque les autorités locales demandent une mesure de placement aux juges des enfants, seule une sur 400 est refusée ! (Statistiques judiciaires officielles en Grande-Bretagne), alors quelle chance ont les parents de s’en tirer ?
Pour couronner le tout, les travailleurs sociaux vont souvent faire le tour des écoles, rencontrent les amis de parents qu’ils ont dans le collimateur et leur posent des questions orientées permettant de répandre de dangereuses rumeurs sur les parents. Les parents ciblés sont avertis qu’ils n’ont pas le droit de parler de leur affaire à qui que ce soit. Mais en réalité ils ont tout de même le droit d’en parler à des particuliers pour obtenir des conseils et du soutien. Ceux qui ont suffisamment de courage pour protester sont emprisonnés pour leur impertinence, c’est le sort de plus de 200 parents par an selon Harriet Harmen, ex ministre déléguée à l’enfance (audition parlementaire).
Oui, les parents sont légalement bâillonnés lorsque leurs enfants, leurs bébés sont enlevés, ceci sous le prétexte de préserver le droit à la vie privée des familles et des enfants ! Bien sûr, les services sociaux ne s’embarrassent pas de cette préservation de la vie privée puisqu’ils font de la publicité pour l’adoption des enfants qu’ils ont enlevés, ceci avec photos en couleur et prénoms publiés dans le Daily Miror et d’autres périodiques. Les parents ne peuvent qu’être horrifiés de voir leur progéniture exposée à un public adoptant comme des chiens à pedigree !
C’est la RÉALITÉ de ce qui se passe actuellement pour les parents qui s’attirent le mécontentement du « système ». Quelles réformes concevoir ? Les travailleurs sociaux chargés de la « protection infantile » devraient remettre leurs fonctions à la police, et les tribunaux pour enfants disparaître en faveur des juridictions pénales lors des preuves d’atteinte aux enfants sont établies. C’était ainsi que les choses fonctionnaient et cela fonctionnait beaucoup mieux ! Les parents devraient avoir le droit de questionner leurs accusateurs et demander que des jurys populaires puissent trancher, leur parole ne devrait plus être censurée. Ce serait au moins une opportunité de mettre fin à de telles injustices. « 

Ian Josephs (ian@monaco.mc)
http://www.forced-adoption.com/introduction.asp  « PUNISHMENT WITHOUT CRIME !!! » (l’original anglais)

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C’est comme si je lis ma propre histoire avec la fin horrible d’adoption car un « tiers « digne » de confiance », en effet le délateur, a obtenu de cette façon déguisée l’adoption de notre fille ainée. Même les mesures proposées par Ian Josephs (en faveur des juridictions pénales) sont les miennes. Quoi dire d’autre si ce n’est que l’esprit totalitaire est propre aux humains soumis à la tutelle de l’État providence. Angleterre, comme la France est une vieille démocratie et les bureaucrates ont eu le temps nécessaire pour codifier leur pouvoir en tant que privilège d’ordre héréditaire. Donc il faut lutter non seulement contre le malaise concret – les SS, mais aussi contre le soubassement du système politique actuel plongé dans le dirigisme et l’interventionnisme qui permet une telle perversité comme l’existence des statuts du type « vache sacrée ».

A ce propos, comme je l’ai déjà fait dans mon article sur l’affaire Christopher, je vous recommande le film « Ladybird », sorti en 1994, du réalisateur anglais Ken Loach. Issu d’une histoire vraie, le film raconte le Golgotha d’une mère à qui les SS sans pitié ont retiré ses enfants. Elle avait quatre avec quatre hommes différents et elle habitait dans un foyer où elle a été logée par les SS. Un soir, en son absence, un incendie se déclare dans le foyer et brûle partiellement son aîné. Suite à cet événement, les SS retirent l’enfant, puis les trois autres. La femme déprime mais rencontre quelqu’un qui l’aime vraiment. Elle tombe enceinte de lui et donne naissance à une fille. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’une assistante sociale remarque que la maman s’est blessée au visage. La suspectant à tort d’être battue par son compagnon et en conséquence soumise et inapte à élever le bébé, les SS le lui emportent. Au tribunal la mère essaie de convaincre le juge qu’elle peut l’élever mais la décision est entérinée grâce au faux témoignage d’une voisine qui déteste la famille. Le couple a de nouveau un enfant mais à peine le bébé est né qu’une fois de plus les SS le retirent. Brisée, la femme essaie de se suicider. Finalement le couple finit par survivre aux épreuves et on apprend à la fin qu’ils ont eu encore trois enfants qu’ils ont pu gardés mais la mère n’a jamais revu les six premiers.

P.S. Ne croyez pas que la France est à l’abri de cette dérive monstrueuse. Je vous propose un extrait de la « pensé » du pédopsychiatre Maurice Berger l’auteur du livre « L’échec de la protection de l’enfance » qui a paru en 2004 aux éditions Dunod. :  » En France, nous laissons ces enfants dans une situation insoutenable. Ils sont en attente permanente que leurs parents manifestent un minimum d’affection à leur égard, et ils passent leur temps à vivre jusqu’à plus soif une angoisse d’abandon, (…). La seule solution consiste à leur proposer une autre parenté, psychologique, et un projet de vie permanent, soit sous la forme d’un placement familial qui devrait pouvoir être décidé jusqu’à la majorité, soit sous la forme d’une déchéance des parents suivie d’une adoption. Dès lors, il est indispensable que la législation change. « 

Boris Tanucheff

Que vont-ils devenir ?

Publié: 03/04/2011 dans B.T.rédaction, SS, Vidéo

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Que vont-ils devenir ?

Les numéros 391 et 392 de la revue « Économie et statistique » de l’Insee étudient une causalité entre le placement des enfants et la situation de SDF.

SDF parisien (c-reel sur Flickr)

Je passe sur les conceptions bourdieusiennes [relatif  aux thèmes du sociologue français Pierre Bourdieu*] pour me focaliser sur l’effet du placement de 150 000 enfants chaque année en France. Je me permets aussi de ne pas noyer le poisson en faisant des (dé)raisons desdits placements la cause première des désastres sur l’enfant devenu adulte. Ceci car les raisons exposées sont en réalité invoquées par les sévices sociaux et entérinées par la magistrature, elles sont donc loin d’être avérées.

* Les thèmes de Bourdieu sont dominés par l’analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales. Il insiste sur l’importance des facteurs culturels et symboliques dans cette reproduction et critique le primat donné aux facteurs économiques dans les conceptions marxistes. Il entend souligner que la capacité des agents (des fonctionnaires d’État, des « riches », des « aristocrates », des « artistes », d' »intelligentsia ») en position de domination à imposer leurs productions culturelles et symboliques joue un rôle essentiel dans la reproduction des rapports sociaux de domination. Ce que Pierre Bourdieu nomme la violence symbolique, qu’il définit comme la capacité à faire méconnaître l’arbitraire de ces productions symboliques, et donc à les faire admettre comme légitimes, est d’une importance majeure dans son analyse sociologique. (source Wikipédia)
Ce qui apparaît cependant est la socialisation tout à fait particulière d’enfants en dehors d’un contexte familial stable. À cet égard il apparaît évident que l’enfant placé vit sa situation comme celle d’un abandon avec l’influence que cela peut avoir sur l’estime de soi. Le contact avec d’autres enfants plus ou moins perturbés par leur situation est également fortement anxiogène d’autant que les foyers sont aussi des lieux de violence et d’abus de toutes sortes, que les familles d’accueil n’ont pas le droit de s’attacher aux enfants confiés. La relation à l’adulte est a-familiale, les fonctionnaires de l’aide sociale à l’enfance étant tout sauf des référents familiaux et des modèles auxquels s’identifier. Au mieux l’enfant se créé son univers et ses propres repères, au pire il y subit de graves maltraitances dans l’indifférence, voire avec la complicité de ceux qui sont censés le protéger, le faire grandir et qui sont pour lui des images d’autorité dévoyée.  
On peut donc comprendre les rapports à l’autorité difficiles, et même les comportements anomiques [d’Anomie – le terme est introduit par Émile Durkheim dans son ouvrage De la division du travail social pour décrire une situation caractérisée par l’effacement des valeurs morales et civiques (d’où le dérèglement d’ordre social) et le sentiment d’aliénation associé à cette perte] adoptés par nombre de ces enfants devenus adultes ; leur rejet de tout système socialisant à commencer par l’univers du travail et quelquefois même la structure familiale vécue comme une charge de responsabilité impossible à assumer.
Ainsi la sortie des circuits aliénants des services de « l’aide à l’enfance » conduit souvent à la marginalisation et cela d’autant plus que le placement a été long : 40 % des 18-24 ans ayant subi un placement se retrouvent un moment donné clochards, contre 2 % de la population totale. Pire encore, cette population clochardisée de victimes de l’ASE (aide sociale à l’enfance) développe souvent des troubles mentaux et une forte dépendance à l’assistanat. La clochardisation n’est donc pas une façon de vivre son autonomie, mais une incapacité d’assumer des responsabilités même quand une perche est tendue.

Cette population est donc fortement stigmatisée pourtant le jeune devenu clochard n’est pas un fainéant ou simplement un rebut de la société mais une victime des sévices sociaux. Il est tout simplement incapable de sortir facilement des représentations que lui ont imposé ses éducateurs de par les conceptions sociales qui sont les leurs, mais également du statut qu’ils lui ont imposés. La fréquence des suicides dans cette population est donc évidemment double à la fréquence moyenne des suicides en France. Ces drames peuvent aussi se dérouler durant les placements, une étude des sociologues Pronovost et Leclerc menée au Québec montre que 54 % des suicides sont consécutif à des refus de placement par le jeune, attaché à son milieu familial.

Les 60 % restant des enfants placés s’insèrent davantage, pire serait difficile. Mais ils restent en général très dépendants de l’assistanat et sont touchés par des troubles psychologiques. Dans les conceptions bourdieusiennes de l’analyse produite pour le compte de l’INSEE, est évoquée une volonté de tabler sur un capital santé dont la défaillance serait un atout puisqu’elle  » ouvre droit à des prestations ou allocations, par exemple accident du travail ou allocation adulte handicapé « . Il aurait été bien plus simple de dire que l’enfant devenu adulte cherche à attirer l’attention par ses souffrances et a été conditionné à la prise en charge de ses besoins. Certes nous le sommes tous plus ou moins dans le cadre d’un État Providence qui émousse la responsabilisation et l’initiative individuelle.
Enfin n’oublions pas dans ces 60%, les enfants touchés par l’effet résilience* et rendus plus forts dans leurs épreuves. Cependant la fonction de l’ASE et des juges des enfants n’est pas de faire du darwinisme social [doctrine évolutionniste qui postule que la lutte pour la vie entre les hommes est l’état naturel des relations sociales est la source fondamentale du progrès] en cassant irrémédiablement la moitié des enfants qui passent entre leurs mains pour en faire naître une petite élite.
* La résilience (à l’origine, un terme qui explique la résistance des matériaux aux chocs) est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. La résilience serait rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et à l’encadrement médical d’une thérapie, d’une analyse. (source Wikipédia)

Nous pressentions dans notre chair la monstruosité du système mis en place au nom de « l’aide à l’enfance », avec le recul les statistiques confirment ce pressentiment, tout en brouillant une réalité et des responsabilités par l’usage d’un jargon pseudo sociologique. Mais le constat fait, le dossier se referme comme si nous avions affaire à une fatalité.
Ah c’est vrai, ce ne sont pas les services de l’État qui vont couper la branche sur laquelle ils posent leur prose. Il faut bien 8 milliards d’euros par an pour faire vivre tout ce petit monde et assurer la reproduction de la pauvreté et du malheur, c’est là le gagne-pain de l’ASE et d’une certaine magistrature qui se range à leurs positions au mépris des familles : Ils aiment tellement les pauvres qu’ils en créent par centaines de milliers.
Xavier Collet
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Addendum :
Ensemble de réflexions très justes, auxquelles je me permettrai d’apporter un argument supplémentaire, valable y compris voire surtout en entrant dans le jeu des tenants de l’interventionnisme social :
En effet, même si les « raisons » qui motivent le placement d’un enfant étaient de même nature que celles qui peuvent conduire quelqu’un à la marginalité, même si tous les enfants placés avaient avant le placement « vocation » au malheur, alors de toute façon le système fait la preuve de sa totale inefficacité. Et plus il se prétend le bon système, plus la statistique lui fait mal.
Comme souvent, mais de façon encore plus énorme cette fois, les « études » commandées par des fonctionnaires à d’autres fonctionnaires pour prouver l’utilité d’un groupe de parasites se retournent contre leurs commanditaires. A la fin ça finira peut-être par se voir…
Pascal Titeux
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« Rencontre avec des enfants de la DDASS » – une enquête de TF1 diffusée le 20 avril 2010
140 000 enfants sont pris en charge chaque année par l’aide sociale à l’enfance – l’ASE. Autrefois on les appelait les enfants de la DDASS. Que sont-ils devenus ? Vous souvenez-vous des propos de l’inspecteur général des affaires sociales qui disait sur France 2 que la moitié des placements d’enfants (70 000), en institutions ou en familles d’accueil, pourrait être évité, donc qu’il est injustifiable ? Comment dans se cas ne pas croire que 40% au moins des SDF d’aujourd’hui sont des anciens enfants de la DDASS (ASE) ? 
Au nom de la protection de l’enfance, ses enfants ont été retirés à leurs parents et ils ont perdu tous les liens et repères identitaires et culturels avec leurs origines. Ils ont subi une rupture affective grave avec toutes les conséquences pour leur santé psychologique et ils ont oublié ce qu’est une vraie famille. Alors soit ils deviennent des parents qui à leur tour risquent de se voir privés de leurs enfants car ils ne pourront leur transmettre ce qu’ils n’ont pas reçu, soit ils deviennent SDF car la société, dont les règles, à cause de leur enfance gâché, ils ne connaissent pas vraiment, les rejette. (Boris Tanusheff)

Guide du signalement

Publié: 31/03/2011 dans B.T.rédaction, SS

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Guide du signalement – les « bonnes » pratiques

Nous ne somme ni dans les années 30/40 du siècle dernier, ni en 1984 d’Orwell et pourtant certaines habitudes ont la vie dure – par exemple, celles liées à la dénonciation pudiquement travestie aujourd’hui en signalement.

La justice guid(é)e » d’après Arner

Leurs fidèles promoteurs ne sont autres que les Conseils Généraux qui ont pris sur eux la tache d’éditer le soi-disant Guide pratique du signalement qui traduit la vision institutionnelle en la matière. Il suffit de le lire pour se rendre à l’évidence que nulle famille n’est à l’abri des se(r)vices sociaux.

Extraits avec commentaires du Guide pratique (CG du Cher) : prévention en faveur de l’enfant et de l’adolescent, loi du 5 mars 2007 :

 » Les rencontres dans le cadre des préventions des risques sur l’enfant lors des visites médicales obligatoires sont au nombre de 5 entre 4 et 15 ans.  » Ces temps de rencontre ne doivent pas se limiter, dans leur contenu, à un aspect purement médical, mais constituent l’occasion d’aborder plus largement le contexte de vie, les relations de l’enfant avec ses parents et avec autrui, les aspects quotidiens d’ordre éducatif, social, économique, culturel « . – On peut ici noter le caractère inquisitoire de ces visites obligatoires. L’enfant est interrogé et ses propos sont interprétés, ce qui dépasse le cadre d’examen médical.

 » En ce qui concerne plus particulièrement les adolescents et les jeunes adultes, la vie sexuelle et affective ne peut être considéré uniquement sous l’angle des risques que constituent les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. Cette approche réductrice invalide le dialogue avec le jeune alors que l’apprentissage de la vie sexuelle est un temps important du développement de l’adolescent et de préparation à son rôle futur de parent. «  – L’ouverture à la sexualité qui est préconisé dans ce passage, sans approche culturelle, ouvre la porte et à la  sensibilisation à l’homosexualité.

 » En cas de danger immédiat ou de suspicion de danger immédiat concernant un mineur ayant abandonné le domicile familial, le service peut, dans le cadre des actions de prévention, pendant une durée maximale de soixante-douze heures, accueillir le mineur [la loi du 5 mars 2007], sous réserve d’en informer sans délai les parents, toute autre personne exerçant l’autorité parentale ou le tuteur, ainsi que le procureur de la République. Si au terme de ce délai le retour de l’enfant dans sa famille n’a pas pu être organisé, une procédure d’admission à l’aide sociale à l’enfance ou, à défaut d’accord des parents ou du représentant légal, une saisine de l’autorité judiciaire est engagée. (…) Si au terme des 72 heures l’adolescent ne réintègre pas le domicile familial, la cellule départementale de recueil des informations préoccupantes doit être avisée. «  – L’organisation de l’accueil des jeunes fuyards est en quelque sorte incitation à rupture familial.  D’autant plus que cette possibilité d’hébergement en dehors de la famille est expliquée aux adolescents, souvent en  crise de maturité, qui n’ignorent pas qu’ils peuvent obtenir une fausse indépendance en accablant leurs parents. 
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 » Il convient donc de parcourir avec attention le Guide du Signalement du Cher afin de comprendre comment des familles peuvent se retrouver dans le collimateur des travailleurs sociaux. Un certain nombre d’éléments alertant la suspicion ne manquent pas de nous alerter.

D’abord il est conseillé  » au moindre signe et le plus tôt possible de croiser des informations sur les familles à travers un réseau de travailleurs sociaux, de personnels de l’éducation familiale, d’équipes de prévention « . Nous verrons là qu’il suffit de déplaire, d’avoir une discussion un peu sèche avec un des personnels du réseau pour rentrer dans un système de fiches, ceci comme il l’est dit dans le guide afin d’ »éviter un signalement ». La démarche est donc bien inquisitoire et des informations qui devraient faire l’objet du secret professionnel peuvent être mises en commun.

Pour tomber sous le coup de l’inquisition des services sociaux de l’enfance, il faudra par exemple avoir déclaré que sa grossesse était difficile, l’avoir déclarée tardivement, n’avoir pas encore prévu de crèches ou de nounou lors de la gestation. Voila déjà des points d’alertes qui font soupçonner une maltraitance prénatale, à ceux-ci on peut ajouter des antécédents obstétricaux, une fausse couche. Pire, si lors de la grossesse vous avez eu des mots voire rompu avec votre compagnon, si votre travail vous fatigue, que vous êtes mal hébergée ou que vous avez déjà eu un enfant l’an passé alors les services sociaux vous présumeront mauvaise mère.  

Votre situation intime sera décortiquée, on voudra en savoir plus vous concernant. Le personnel de maternité sera prié de vous avoir à l’œil. Le guide de la maltraitance préconise ainsi d’observer les conditions de la naissance et le séjour en maternité. Un accouchement pénible, prématuré ou retardé, l’absence de layette, un enfant mal-formé de naissance, danger. Une mère fatiguée par l’accouchement, qui demande à ce que l’enfant soit mis une nuit en néonatalogie pour qu’elle puisse dormir, aïe, le noter, danger encore. Une mère déprimée, au chômage, qui tient des propos inadapté selon le personnel présent, voila des situations qu’il convient aussi de noter, on ne s’étonnera pas ensuite que le bébé ait des troubles alimentaires ou du sommeil : élément à rajouter également.

Déjà noté par le personnel de maternité, ou pas noté du tout ? Il est maintenant temps de solliciter les personnels de crèche ou les assistantes maternelles. Est-ce que l’enfant est quelquefois absent à la crèche ou auprès de la nounou pour être confié à la grand-mère ou autre ? Les parents ont-ils eu des mots avec les personnels, suite à une grève par exemple ! Changent-ils l’enfant de nounou ou de crèche ? Ont-ils oublié de présenter le carnet de santé ?

Les éléments ultérieurs sont plus difficiles à obtenir, il faudrait les vérifier avec la maîtresse, les voisins, voire un des parents en cas de divorce. Les signes d’alerte sont l’exploitation des enfants, ainsi on cherchera à savoir si la grande sœur a donné un biberon ou à aidé à habiller le petit dernier, si on lui fait jouer le rôle de « petite maman », si les enfants sont stressés parce que les parents leur confient leurs problèmes. Là on peut parler de maltraitance, d’autres éléments recueillis en amont permettent un signalement. Faire participer les enfants à des tâches familiales n’est pas normal et ce qui l’est encore moins c’est de les faire s’investir dans le travail scolaire, le guide parle là de « surinvestissement », mais l’échec scolaire aussi est préoccupant, peut-être moins mais tout de même.

En fait tout est préoccupant :  » l’enfant mange trop, ou pas assez chez lui, à signaler ; il ne va pas suffisamment voir son médecin ou il y va trop souvent «  là c’est sûr un des parents souffre de Münchhausen ; il est trop propre, il ne l’est pas assez ; les parents sont trop près de leur enfant ou pas assez ; vos enfants pleurent quand vous les amenez à l’école, ou au contraire ils ne vous prêtent plus attention. Ils sont souffre-douleur en classe, c’est parce qu’ils ne sont pas comme les autres, voila qui est aussi inquiétant.

On oubliera évidemment le principe de subsidiarité, ce n’est plus aux parents d’éduquer leurs enfants. C’est aux travailleurs sociaux  » d’observer les méthodes éducatives des parents «  donc a fortiori de définir ce qu’il convient d’apprendre et la façon d’éduquer. Si vous n’avez pas les mêmes conceptions éducatives que celle d’un éducateur FSU [Fédération Syndicale Unitaire (ancrée à gauche) est la première organisation syndicale en France de l’enseignement] vous serez « élitiste », vous ferez porter un stress scolaire sur votre enfant, vous savez le fameux « surinvestissement » vu plus haut !

Vous participez peut-être à la reproduction sociale des élites si vous venez d’un milieu « bourgeois », ou encore vos reporterez le stress de votre échec social sur votre enfant si vous voulez pour lui une meilleure vie. En tout cas vos principes éducatifs seront « rigides », vous serez « intolérants », de droite, pire libéral voire raciste, surtout si certains professeurs apprennent que vous avez remis en cause devant votre enfant une partie de leurs cours :  » c’est ton père qui t’a dit ça ? « . On pourrait même dire de vous que vous auriez confié que votre enfant pourrait avoir le bac à 12 ans en considérant sa maturité et la dégradation continue du niveau de ce diplôme. Que vous l’ayez dit ou non, cela sera noté dans la rubrique  » exigences éducatives excessives ou disproportionnées à l’âge de l’enfant « . Et si vous pensez qu’il écrira sans faire de fautes avant le bac là aussi vos exigences sont excessives et disproportionnées.

Pour résumer les travailleurs sociaux peuvent signaler n’importe qui, ils s’arrogent là un rôle incompatible avec l’existence d’un État de droit. D’autant que la consultation des parents, leur écoute est très aléatoire, pire l’éducateur interprétera toute parole. S’il existe de bons éducateurs alors on les cherche, en tout cas on a déjà trouvé des Marina Petrella [terroriste et assassin en Italie, elle est devenue assistante sociale en France] en liberté qui se reconnaissent en elle et pétitionnent en sa faveur, d’autres encore qui grattent du papier, multiplient les signalements pour que l’on ne réduise pas les postes.

Il est temps de mettre en place un guide du signalement des travailleurs sociaux et cela pour le bien de leurs missions. L’expérience de parents au-dessus de tout soupçons qui témoignent de drames familiaux déclenchés par des travailleurs sociaux indélicats faire ressortit systématiquement des comportements semblables lourdement fautifs. / Xavier Collet « 

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Le guide de signalement ou la méthodologie de la dénonciation

Le « signalement » d’après Mazhoudi

L’extrait qui suit est en provenance du guide de référence dans la matière de dénonciation. Mais pourquoi un tel rappel de la « bonne » pratique exercée à nos dépends ? La réponse n’y est pas si on n’est pas prêt à faire actionner des leviers différents de ceux du quotidien. 

Quelle est par exemple le besoin de savoir qu’un train arrive à l’heure ? – ceci n’est pas une nouvelle, n’est-ce pas ? Une nouvelle peut-être pas mais une inquiétude si, si le train en question est régi par une administration dévouée plus à son statut – être au service de l’État, qu’à son but – être au service des passagers. C’est ce mode de fonctionnement soumis inconditionnellement aux instructions qui expliquerait pourquoi pendant la deuxième guerre mondiale la SNCF allemande (DB), au lieu de saboter sa tache, acheminait avec une précision horlogère les convois des SS vers les camps de concentrations.
Mais revenons à l’heure actuelle de l’administration français et son manuel de bonnes actions. Il est censé préserver nos enfants des « méchants ». Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas mais quand on sait que moins de la moitie des familles ont « mérité » qu’on retire leurs enfants, on est en droit de se poser la question pourquoi un tel comportement de type commando d’assaut qui n’hésite pas pour préserver une vie d’écraser une autre. Visiblement le doute est étranger aux descendantes des Montagnards qui, animés par ses intentions statutaires, exercent sur leurs concitoyens, insuffisamment sensibles selon eux à leur discours, un pouvoir reposant sur la force et la répression… Oups! Il fallait écrire prévention au lieu de répression.
Pourtant une maxime de la justice classique nous enseignait que c’est mieux d’avoir un coupable en liberté qu’une dizaine d’innocents en prison. Seulement voila, c’était autrefois quand la morale officielle reposait encore sur des valeurs personnelles et sur la foi en autrui et non pas sur celles de l’administration dit républicaine, c’est-à-dire, sans foi. La présomption d’innocence, quel bavardage ! L’esprit cartésien ne peut pas se permettre de perdre du temps avec ses aprioris infondés alors qu’il s’agit d’imposer la raison d’État par les zélés serviteurs des services sociaux (les SS), les sans-culottes en costume cravate de l’époque moderne.
Maintenant vous comprenez mieux pourquoi j’ai voulu vous présenter ce guide. – Pour pouvoir vous montrer ce qui n’y est pas – la compréhension des problèmes, la compassion envers les familles, le doute dans la culpabilité, l’envie d’aider au lieu de sanctionner. Pire, il incite à la dénonciation (« délicatement » nommée ici signalement) à tout va, menace si on ne le fait pas et même trouve une excuse pour les dénonciations calomnieuses. – C’est à vous d’en juger :  


 Guide de bonnes pratiques – du signalement au procès
Ministère de la Justice – décembre 2003 (extrait)
L’objectif de ce guide est de mettre en valeur les bonnes pratiques permettant d’accroître l’efficacité des circuits d’information, de constatation et de prise en charge des mineurs victimes et de les étendre au plan national. Il s’agit aussi d’éviter que certains enfants ne risquent, en raison de dysfonctionnements, d’être privés de la protection dont ils ont besoin et à laquelle ils ont droit. / Sans distinction entre les critères idéologiques et fonctionnels de ce qu’est un dysfonctionnement, le « signalement » devient un moyen pour les « acteurs » sociaux de juger arbitrairement les familles.
Le signalement doit donc être entendu comme un écrit objectif comprenant une évaluation de la situation d’un mineur présumé en risque de danger ou en danger nécessitant une mesure de protection administrative ou judiciaire. / A un  secteur qui est largement gagné par l’idéologie collectiviste est laissé la possibilité de déclarer tout comportement plus au moins individualiste comme potentiellement dangereux.

Le signalement part avant tout de l’évaluation de l’enfant. Celle-ci s’élabore notamment à partir des entretiens de l’ensemble des proches (famille, parents amis) et des professionnels gravitant dans la sphère de l’enfant. A ce titre, des cellules de signalement sont mises en place au sein des services de l’aide sociale à l’enfance dans de nombreux départements. / Puisque l’initiative individuelle n’est pas facile à évaluer on met en place des structures superviseurs pour mieux organiser la dénonciation, pardon, le signalement – après tout, l’expérience du siècle dernier dans ce domaine  est abondant.
Le constat de l’absence d’éléments psycho-sociaux dans les dossiers judiciaires est parfois à déplorer. Or la prise en considération du contexte familial est un élément important à prendre en compte dans le signalement.  /  On est en présence de l’aveu que devant les tribunaux souvent les familles sont envoyées sans moindre preuve d’un trouble d’ordre psychique, social ou éducatif (c’était notamment le cas de ma famille), exigée pour que la loi soit appliquée, mais que ce constat n’inquiète pas outre mesure les éditeurs du guide.

Le parent est très revendiquant et agressif. Il est le premier à envisager un signalement judiciaire. Il n’en reste pas moins que, dans une famille où cette allégation est utilisée pour régler le problème de la garde, l’enfant concerné est en grand danger psychologique. Ceci fournit donc matière à travail éducatif, voire à signalement judiciaire pour obtenir une mesure de protection. Ces allégations peuvent aussi prendre place dans un conflit parent-institution…, l’institution accueillant l’enfant pouvant être une crèche, l’école, un foyer de l’Aide sociale à l’enfance et surtout un placement (la famille d’accueil étant alors au centre du conflit). / Voici noir sur blanc comment sont considérés a priori les parents par les institutions. Fini les blablas de la quelconque présomption d’innocence. Et surtout il ne faut pas les croire quand ils se plaignent de l’école ou de la famille d’accueil.

La phase de l’évaluation ne peut pas toujours se réaliser de façon complète notamment en cas d’urgence lorsque la gravité de la situation de l’enfant nécessite une mesure de protection immédiate. Dans ce cas, le parquet peut prendre une mesure de placement provisoire ou saisir le juge des enfants en urgence qui pourra par exemple placer le mineur à l’Aide sociale à l’Enfance. / Pas d’inquiétude non plus sur le bien fondé du « signalement ». On fonce la tête baissée, on brise psychologiquement l’enfant et ses parents, on détruit leur vie familiale et on réfléchie après.

D’une manière générale, la loi impose à chacun de ne pas se taire et d’agir lorsqu’il a connaissance de la situation d’un enfant en danger. L’article 434-3 du code pénal oblige quiconque, ayant connaissance de privations ou de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles infligés à un mineur de 15 ans, ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, à en informer les autorités judiciaires ou administratives. Par ailleurs, le code pénal réprime à la fois l’omission d’empêcher une infraction (article 223-6 alinéa 1er) ainsi que l’omission de porter secours (article 223-6 alinéa 2). / Quel rappel ! Gare à ceux qui ne sont pas assez zélé dans leur tache de dénonciation. Mieux vaut être le bourreau d’une famille qu’être la victime de sa propre compréhension et compassion envers autrui.

Le médecin doit être le défenseur de l’enfant lorsqu’il estime que l’intérêt de sa santé est mal compris ou mal préservé par son entourage. (…) Lorsqu’un infirmier ou une infirmière discerne dans l’exercice de sa profession qu’un mineur est victime de sévices ou de privations, il doit mettre en œuvre les moyens les plus adéquats pour le protéger, en n’hésitant pas, si cela est nécessaire, à alerter les autorités médicales ou administratives compétentes lorsqu’il s’agit d’un mineur de quinze ans. / C’est un vrais privilège pour le personnel médical la possibilité de travailler dans le secteur public. Même un  simple infirmière peut devenir juge et faire basculer le destin d’une famille.

La levée du secret professionnel pour les mineurs victimes – Elle concerne notamment : Celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu’il s’agit d’atteintes sexuelles dont il a eu connaissance et qui ont été infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique. / Dans son interprétation administrative, le secret professionnel n’est là que pour ceux qui n’ont pas besoin d’en avoir et tout le monde peut subjectivement se donner  une raison pour le détruire.

De plus, aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcée du fait du signalement de sévices par le médecin aux autorités compétentes dans les conditions prévues à l’article 226-14 du code pénal. / Dans le serment d’Hippocrate il est dit :  » Je n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.  » ;  » Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. « . Mais un petit signalement de rien du tout, à tout va, qui en plus reçoit l’onction de l’administration, exempte les médecins de leur serment, n’est-ce pas ?

Le rappel des textes autorisant la levée du secret professionnel démontre que les poursuites de cette nature n’ont pas vocation à prospérer. Article 434-3 du code pénal. Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l’article 226-13. / C’est toujours bon à savoir qu’on ne risque presque rien si s’adonne pleinement à l’activité de dénonciation.

En effet, il résulte des dispositions de l’article 226-10 du code pénal que la constitution du délit de dénonciation calomnieuse implique que la personne dénonçant les faits sache au moment de cette dénonciation que ces éléments sont partiellement ou totalement inexacts. Seule une dénonciation faite de mauvaise foi qui aurait connaissance du caractère mensonger des éléments dénoncés pourrait donner lieu à des sanctions pénales du chef de dénonciation calomnieuse. Cet élément de la nécessaire mauvaise foi tend à protéger la quasi intégralité des personnes signalantes. / Tiens, tiens, si on compare le nombre insignifiant des personnes condamnées pour une dénonciation calomnieuse avec le fait officiellement constaté que la moitié des enfants concernés par leur « signalement » sont injustement placés, on s’aperçoit que le secteur du social est plein des gens de bonne foi mais ignorants puisqu’ils ne sont pas capable de faire la distinction entre la réalité imaginaire créé par leur désir de « servir » et la réalité réelle.

Mettre en place une véritable politique de signalement ! Des initiatives pertinentes peuvent être relevées comme l’élaboration de guide de signalement réalisé souvent conjointement par des conseils généraux, des juridictions, des départements, des inspections académiques. / Voila ce qui est vraiment fort, cela nous amène au moins 80 ans en arrière. … Et dire après que l’administration est insensible aux sentiments, qu’elle est indifférente à la nostalgie.

Les professionnels qui signalent des faits de maltraitance sur mineurs doivent être informés en retour des suites administratives ou judiciaires qui leur ont été données. (…) Dans cet esprit, des accords ont été mis en place entre l’Éducation Nationale et l’Aide Sociale à l’Enfance afin qu’un retour d’information systématique soit effectué dans le cadre des protocoles ou conventions signés au niveau départemental par la justice, le conseil général et l’éducation nationale. / Coopération ou collaboration ? A vous de vous faire une idée.

Il est en effet important d’associer les parents si possibles aux mesures d’aide et de soutien qui seront prises et recueillir l’adhésion parentale. Exception sera faite à ce principe dans les cas où l’information peut mettre l’enfant en danger et/ou entraver le cours de la justice. Ainsi, lorsqu’il y a un risque d’interférence sur le déroulement d’une enquête pénale, l’information des parents est différé. / Ah cette exception qui est si pratique quand il faut confirmer la règle.

Le signalement à l’autorité administrative – Il doit être effectué dans tous les cas où après une évaluation, une équipe pluridisciplinaire soupçonne un risque de danger pour l’enfant sans forcément que les faits soient avérés. / Vous n’attendiez pas quand même que le chiffre de presque 100 000 enfants placés abusivement est du à un travail d’investigation véritable ? Ce qui compte pour les Conseils Généraux c’est de préserver les emplois qui sont liés au placement.

Si l’expertise du mineur victime, tant sur le plan médical que sur le plan psychologique, constitue une nécessité, elle est souvent perçue comme une agression par celui-ci. Or il s’avère que les procédures judiciaires témoignent souvent d’une multiplication des expertises, parfois à titre privé. Ce phénomène est préoccupant car il est de nature à aggraver les souffrances du mineur victime, à remettre en cause la pertinence des expertises entreprises et à ne pas identifier les véritables causes des traumatismes du mineur. / Quand on stigmatise les contre-expertises des parents qui cherchent à rétablir la vérité comme une « phénomène préoccupant » il y a en effet de quoi s’inquiéter, mais pas pour l’enfant  qui est déjà dans la souffrance causée par l’intervention des SS, mais pour le système démocratique tout court. Car les régimes totalitaire sont ceux qui prétendent de tenir la vérité dite de la dernière instance.

L’article L.226-3 du Code de l’action sociale et des familles fixe les limites de l’intervention administrative et judiciaire. Lorsqu’un mineur est victime de mauvais traitements ou lorsqu’il est présumé l’être, et qu’il est impossible d’évaluer la situation ou que la famille refuse manifestement d’accepter l’intervention du service de l’Aide sociale à l’Enfance, le président du conseil général avise sans délai l’autorité judiciaire. / Donc, soit vous vous inclinez devant le fait que désormais vous êtes considérer, pour de vrai ou seulement présumé, par les SS (se(r)vices sociaux) comme des parents indignes, soit ils vont vous trainer devant la justice ce qui ne fera que compliquer les choses pour votre famille. Or,  » Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance. « .

Boris Tanusheff

Sureffectif de l’ASE

Publié: 31/03/2011 dans SS

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Sureffectifs de l’Aide Sociale à l’Enfance

Face à des abus manifestes de placements d’enfants par les sévices sociaux, le Conseil de l’Europe a publié une brochure titrée « Droits des enfants placés et en situation à risque ». Il y est conclu en substance que les enfants devraient grandir dans leur famille, un rappel nécessaire au principe de subsidiarité qui nous tient à cœur et selon lequel l’Etat ne peut s’ingérer dans nos vie qu’en cas d’absolue nécessité.

Assistant social

Les conclusions du Conseil de l’Europe sont que même dans ces cas de nécessité, les autorités publiques devraient mettre en place des aides adaptées et non systématiquement recourir à des placements.

Soyons lucides, il n’est pas nécessaire que les familles connaissent de véritables problèmes pour que des ingérences soit constatées. Il faut bien que les fonctionnaires de la misère sociale puissent travailler ! Ils n’hésiteront donc pas à se saisir d’office ou sur dénonciation malveillante pour des maltraitances dont la définition est élargie à l’extrême allant de la baffe éducatrice aux harcèlements aux devoirs des parents. Evidemment il existe de véritables cas de maltraitances pour lesquels une intervention rapide est indispensable, mais les professionnels des sévices sociaux sont incapables de gérer des maltraitances organisées dans des milieux à risques.
Il existe effectivement des situations plus simples et les exposant moins. Ces situations leur ont permis en toute impunité de placer 40 000 enfants en France pour des motifs injustifiés. Cela fait plus de 10 ans que l’Inspection Générale des Affaires Sociales évoque cette situation dans ses rapports et qu’en face les syndicats des sévices sociaux mettent en avant ce principe de précaution dévoyé qui voudrait que le doute profite aux placements.
Les procédures judiciaires prennent alors le pas sur les procédures administratives. Et même ces procédures administratives dégénèrent en procédures judiciaires au bon vouloir des assistantes sociales en face desquelles les parents ne se sont pas assez rapidement mis à genoux. En effet, il est complètement ahurissant de voir des parents respectables s’humilier devant quelques idiotes fouineuses et autoritaires dont les pouvoirs usurpés dans notre société sonnent comme une revanche sociale pour ces laissées pour compte de l’intelligence.
Une fois qu’elles ont déclenché l’engrenage infernal et envoyé leurs enquêtes à charge sur la foi du risque quelque infondé soit-il, alors les tribunaux sont saisis en urgence et instruisent sur les seuls éléments à charge. L’issue en est le placement de l’enfant en foyer ou une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO), dans les deux cas l’enfant est supposé en grave danger donc les parents sont considérés comme indignes ! Ainsi aux 40 000 enfants placés sans justification on peut en ajouter le même nombre en famille d’accueil ou sous liberté surveillés chez un « tiers de confiance » ou encore dans la famille. On atteint alors le chiffre d’au moins 100 000 parents considérés à tort comme indignes !
Le coût moral de telles mesures est impossible à chiffrer : dépressions, suicides, avenirs gâchés pour les enfants.
Il est plus facile d’en chiffrer le coût financier et d’en identifier les bénéficiaires. Ainsi selon l’association de défense des enfants placés, le « Fil d’Ariane », la procédure de signalement d’enfant en danger coûte 5 000 euros en frais de justice, autant de gagné pour les magistrats. Le placement qui s’en suit coûte à la collectivité 1 500 euros par mois et par enfant, autant d’argent gagné dans le business des familles d’accueil, voire le double 3 000 euros pour un placement en foyer, ça c’est le business des éducateurs (chiffres actualisés du rapport du Conseil d’analyse économique rédigé par Evelyne Sullerot et Michel Godet en 2001).
On commence à comprendre un peu mieux l’intérêt des placements abusifs. Sans eux combien de poste d’éducateurs, d’assistantes sociales seraient supprimés ? Et que deviendrait alors cette pléthore de salariés dont une bonne partie ne peut espérer mieux qu’une reconversion dans le marketing téléphonique ?
Xavier Collet

Financement public

Publié: 28/03/2011 dans B.T.rédaction, SS, Vidéo

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Financement public des associations familiales : 27 millions en 2010

Alors qu’un enfant, quelque part dans le monde, meurt de faim toutes les 5 secondes…

 

L’UNAF, l’Union nationale des associations familiale, reçoit des subventions à hauteur de 26 757 615, 32 euros en 2010. Ce financement est calculé sur la base de 0,1 % de la masse des prestations familiales.

Ils sont aussi des enfants
L’UNAF est l’association qui détient le monopole de la représentation des familles de France. L’argent provient du ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique.

 » Au titre de la répartition du fonds spécial destiné au financement des unions d’associations familiales au titre de l’année 2010 «  :

* 6 303 683,83 € pour l’Union nationale des associations familiales, UNAF.
* 14 708 595,59 € pour les Unions départementales des associations familiales, UDAF (soit 148 572 € en moyenne par association départementale).

Les UDAF sont chargées à l’ échelon départemental, des mêmes missions que l’UNAF. Il y a une UDAF par département. La liste des subventions, département par département est ici.
* 1 575 920,96 € alloué aux fédérations nationales, confédérations nationales et associations familiales nationales.

En 2004, la Cour des comptes constatait que ce financement public  » garantissait automatiquement plus de 80 % de ses ressources de fonctionnement, indépendamment de ses besoins réels et des actions entreprises, alors que de telles subventions doivent être accordées en fonction d’objectifs prédéfinis et pour des actions donnant lieu à évaluation « . Et  » critiquait tout particulièrement le fonctionnement et la gestion «  des subventions.

Depuis 1945, l’UNAF et les UDAF sont les partenaires institutionnels des pouvoirs publics dans tous les domaines de la politique familiale. Elles sont reconnues d’utilité publique. Le réseau compte également 22 URAF (Unions régionales des associations familiales). Au regard de la loi, elles représentent officiellement, auprès des pouvoirs publics, l’ensemble des familles sans exception, et pas uniquement les adhérents des associations familiales.

8 000 associations sont membres de l’UNAF regroupant 800 000 familles (source UNAF), soit près de 12 % seulement des familles allocataires de prestations familiales ( 6,7 millions au 31.12.2008). Il appert de ces données que l’UNAF n’ est guère représentative des familles françaises.

Les principaux membres de l’UNAF sont (source Wikipédia) :
* Familles rurales
* Familles de France
* Confédération syndicale des familles (CSF)
* Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC)
* Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL)
* Union des familles laïques (UFAL)
* Associations familiales protestantes (AFP)
L’UNADFI est associée à l’UNAF.

Le document du Journal officiel. – Le rapport de la Cour des comptes sur l’UNAF (daté du 08.02.2007).

Jean-Baptiste LEON  (publication l’Observatoire des subventions) : 
http://www.observatoiredessubventions.com/2010/unaf-27-millions-de-subventions-en-2010/

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Je vous propose l’extrait d’un article publié le 13 novembre 2010 dans Corsematin : « Pierre Olmeta, directeur de la Ddiss de Haute-Corse écroué à Marseille » (Boris Tanusheff)

Pierre Olmeta (photo illustrant l’article)

 » La journée d’hier a été très longue pour le directeur de la Direction des interventions sociales et sanitaires (Ddiss) de Haute-Corse. Pierre Olmeta a été longuement entendu par le juge Charles Duchaine, magistrat instructeur de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille en charge d’une information judiciaire sur des malversations commises au conseil général de Haute-Corse.

À l’issue de son audition durant laquelle il a reconnu une partie des faits, Pierre Olmeta a été mis en examen pour « détournement de fonds publics ». Le haut fonctionnaire, dont les intérêts sont défendus par Me Jean-Louis Seatelli du barreau de Bastia, a ensuite été écroué à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille. (…)

Les gendarmes de la section de recherches, qui ont également procédé à des perquisitions au siège de cette direction départementale à Bastia, enquêtent sur des passations de marchés publics présumées frauduleuses entre la Ddiss de Haute-Corse et des entreprises des Bouches-du-Rhône.


Des dirigeants de ces entreprises ont été mis en examen pour « faux » ou « complicité de détournement de fonds publics » et placés sous mandat de dépôt. Un groupe de personnes dont un cousin germain de Pierre Olmeta est suspecté d’être l’un des pivots car il serait derrière ces différentes sociétés « .

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Le cheval de Troie du Conseil Général

Le cheval de Troie

Je crains les Grecs, surtout lorsqu’ils font des présents :  » Timeo Danaos et Dona ferentes « . C’est ainsi que le grand prêtre de Troie voulu dissuader ses concitoyens de faire entrer le cheval de Troie dans leur citadelle imprenable. Nous connaissons la suite et cette stratégie fonctionne toujours avec ce nouveau cheval de Troie qu’est l’Etat Providence dissolvant l’autonomie des familles, les érodant par un assistanat, une dépendance propre à mettre à mort l’institution parentale et le respect de l’intégrité familiale que d’aucuns considèrent comme une institution bourgeoise rétive à l’autorité des pouvoirs politiques.

Faisons donc miroiter à ces familles un soutien de la collectivité et la collectivité décidera pour eux jusqu’à leur dicter les « bons comportements », jusqu’à monter le père contre la mère et surtout les enfants contre les parents. Sans sa famille, l’homme est nu devant l’Etat, il perd le soutien moral, financier, ses propres ressorts et s’abandonne sans résistance à la main redevenue caressante qui vient pourtant de le frapper…
Pour habiter dans le Cher, je peux témoigner de cet assaut permanent d’une armée de travailleurs sociaux dont les tâches justifient des budgets surdimensionnés pour eux mais aussi pour ceux qui doivent leurs emplois au Conseil Général du Cher. Chez nous les charges de personnel du département représentent 68,6 millions d’euros contre 41,6 millions d’euros dans l’Indre ! Mais ce n’est certainement pas encore assez pour le Conseil Général du Cher, dont le magazine en son numéro de novembre-décembre 2010 en rajoute dans la propagande de ses travailleurs sociaux.
Je crains les sévices sociaux surtout lorsqu’ils viennent les bras chargés de présents (payés par les contribuables, donc les familles) et le Conseil Général du Cher met bien l’accent sur ces 16 211 familles qui ont rencontré des assistantes sociales et des conseillères en économie sociale et familiale (de celles qui mettent en déséquilibres les finances du département et viennent vous imposer un budget chez vous). C’est bien sûr au nom de « la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale » que 3 % de personnes en plus ont été appâtées par des « aides au titre de la précarité » et d’un « accompagnement éducatif ».
Sur ces 16 211 familles on comptera au moins une qui n’a jamais rien demandé et qui a subi un kidnapping aux fins d’une exfiltration d’enfant dans un milieu sectaire à l’étranger. Pour une famille, combien d’autres ont subi cette mise sous tutelle, cette déresponsabilisation, cette culpabilisation au motif de toucher l’argent du contribuable ? Quand le cheval de Troie de l’aide sociale rentre dans les familles, alors ses féroces soldats finissent toujours par en sortir et traiter les adultes que nous sommes comme de la chair à budget et à création de postes.
Xavier Collet
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La France vue par la Chine
Une interview du professeur Kuing Yamang qui explique les raisons du déclin contemporain de la France.

Les décombres du mur de Berlin ont enseveli la confrontation entre les deux visions antagonistes du monde. Le vainqueur n’avait plus rien à prouver et la propagande a perdu de sa superbe car elle n’avait non plus rien à dissimuler. Dans le village global l’information réelle est devenue la source unique (ou presque) des nos convictions. Cependant certains de nos dirigeants n’arrivent toujours pas à suivre le « flux » de la postmodernité et demeurent emprisonnés dans la transcendance de leur idéologie. Alors en scène entrent les outils d’alerte comme Wikileaks ou l’opinion des nos adversaires d’hier qui dans l’ère du Web sont contraints de dire la vérité s’ils veulent se maintenir crédibles.

Sous cette forme là nous est présentée et cette histoire d’interview qui en réalité n’est qu’un canular, un contrepoint imaginaire d’une triste constatation. – Malgré le fait que l’existence d’honorable professeur Kuing Yamang se limite à celle du fameux gâteau breton, le kouign-amann, elle repose sur des énoncés fondés et ce n’est qu’une question de temps qu’elle ne se produise en vérité. (Boris Tanusheff)