Archives de la catégorie ‘Interpellation’

>

La  »fessée »
 
À l’occasion du trentième anniversaire de l’abolition des punitions corporelles en Suède, le Conseil de l’Europe a lancé en 2008 une campagne intitulée « Lève la main contre la fessée », celle-ci étant considérée comme un châtiment corporel.

« Fessée ? »
Plusieurs personnalités comme Mikhaïl Gorbatchev (un ex-communiste), Claudia Cardinale (une mère dont le fils est né d’un viol), le prince Felipe de Bourbon et la reine Silvia de Suède (des « nobles » qui se vouvoient avec leurs enfants) ont signé une pétition européenne en faveur de l’interdiction de la fessée sur les enfants.
En France le député UMP Edwige Antier, pédiatre de formation, a voulu inscrire l’interdiction de la fessée dans le code civil en proposant une loi dans ce sens en 2010. Aux yeux de Mme Antier,  » plus on lève la main sur un enfant, plus il devient agressif « . À bas donc les petites claques, tapes et fessées considérées désormais comme  » attentatoires à la dignité de l’enfant « . Olivier Maurel, auteur de « La Fessée«  estime aussi qu’une loi est indispensable parce que «  Les châtiments corporels sont dangereux pour les enfants. A court terme, ils tuent des milliers d’enfants par an (…) c’est une erreur de dire que la fessée ne tue pas, elle instaure un lien de rupture entre parents et enfants. « 
Et il n’hésite pas à ouvrir la boîte de Pandore de son encyclopédie médicale en essayant de convaincre son public de la gravité de la situation par divers sophismes comme la généralisation excessive, la confusion des preuves ou l’appel à la terreur :  » Conséquences de la violence [dont la fessée y fait partie selon l’auteur] sur la santé de l’enfant [sont] : Alcoolisme et toxicomanie, déficience intellectuelle, délinquance, violence et prises de risques, dépression et angoisse, retards de développement, troubles de l’alimentation et du sommeil, sentiment de honte et de culpabilité, hyperactivité, mauvaises relations, mauvais résultats scolaires, piètre estime de soi, trouble de stress post-traumatique, troubles psychosomatiques, comportements suicidaires et automutilation. « .

Il s’agit en conséquence, pour les partisans de la sanction, de faire interdire par une nouvelle loi une forme concrète de la violence – la fessée, comme étant aussi une expression de la brutalité physique exercée sur les enfants. Cependant ce n’est pas la codification qui leur fait défaut. Le code pénal, dans son article 222-13, punit les violences sur les moins de 15 ans qui n’ont entraîné aucune incapacité de travail. La sanction encourue est de 3 années de prison et de 45 000 € d’amende. Et elle passe à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende quand ces violences sont habituelles – l’article 222-14 du même code. Egalement la convention internationale sur les droits de l’enfant (CIDE), en vigueur en France, impose aux pays adhérents qu’ils prennent des mesures pour protéger les enfants contre  » toutes formes de violences « . Or, pourquoi une nouvelle loi si la fessée est si évident comme forme d’agression physique comme le soutient ses supporters ?
Les adeptes de l’interdiction vont nous arguer que leur raison de vouloir prohiber la fessée c’est, d’une part, d’imposer aux adultes de rechercher dans la communication le moyen de dénouer le conflit avec leur progéniture, et d’autre part, de faire passer le message aux enfants que les conflits dont ils font objets ne se résolvent pas par la violence. Cependant cette argumentation repose sur des a priori – elle suppose une capacité et une volonté de l’enfant d’entrer en communication avec ses parents, ainsi que d’être en mesure de juges objectivement leurs actes.
Criminaliser le comportement d’un parent envers son enfant signifierait surtout de le faire sortir de son contexte naturel et de le placer sur le plan des relations purement individuelles et égalitaires à la portée que des adultes majeurs. Dans ce cas les explications du comportement « déviant » d’un parent causé par ses faiblesses humaines comme la fatigue, le mal être personnel ou l’exaspération, ne vaudraient plus que celles par lesquelles s’explique la violence conjugale. Pourtant dans l’un de cas joue le principe de subsidiarité, dans l’autre, celui d’équité.
Dans l’absolu il est toujours possible d’agir autrement et donc considérer que le coup sur un enfant n’est pas l’unique issue. Mais qui a la meilleure posture pour en juger ? L’État et les services sociaux (les SS), une construction purement conventionnelle qui agit souvent dans son propre intérêt corporatif, ou les parents, même maladroits (mais dans ce cas leur comportement est compréhensible et donc excusable), qui sont naturellement habilités d’être les premiers décideurs pour leurs enfants dont la conduite a été établi au fil des millions d’années d’évolution ?
Il faut rappeler que l’éducation dès le plus jeune âge de l’enfant est un devoir des parents. La sanction, tout comme la récompense, qui l’encadre pendant que sa raison n’est pas encore mature, est un droit reconnu aux parents et il relève de la coutume, sans aucune mesure commune avec des violences pénalement réprimées. Prétendre autrement signifierait qu’on se croit supérieure à la nature, qu’on l’ignore l’expérience des ancêtres, et qu’on s’octroie le droit divine de décréter ce qui et bien ou mal – un comportement qui malheureusement n’est pas étranger aux juges français.
Il est vrai que si on compare d’emblée tous les  » coups de mains ou de verges données sur les fesses «  à de «  violences physiques exercées sur le corps d’un enfant « , comme se fait dans le projet de la loi, il ne va pas rester grande chose à discuter. C’est comme si on décréterait toutes les pénétrations douloureuses dans l’acte sexuel consenti, comme « violence physique » car dû à un comportement fautif. Autrement dit, on est en face d’une représentation constructiviste typique pour la doctrine cogitée de la justice française – nos représentations ne sont que le produit de notre entendement humain et non pas le reflet exact de la réalité.
Je ne vois pas au nom de quoi la fessée – une correction physique très légère et symbolique qui ramène un petit enfant qui s’obstine à écouter à la règle – doit être sans aucun discernement attachée à la violence, comme s’il s’agissait de battre (frapper à plusieurs reprises, rouer de coups, tabasser, cogner, gifler) quelqu’un. Il faut être naïf ou ignorant de tout ce qu’enseigne la psychanalyse pour ne pas admettre que par son caprice l’enfant s’oppose d’une façon naturelle à l’autorité de ses parents et aucune pédagogie, aucun dialogue n’est peut surmonter cet instinct qui le pousse d’imposer (de construire par la défiance) sa personnalité en passant outre la réflexion trop pauvre, à ce moment de sa vie, pour être utiliser efficacement.
La mémoire d’une fessée est nulle, d’autant plus que c’est une réaction que l’enfant provoque consciemment (les hurlements, les caprices, les larmes qui jaillissent sur commande). La tape est un signe d’autorité que l’enfant comprend aisément tandis que les mots d’obéissance, en apparence sans contrainte mais peu compréhensibles en ce moment d’obstination, imposés par le parent cassent sa volonté. Blessants, sous le coup de la colère, ils pourraient causer beaucoup plus de mal qu’une petite fessée en restant à jamais gravés comme une humiliation notamment lors de sa construction.
Incriminer la fessée ne fait que le jeu des SS qu’ils vont profiter pleinement de cette occasion pour s’immiscer d’une manière encore plus aberrante à la vie de parents considérés comme des malades qu’il conviendrait d’assister pour réparer leurs erreurs éducatives. La généralisation du concept d’enfant intouchable est une possibilité catastrophique qui va produire (c’est déjà le cas dans nombreuses écoles) des êtres violents enclins uniquement à leur égo dont le comportement à son tour va élargir le champ d’action des SS. Ce sera une spirale d’ingérence des services abominable sans aucune mesure commune, un délire étatique de type totalitaire, une vraie paranoïa institutionnelle genre Orwell revisité.
Comme le remarque Martine Brousse, présidente de l’association « La voix de l’enfant » le gouvernement se trompe de cheval de bataille : «  On est de plus en plus dans le répressif. On est en train d’enlever petit à petit l’autorité des parents sur leurs enfants. Il ne faut pas confondre éducation et maltraitance « . – une opinion qui partage également notre association « CEDIF ».
Poursuivre dans cette voie conduit à l’absurdité. Un jour on risquerait de se poser même la question d’interdiction du câlin pour être sur que ce n’est pas une caresse malsaine ou un attouchement dissimulé. Actuellement 82 % des français sont pour les fessées aux enfants (Selon l’enquête de Dimanche Ouest France, ils sont 45 % (62 % de droite et 38 % de gauche) à penser qu’il faut l’utiliser  » car cela apprend à l’enfant le respect de l’autorité « .) et ils savent mieux que les eurocrates, en proie de l’ingénierie sociale, ce qui est bon pour eux.
Il est fort regrettable que suite aux nombreuses années de dilution sous pressions syndicalistes et corporatistes des frontières idéologiques en France des députés de droite sont prêts à entrer dans ce « jeu de dupe » fessé qui ne profitent qu’aux SS. Alors que le problème est à l’opposé – l’implosion, sous des pressions diverses et variées mais surtout sociales, de l’autorité parentale dont le manque a instauré la conception néfaste de l’enfant roi.
Boris Tanusheff
Publicités

Éduquer@Totalitarisme

Publié: 02/04/2011 dans Interpellation, Vidéo

>

 Éducation et totalitarisme (2ème partie)

Avouer une haine de l’institution familiale au nom de conception « anti-bourgeoise » ne peut en général se faire trop ouvertement, il est préférable de rallier les partisans de l’extension juridique (donc étatique) de la notion de maltraitance ou de rester dans un flou suffisant afin de limiter les prérogatives des parents au bénéfice de celui de l’État et plus particulièrement des travailleurs sociaux.

 » Nous sommes toujours prêt ! « 

Familles, je vous hais !

Si tout organisme public, et il faut insister sur ce point, a vocation à étendre son domaine d’intervention en se créant de nouvelles missions au détriment de l’initiative privée, il en va de même pour les travailleurs sociaux. Ce n’est donc pas seulement pour des raisons liées à des convictions mais par des motifs corporatistes que les droits des parents sont rognés et que le principe de subsidiarité est de facto renversé.
Il convient donc de s’interroger sur l’intégration de ce paradigme au sein des autorités chargées de l’enseignement et de la protection de l’enfance en France : administrations, travailleurs sociaux, enseignants, associations bénéficiant de délégations de service public. En effet, on ne saurait protéger les enfants en considérant la famille comme source d’aliénation sans faire peser une menace grave sur leur équilibre psychologique et leurs repères sociaux.
Il importe donc de dénoncer, de poursuivre, de faire casser ceux qui s’abritent derrière leur tâche pour se mêler d’ingénierie sociale. Il ne saurait être concevable que de bons éducateurs se croient chargés d’une mission de transformation de la société en pourfendant une structure familiale qu’ils considèrent comme reproductrice d’une structure sociale qu’ils rejettent avec tous les risques que fait peser le poids de décisions très subjectives sur le sorts de familles, voulant privilégier jusque devant les tribunaux pour enfants certaines conceptions éducatives peu défendables au détriment d’autres conceptions solides mais « bourgeoises ».
Les exactions de tels travailleurs sociaux n’ont jamais été véritablement dénoncées et ceux-ci n’ont jamais été correctement recadrés car il semble que le corps judiciaire ait été partiellement contaminé par la haine des familles à « conceptions conservatrices ».
Mais pour en rester aux travailleurs sociaux et au doute quant à leur intégration du paradigme fondateur de leur mission, il suffit d’énoncer qu’en leur sein a pu officier une certaine Marina Petrella, tueuse des Brigades Rouges, laquelle sommée de cesser de sévir dans leurs rangs et été soutenue becs et ongles par les syndicats majoritaires des assistantes sociales et de la protection judiciaire de la jeunesse : FSU [Fédération Nationale Unitaire], SUD [Union Syndicale Solidaires]. Il suffit d’ailleurs de lire la prose de ces syndicats pour comprendre leurs conceptions très particulières de la famille.
C’est donc au nom de telles conceptions que ces personnes dévoient le sens même de leur mission et interprètent avec leurs œillères des informations confidentielles qu’ils possèdent sur les familles. A leurs yeux les droits des familles ne sont pas les mêmes en fonction des considérations éducatives des parents voire de leur positionnement politique.

Les parents sous tutelle

Au même titre que des éléphants de la politique foncent dans le magasin de porcelaine de l’économie sous prétexte du bien du peuple, une grande partie des travailleurs sociaux au nom de la prévention de la maltraitance bousculent les repères des enfants et des parents afin de prétendre éduquer les uns et les autres. Leur action est une façon de légitimer un modèle alternatif de parentalité dans lequel l’éducation est devenue une affaire de fonctionnaires et de travailleurs sociaux.
Ce modèle alternatif est à l’origine des résultats que l’on sait et en particulier d’un renoncement parental en matière de discipline autant que de soins. Face à cette situation, il faut dire que la normalité ne doit pas être le rejet de toutes responsabilités éducatives des parents sur des pseudos professionnels qui se croient investis d’une telle mission et qui vivent comme les parents irresponsables des mannes publiques : pour les uns allocations et pour les autres subventions ou traitements.
Au lieu de comprendre que c’est notre modèle d’État-nounou qui génère les maladies dont ils se croient les médecins, les théoriciens du meilleur des mondes ont pris l’habitude d’attribuer les problèmes sociaux non à un excès d’interférences mais à une insuffisance de celles-ci. Le qualitatif n’est pas appréhendé, tout est quantitatif : pardi il faut bien que les travailleurs sociaux justifient un rôle qui justement serait largement réduit par l’application scrupuleuse du principe de subsidiarité. 
Le rêve du travailleur social c’est donc les parents déresponsabilisés, les cas sociaux qui s’en remettent à eux dans un appel au secours, ceux qui savent remettre en cause leurs pratiques éducatives pour en avoir si peu et à la rigueur les parents dans leur rôle lorsqu’ils finissent par reconnaître leurs « torts » d’avoir pensé éduquer leurs enfants mieux que quiconque. S’il conviendrait de débarrasser les services de protection de la jeunesse de telles brebis galeuses, comment réagir lorsqu’il semble que des a priori anti-familles peuvent tenir lieu de ligne directrice à des services entiers dédiés à l’enfance ?

Le cas AIDAPHI

La réforme de la protection de l’enfance a donné l’occasion à ses acteurs de se positionner. Parmi ceux-ci on compte l’AIDAPHI [Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées], laquelle a trouvé bon de publier son propre rapport sur cette réforme.
Un rapport somme toute assez édifiant dont l’objet est, pour le moins, de relativiser le rôle de la famille dans l’éducation des enfants en réaffirmant un principe pour le déshabiller sous des considérations pseudo pragmatiques :  » Il est indispensable de porter un nouveau regard sur l’évolution de la société, de la famille et de la place des enfants dans celle-ci, et de redéfinir le rôle des parents au XXIème siècle. L’éducation est bien le rôle premier des parents, mais elle ne doit pas reposer que sur eux. Proclamons qu’au vu des événements récents banlieux (sic), violence, Outreau, Angers, dont il faut tirer enseignement, c’est bien d’une responsabilité collective qu’il s’agit.  »
Concevoir l’éducation des enfants comme une responsabilité collective c’est limiter au maximum les prérogatives des parents au nom de considérations collectives voire collectivistes. Or de telles conceptions sont effectivement portées par certains mouvements dont l’histoire nous a enseigné la pratique. En des termes moins travaillés on reconnaît d’ailleurs là une sorte de copier-coller des propos du Danton qui proclamait en séance de la Convention du 12 décembre 1793 :  » Il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents. Personne plus que moi ne respecte la nature. Mais l’intérêt social exige que là seulement doivent se réunir les affections. Qui me répondra que les enfants, travaillés par l’égoïsme des pères, ne deviennent dangereux pour la République. ( …) nous devons dire aux parents : nous ne vous arrachons pas vos enfants ; mais vous ne pourrez les soustraire à l’influence nationale. (…). « 

Le cas Ligue de l’Enseignement

Même paradigme à la LE [Ligue de l’Enseignement], tout particulièrement à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Jean Jaurès qui permet d’éditer et de diffuser une pensée explicite du personnage :  » La démocratie a le devoir d’éduquer l’enfance ; et l’enfance a le droit d’être éduquée selon les principes même qui assumeront plus tard la liberté de l’homme. Il n’appartient à personne, ou particulier, ou famille, ou congrégation, de s’interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de l’enfant. In L’Humanité, 2 août 1904.  » 
L’affiche Jaurès affichée dans les écoles, les collèges, les lycées tout au long de l’année anniversaire donne à penser que la mission des éducateurs est d’inculquer aux jeunes des principes politiques qui changeront la société en menaçant les familles qui voudraient « s’interposer ». Nous sommes là carrément dans un vision totalitaire de la société dont Jaurès n’a pas eu le temps de voir les fruits contrairement aux pédagogues de la Ligue.

La transmission des valeurs selon l’AIDAPHI

En élargissant leurs tâches les travailleurs sociaux se créent leur clientèle de parents rendus incapables d’assumer sans craintes leurs responsabilités, ils se conçoivent aussi comme une institution complémentaire à l’école. Il faut reprendre pour cela le rapport de l’AIDAPHI afin de préciser que si l’école est nécessaire au contrôle social, en d’autres termes :  » Le premier « partenaire naturel » des parents dans leur fonction éducative est l’école « , l’école n’est pourtant pas une institution suffisante.
En effet, il y faut en plus des éducateurs, des assistantes sociales pour calibrer le troupeau, aider les parents défaillants, faire la leçon aux racistes, fascistes, discriminants, pollueurs, sceptiques du développement durable, supporters du grand méchant marché, les pires ceux-là car ils inspirent le doutes sur l’utilité du formatage. 
Tout cela exprimé avec finesse, tact et rigueur :  » Si les attributions dévolues aux personnels enseignants intègrent, outre la dimension pédagogique, une part éducative, celle-ci ne peut leur incomber exclusivement. En cela il faut renforcer la présence sociale au sein des établissements scolaires, et ceci dès la maternelle. Assistantes sociales, conseillers d’éducation, éducateurs spécialisés, médecins scolaires, doivent pouvoir compléter l’équipe pédagogique au sein des établissements scolaires afin que chaque maillon de la chaîne éducative puisse recevoir le soutien des autres pour aider les enfants, accompagner les parents dans la transmission des valeurs. « 
Au cas où l’on n’aurait pas encore bien compris, l’AIDAPHI enfonce le clou et rend même tout décryptage superflu :  » Eduquer c’est partager et transmettre des valeurs. «  Plus encore, éduquer  » C’est situer l’enfant dans son histoire familiale singulière – filiation – et dans une histoire sociale collective – inscription comme être acteur social. L’éducation ne saurait se limiter aux dimensions d’instruction. Elle est intimement liée aux modèles sociaux – auxquels nous participons et dont nous sommes collectivement responsables – que l’enfant découvre autour de lui dans son grandissement (sic), hors de la sphère familiale et de l’école. « 
Nous en arrivons là à cette fameuse ingénierie sociale déjà dénoncée plus haut. L’enfant se situe dans un collectif qui le modèle et les parents ne doivent pas être les seuls à modeler. Une conception typiquement holiste qui nie la liberté de l’individu forcément objet de forces sociales qui le dépassent. Une telle association n’a évidemment pas sa place dans l’éducation ou la protection des enfants et pourtant elle révèle une vocation partagée par une grande partie des éducateurs : transformer la société et c’est bien là la conception de tous ceux qui considèrent que l’institution à éliminer est celle de la famille, cela au nom de considération de classes.
Xavier Collet
——————————————————————————————————————————-
Pink Floyd – « Another Brick In The Wall »

J’accuse !

Publié: 30/03/2011 dans B.T.rédaction, Interpellation, Vidéo

>

J’accuse !  
Lettre à Nicolas Sarkozy Président de la République (extrait)

Par Christine Sené, et au nom de tous les siens /Lien vers le texte d’origine : www.noelanie.unblog.fr /
Monsieur le Président,

Veuillez me permettre, de vous confier l’origine des plaies béantes de mon cœur.

La lettre de Noélanie

Noélanie, mon enfant, est décédée en 2007, à l’âge de huit ans, victime d’une succession d’impairs et de méprises. (…)

La vérité sur sa descente aux enfers, je la dirais, car je lui ai promis de la dire, si la justice régulièrement saisie ne la faisait pas pleine et entière. Mon devoir est donc de parler, l’affaire étant chaque jour un peu plus étouffée. (…)

L’école Jaques Prevert à Cabestany, est le théâtre des sévices originels endurés par Noélanie. Elle y supporte des violences physiques et morales, de racket et d’injures racistes et s’en confie…

Le Docteur Grau Espel, pédopsychiatre en chef des services hospitaliers de Perpignan, précise que Noélanie ne souffre d’aucun trouble psychologique, d’aucune pathologie intrinsèque, qu’elle ne présente aucun élément délirant ou mythomaniaque et que sa relation avec ses parents est excellente.

Elle signale cette enfant en danger à l’école au Parquet des mineurs ainsi qu’ à l’inspecteur d’académie, et pointe particulièrement les négligences du Directeur de l’école qui reste inactif devant la souffrance de cette petite victime.

Le directeur d’école Michel Franquesa (…), possédés par ses ambitions politiques, enorgueilli dans son pouvoir syndical, entre en scène dès que les premiers coups pleuvent sur Noélanie.

Chargé de protéger son élève, comme ses fonctions l’exigent, il est dans l’ordre des dates et des responsabilités, le premier coupable de l’effroyable complot qui a été commis.

Il se fait pourtant fort d’esquiver sa propre implication : embarrassé par ses négligences mises en plein jour, il imagine détourner la gênante vérité se complaisant à colporter les plus infâmes rumeurs, allant jusqu’à attribuer à mon enfant une folie imaginaire, passant sous silence les preuves les plus accablantes.

Il constitue à lui seul les prémices de l’affaire Noélanie.

Certes,

Il y a bien les inspecteurs d’académie, Mme Perdreau et Mr Benefice, qui pourtant bien avertis du danger réel, planant sur Noélanie détournent leurs yeux pour que le fléau de la violence scolaire tant décrié reste tenu au secret.

Il y a bien tous les autres, personnels scolaires et extra-scolaires, qui bien que disposants rapidement de toutes les cartes entre leurs mains ont rapidement choisi d’être des pantins carriéristes au service du même mensonge. Le Directeur les mène tous, les hypnotise, son influence est réelle : “il est intouchable”.

Messie du FSU, sa parole d’évangile est bue par ses apôtres bien heureux de trouver sous son aile une protection contre les foudres divines de l’éducation nationale.

Certes,

Le signalement était depuis quelques temps déjà entre les mains des représentants de l’ordre.

Ceux ci furent rapidement mis en échec face au déni diffusé par un maire omnipotent, Jean Vila , désavouant de façon systématique chaque faits de violence naissants dans sa commune trop idéalisée.

Tous l’assurent : la violence n’existe pas à Cabestanyland…

Et malgré les alertes ministérielles de plus en plus pressentes, préconisant des conduites à tenir en de pareils cas de violences scolaires, de jeux dangereux et pratiques violentes, les textes seront passés sous silence et l’affaire sera classée…

Noélanie change d’école. C’est alors à l’école Ludovic Massé que le piège se refermera sur elle.

L’infâme rumeur d’une enfant psychologiquement instable est abondamment diffusée et lorsque racket, brutalités et étranglements deviennent intolérables. Elle a beau hurler sa douleur, tonitruer sa peur de mourir, et implorer la protection, elle n’est pas entendue.

Les gendarmes, les instituteurs, le directeur d’école, les psychologues encadrants Noélanie… à Cabestany, tous sont devenus sourds…

Mon enfant se débat, je n’en suis pas informée… ou bien trop mal, bien trop tard…

Ils l’attestent, aucun péril ne plane sur Noélanie, tant et si bien que lorsqu’elle rendra son dernier souffle, leurs yeux se détourneront, à la recherche d’un coupable chimérique : ce sera donc un décès naturel inexpliqué !

Leur conscience a certainement due s’accommoder de beaucoup de choses. Dès lors, tout ira tellement vite, anoxie cérébrale, convulsions, état de mal épileptique, oedème cérébral, coma et mort clinique. Sous nos mains désarmées, le personnel médical enchaîne les bévues, finissant de la pousser vers l’agonie.

Noélanie a été débranchée le 20 novembre 2007 le jour des droits de l’enfant. Elle avait 8 ans.

Pendant quelques instants, j’ai eu foi en la justice… les preuves sont écrasantes !

Et j’aurais escompté, au moins, que le calvaire de Noélanie soit celui de la prise de conscience, afin que plus jamais un enfant ne souffrît pareil supplice, pourtant, il n’a laissé place qu’à un déni généralisé… (…)

L’explosion de la vérité est entravée : on étouffe les preuves, on opprime les témoins, on noie les faits, on jugule chacune de nos avancées au nom d’un axiome invraisemblable : le décès de cette enfant de 8 ans, mon enfant, est survenu au delà de toute responsabilité… (…)

On pietinne la mémoire de notre enfant, on se hasarde à me dissuader à coup de piège d’écrouement psychiatrique, on tente de m’intimider, faisant planer la menace de m’arracher ce qu’il me reste de plus précieux… mes enfants.

Il s’agit là d’une bien singulière idée de la justice…

Cependant Monsieur le Président, telle est l’exacte vérité, et bien qu’elle soit effroyable, elle est en chemin, rien ne l’arrêtera .

Je me doute bien que vous n’avez aucun pouvoir en cette affaire, que vous êtes le prisonnier de la Constitution et de votre entourage. Vous n’en avez pas moins un devoir d’Homme, auquel vous songerez et que vous remplirez.

Ce laïus n’est que le reflet de mon tourment, Monsieur le Président, Il n’y a pas de guérison sans justice. Laissez-moi donc vous rappeler que  » l’homme de bien situe la justice au dessus de tout « .

J’ACCUSE Monsieur le Directeur (Nom sur le site d’origine) d’avoir été le démoniaque instigateur de la machination ayant projeté Noélanie vers son agonie, dissimulant ses négligences certainement par ferveur politique irréfléchie.

J’ACCUSE Monsieur (Nom sur le site d’origine), député (…) de s’être rendu complice, voilant les cruelles violences, et tentant lui même les plus exécrables dissuasions, afin que son règne machiavélique ne prenne pas fin, et ce, comme le veulent les us et coutumes dans notre belle région corrompue des Pyrénées orientales.

J’ACCUSE le mineur (Nom sur le site d’origine) d’avoir, de ses propres mains, fauché la vie de notre enfant encouragé par des initiateurs négligents.

J’ACCUSE le gendarme (Nom sur le site d’origine) d’être resté inerte devant la douloureuse prose d’une petite fille, en dépit des obligations de son office et d’avoir mené une enquête dont le dessein n’était que l’exonération de toute les responsabilités : y compris la sienne.

J’ACCUSE Monsieur le Directeur (Nom sur le site d’origine) et Madame (Nom sur le site d’origine) institutrice, d’être demeurés sourds devant les déchirantes exhortations d’une enfant de 8 ans, lui préférant, corps et âmes, un corporatisme sans limites, d’avoir transgressé leurs impératifs légaux, en laissant en péril un enfant confiée à leurs bons soins.

J’ACCUSE les inspecteurs d’académie Monsieur (Nom sur le site d’origine) et Madame (Nom sur le site d’origine) de rester figés devant le problème itératif des violences scolaires malgré les impératifs posés par leurs dominants hiérarchiques.

J’ACCUSE Madame (Nom sur le site d’origine), psychologue scolaire et Monsieur (Nom sur le site d’origine), pédopsychiatre, d’avoir guidé un peu plus chaque jour Noélanie entre les mains meurtrières de son bourreau, piétinant chacune de ses sommations au secours.

J’ACCUSE les Docteurs (Noms sur le site d’origine) d’être restés inertes devant une enfant se consumant sous leurs yeux d’heures en heures.

J’ACCUSE les différents experts et médecins légistes d’avoir perpétré la pire des forfaitures, éludant les preuves les plus criantes.

J’ACCUSE plus particulièrement,  l’experte (Nom sur le site d’origine), déja connue pour avoir déffrayé la chronique dans les affaires Borrel, lady die, Montand ou encore Courjault, apparament douée de la science infuse, d’être des plus corrompue.

J’ACCUSE chacun de mes Conseils, d’être fervants de l’argent avant le droit, préferant parfois l’inaction plutôt que l’exposition aux foudres d’une affaire trop sensible.

J’ACCUSE le Procureur (Nom sur le site d’origine) et la Juge d’Instruction Madame (Nom sur le site d’origine) de mener leurs enquêtes avec la plus monstrueuse partialité niant l’existence même d’un fléau dénoncé.

J’ACCUSE enfin les Ministères de l’éducation nationale, de l’intérieur et de la justice de s’abstenir de toute sanction lorsque ses préposés violent les instructions qui leur ont été légalement imposées . (Circulaire n°2006-125 du 16 aout 2006, Circulaire n° 91-124 du 6 juin 1991 modifiée par les circulaires n° 92-216 du 20 juillet 1992 et 94-190 du 29 juin 1994 )

En portant ces accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 qui réprime les délits de diffamation.

Mais c’est volontairement que je m’expose, que l’on ose donc me traduire en justice et que l’enquête ait lieu au grand jour !

J’ai confiance en vous, Monsieur le Président. Vous avez fait de l’insécurité votre destrier, un tel crime porté à votre connaissance ne restera donc pas impuni. (…)

Christine Sené / 6 rue Dagobert 66330 Cabestany / www.noelanie.unblog.fr

—————————————————————————————————————————-
La mort de Noélanie

La lettre de détresse de Noélanie, victime de jeux dangereux à l’école, un véritable fléau mortel pour les enfants. Elle est suivie d’un « J’accuse » de la maman, destiné à Nicolas Sarkozy. Le texte d’origine est sur le blog d’association NOELANIE : www.noelanie.unblog.fr

« A l’annonce de la mort clinique de notre enfant, j’ai cessé de vivre, j’ai voulu rester une bonne maman pour ma fille jusqu’au bout, au cas où elle entendait quand même ce qu’il se passait autour d’elle. Je voulais lui dire tout l’amour que nous avions pour elle qui continuerait au delà de sa mort, et qu’on se retrouverait… qu’elle devait nous laisser un peu de temps pour s’occuper de ses sœurs, les faire grandir… les faire vivre. Je lui ai dit que nous avions eu beaucoup de chance d’avoir été ses parents et la remercions pour toutes ses années de bonheur. Que même morte, elle serait toujours notre petite fille. Nous nous devons de vivre pour elle ; c’est la plus grande preuve d’amour qu’on puisse lui donner aujourd’hui et aussi combattre pour faire éclater la vérité et lui rendre justice. Mais aussi pour que plus jamais, un tel drame ne se reproduise. Je sens au fond de moi que jamais nous ne pourrons cicatriser de nos plaies béantes au cœur, tant que justice ne lui sera pas rendue.
En effet, l’analyse nous semble claire : Noélanie a été sacrifiée aux ambitions politiques et syndicale dés 2006. Le Directeur de l’école J. Pevert étant un intouchable du fait de ses fonctions, selon les dires de l’Inspectrice d’académie, il a été préférable de le protéger des ses propres faits, et d’étouffer l’affaire : les violences à Cabestany ne devant pas exister officiellement, sous peine de nuire à la popularité du Maire élu depuis plus de 30 ans et politiquement très influent (ex député et vice président du Conseil général). Le contexte électoral, et la dénonciation de violences et d’insécurité mise en valeurs par un candidat, a sans doute pesé dans l’ensemble des décisions prises pour la vie de Noélanie. Il est étonnant de voir à quel point tous les intervenants sont liés politiquement. En effet la maîtresse elle même étant concernée de part les ambitions politiques avérées de son mari alors en pleine campagne électorale auprès du Maire de Cabestany et exerçant une fonction de conseiller régional. »
———————————-
Noélanie est morte le 20 novembre 2007, le jour de droits de l’enfant. Aujourd’hui elle aurait eu le droit de fêter ses 12 ans, elle aurait eu…

>

La démocrature de l’ingénierie sociale suédoise

(extrait de la  » Lettre ouverte d’une « mauvaise victime » « )

Parvenir à une position commune en forgeant une décision collective, tel est sans doute le réflexe professionnel, social et politique qui imprègne la vie suédoise. Ce réflexe, qui se prétend vieux de plusieurs siècles, se dit remontant aux premières heures d’une vie communautaire des villages suédois. Belle histoire…

Le crucifix de la « démocrature »

Écouter la minorité, c’est être efficace, car la majorité des suédois considère qu’imposer une décision à une minorité, c’est prendre le risque de voir cette minorité la rejeter plus tard et susciter des conflits encore plus difficiles à résoudre. En vérité il convient d’approfondir les connaissances de la genèse du modèle suédois sous lequel se cache un ersatz du christianisme : un totalitarisme intolérant. La Chrétienté épousée par l’Empire Romain était devenue totalitaire et exterminatrice car n’ayant pas développé la notion de l’absence de Dieu ici-bas. En Suède la doctrine de l’État s’est attachée à Jéhovah autant qu’au Christ et a conçu sa providence sociale à la manière de l’ancien testament.

Lapons et autres minorités comme celle des gens du voyage appelés « Tattare » (gens du voyage), n’étaient pas vraiment respectés par le premier chef d’État social-démocrate, Hjalmar Branting, qui fut un des créateurs du premier institut de biologie raciale de l’Université d’Uppsala crée en 1922. (Il est important de rappeler que la motion qui fut inscrite par le social-démocrate Wilhem Björk avait reçu le support du représentant de la droite Arvid Lindman tout autant que celui du centre représenté lors par Nils Wohlin et des libéraux Jakob Pettersson, Raoul Hamilton et Knut Kjelberg etc).
Autres noms parmi ceux d’intellectuels des plus connus de Suède, ceux d’Ellen Key, de Selma Lagerlöf (prix Nobel 1909), de Verner von Heidenstam (prix Nobel 1916) et du peintre suédois Anders Zorn, apportaient leur caution à une politique de la préservation hygiénique de la race, promulguée un peu plus tard  en Suède par le couple Gunnar et Alva Myrdal. (Gunnar Myrdal fut lauréat au prix Nobel en sciences économiques en 1974 et Alva Myrdal reçut le prix Nobel de la paix en 1982). À la tête de l’institut trônait Svante Arrhenius, honoré lui aussi, du prix Nobel de chimie en 1903.
Aujourd’hui l’individu n’existe que dans l’horizon de la définition non plus d’un peuple mais d’une communauté, ceci en n’accordant plus autant d’importance à la « race » mais corollairement plutôt à la reconnaissance du droit à la nationalité communautaire, à partir de laquelle se posent tous les problèmes politiques. Entraînée dans les sillons réformés d’un passé mythique de type germano-nordique et prussien, la philosophie de l’authenticité, en Suède comme aujourd’hui en Europe, ne fait que creuser (en le cachant), le fossé traditionnel existant entre une sphère dite du salut de l’esprit et des vertus privée, et celle de la sphère se disant publique, véritable porte parole du réel pouvoir dirigeant qui lui reste discret sur son balcon élyséen.
L’intolérance de l’etablissement démocrate suédois refuse de constater que chacun, dans une communauté nouvellement fédérée de type social-démocrate, est impérativement assujetti. Tout comme le communisme s’est métamorphosé en fascisme, la social-démocratie s’est métamorphosée en « démocrature » inspirée des idées du fédéraliste américain John Adams, grand architecte de la guerre de sécession, qui affirmait que  » l’idée que le peuple est le meilleur gardien de sa liberté n’est pas vraie. Il est le pire envisageable, il n’est pas un gardien du tout. Il ne peut ni agir, ni penser, ni vouloir « .
Il est pourtant un fait reconnu depuis les plus anciennes républiques, que l’abus et l’excès (de démocratie) altèrent la liberté et les proclamations d’Adams ne font que confirmer que la démocratie fédéralisée n’est que le prétexte légitimateur de l’institution souveraine et oppressive de « l’élite politique ». Cette « élite » dont l’instrument dérivé de l’expérience française de 1789 à 1815 qui fut l’un des  premiers mouvements synarchistes [le pouvoir subordonné à l’autorité d’une société politique secrète] responsable des schismes politiques européens postérieurs  aux deux dernières guerres mondiales, dont les coups, portés tantôt du poing droit, tantôt du poing gauche, vinrent frapper simultanément des deux côtés opposés les victimes d’en bas.
On peut se demander quels ont été, entre ces deux grandes dernières guerres, les clubs et les lieux de rencontre occultes des grands architectes de l’Europe sociale, qui ont philosophé en rond – depuis le siècle des lumières et après la révolution française, comme les :  Adolf Schicklgruber alias Hitler inspiré lui-même par les  idées eugénistes de l’américain Madison Grant ; Alfred Rosenberg « théoricien du nazisme » ; Martin Heidegger qui est comme son ami intime Eugen Fischer, lequel fut  en effet l’un des principaux organisateurs de l’euthanasie des malades mentaux sous Hitler et qui ne cessera d’être en accord avec le reste de la hiérarchie nazie.
Ce que visait Heidegger, tout comme Fischer à un niveau plus général, c’était l »’hygiène raciale » et la germanisation de l’Europe, comme il le dit très clairement dans l’un de ses textes. Il est toujours très étonnant de constater que, dans les grands mouvements qui ont déchiré l’Europe et la Russie depuis le début du XXème siècle, ce sont de petits hommes et femmes paradoxaux qui ayant lut et défiguré l’œuvre de Nietzsche ont un peu trop rapidement, dans un but tout autre que celui de l’idéologie qu’ils propageaient, distribué le poison intellectuel dans l’esprit des masses et développé le culte de la mort dans une Europe sur-militarisée.
L’impératif du moment, en 1931, pour ces philosophes et sociologues auto-déclarés, était précisément de saisir la dimension politique qui consiste à construire l’homme « nouveau » (bête blonde) en fonction de son peuple d’appartenance (traits distinctifs), d’où l’importance de la nationalité (Volkstum). De ce dernier on retiendra le préfixe néo-allemand (neudeutsch) que viendra épouser le « Folkhemmet » [le foyer national] de Tage Erlander, le « land fader » (le père de la nation) suédoise. L’individu suédois n’a pas été particulièrement éclairé pour trouver sa place et ses responsabilités en différenciant l’esprit communautaire de celui de liberté dans la société civile.
Dans l’eugénisme scandinave déclaré « volontaire », l’institut développera ses expériences sociales pour le  » bien être du foyer national  » (« Folkhemmet ») qui seront mis en œuvre par les architectes de l’hygiène de la race suédoise Gunnar et Alva Myrdal et qui seront appliquées sur plus de 100 000 sujets (dont 65 000 d’entre eux seront stérilisés). Tout cela bien sûr au nom du parlementarisme, lequel une fois de plus s’avérait n’être qu’une forme de démocratie néo-élitiste, bourgeoise et, oh combien, déjà vue « volksgemeinschaft » [communauté nationale]. Pourtant rien de nouveau depuis Aristote qui déclarait  » Passons au problème des enfants qui, à leur naissance, doivent être ou bien exposés (= sacrifiés) ou bien élevés : qu’une loi défende d’élever un enfant difforme. Mais, dans les cas d’accroissement excessif des naissances (comme le niveau des mœurs s’oppose à l’exposition de tout nouveau-né), une limite numérique doit dès lors être fixée à la procréation, et si des couples deviennent féconds au-delà de la limite légale, l’avortement sera pratiqué avant que vie et sensibilité surviennent dans l’embryon « .
Le Darwinisme interprété par son contemporain Francis Galton [le fondateur de l’eugénisme, de la méthode d’identification des individus par empreintes digitales et de la psychologie différentielle] ne développera pas lui non plus un progrès empathique pour les faibles :  » Nous devons par conséquent supporter les effets indubitablement mauvais de la survie des plus faibles et de la propagation de leur nature ; mais il apparaît ici qu’il y a au moins un frein à cette action régulière, à savoir que les membres faibles et inférieurs de la société ne se marient pas aussi librement que les sains ; et ce frein pourrait être indéfiniment renforcé par l’abstention du mariage des faibles de corps et d’esprit, bien que cela soit plus à espérer qu’à attendre. « . Pensées intolérantes et très proches du système rural suédois, le model de nos jours.
Un autre prix Nobel de médecine était décerné en 1962 à Sir Francis Harry Compton Crick pour sa participation à la découverte de la structure moléculaire de L’ADN. Ce même chercheur déclarait publiquement :  » Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie. « . Il ne manque plus à la liste des candidats que le Docteur Josef Mengele.
Il convient de rappeler le savant gravement handicapé moteur Stephen Hawking [physicien théoricien et cosmologiste – travaux sur gravité quantique et trous noirs] qui déclarait :  » Il n’y a pas eu de changement significatif dans le génome humain au cours des dix mille dernières années. Mais il sera sans doute complètement remodelé dans le prochain millénaire. Bien sûr, beaucoup de gens diront que l’ingénierie génétique sur des êtres humains devrait être interdite. Mais j’ai quelques doutes sur la possibilité d’y parvenir. L’ingénierie génétique sur les plantes et les animaux sera autorisée pour des raisons économiques et quelqu’un essaiera de l’appliquer aux hommes. À moins d’avoir un ordre mondial totalitaire, quelqu’un forgera des humains « améliorés » quelque part. « . (…)
Impossible de comprendre l’adhésion à l’État providence sacralisé sans prendre en considération la pérennité de la pensée luthérienne dans les réflexes culturels suédois. La religion de Martin Luther a d’abord été un puissant facteur d’homogénéité religieuse, ethnique et sociale, qui a perduré jusqu’à la fin du XXème siècle. Au delà des caricatures, la tradition luthérienne a produit en Suède une forte culture du travail qui bannit l’oisiveté, une culture de l’austérité et de la discrétion dans les rapports à l’argent, un culte de la simplicité dans la consommation privée, une culture du sérieux et de la gravité enfin dans le traitement des affaires de la communauté. Ces habitudes culturelles, qui se sont sédimentées depuis près de cinq siècles et sans rupture parmi l’immense majorité des habitants de la Suède, laissent encore des traces profondes dans les comportements politiques et sociaux d’aujourd’hui.
L’élite sociale-démocrate (nouvelle caste de la Suède) a su accueillir ce triple héritage, devenu une véritable synarchie d’une civilisation moderne prise en proie des désordres culturels, devenue socle de l’idéal vertueux supportant l’État providence sorti des ténèbres. Cette monarchie centralisée mue dans le rôle dirigeant du Parti et la participation politique ancienne du peuple mue dans le grand mouvement populaire marxiste du travail « libérateur » et dans la tradition luthérienne. En 1996 on pouvait observer sur les transports en communs de Suède le slogan marxiste cyniquement affiché en lettres rouges par le principal syndicat des travailleurs : « Frihet är att ha ett arbete » – « La liberté c’est avoir un travail ». Les directives unilatérales et verticales du « contrat social » élaboré dans les esprits dès le plus jeune âge des crèches étaient rappelées et dicté en grosse lettres rouges.
Les sociaux-démocrates n’ont, eux non plus, jamais bien sûr développé aucun rêve d’appropriation collective des moyens de production. Un accord explicite entre les syndicats, le grand patronat et le parti social-démocrate, reste aussi le socle du système. Ce mécanisme formalisé, d’abord en 1906 puis en 1938 (à la conférence de Saltsjöbaden), vise depuis lors à éviter les conflits sociaux, lesquels sont par tous, notamment par les syndicats, considérés comme nuisibles à la prospérité suédoise. Nonobstant les grands principes de la propagande internationale du parti, les sociaux-démocrates suédois placèrent l’union politique avec la bourgeoisie de « leur » nation au-dessus de l’unité complète avec les prolétaires de toutes les autres nations et agirent contre l’intérêt du socialisme et contre l’intérêt de la démocratie.
Infidèles au psaume international des travailleurs chanté depuis ces jours, les ouvriers suédois, grands producteurs d’aciers et devenus exportateurs « d’armes défensives dites bonnes armes », ont bénéficié du carnage de leurs frères européens, asiatiques et autres. La conscience dans la politique de neutralité suivie depuis plus de deux siècles par la Suède est autant éparpillée que les effets d’une bombe à fragmentation. La devise bien connue dans chaque famille suédoise depuis 1914 est pragmatiquement rappelée et murmurée :- « Den enas död är den andras bröd » – « La mort de l’un est le pain de l’autre ».
Le mythe des sociaux-démocrates vertueux, bâtisseurs de l’État providence, est aussi battu en brèche par les révélations historiques controversées qui se sont révélées au cours des dix dernières années, entre autres au sujet des lois de stérilisation des déviants. Ces textes votés à l’unanimité dans les années 1920, et donc avec le soutien des sociaux-démocrates, organisaient la stérilisation forcée de certains déviants sociaux ou de minorités qui pouvaient ralentir la construction de l’État providence. Bien qu’appliquées surtout avant la deuxième guerre mondiale, ces lois ne seront pourtant abrogées qu’en 1976 après que l’anticonceptionnelle pilule fut inventée en 1955 et commencé à être diffusé dans les années soixante dans toute l’Europe. Ce progrès scientifique permettait un contrôle des naissances physiquement moins dramatique. La reconnaissance partielle de ces excès et une certaine forme de repentance dans ces domaines ont tout de même laissé le sentiment assez profond que l’Etat providence des sociaux-démocrates a été bâti à la serpe et que le totalitarisme doux n’a pas toujours été doux pour tous.
Cela rappelle aussi la philosophie héritée et exprimée par l‘ex maitresse de Martin Heidegger, Hanna Arendt, qui apostrophait équivoquement (un peu tard dans sa nouvelle carrière de philologue américaine) que le totalitarisme est un résultat du déclin des classes et des États-Nations qui n’est pas un regroupement politique ou de groupe social mais une orientation pathologique de l’égo. Les assujettis volontaires au totalitarisme ne se sentent plus concernés par leur bien être mental ou par la survie de leur genre pas plus que de leur propre entité. Ce qu’ils veulent surtout éviter c’est d’être confrontés à leurs anxiétés vis à vis de la solitude ou de l’expérience de ne plus être attachés au monde collectif et communautaire. Pour éviter cela ils communieront au calice de n’importe quelle organisation ou secte qui viendra permanemment éteindre leur identité individuelle avec l’insistance d’une absolue et inconditionnelle loyauté (surtout fiscale). Ce cercle de fer et d’étoiles des nations communautaires sera la sécurité providentielle des assujettis qui viendra renforcer leur sens d’appartenance à la structure de cette société.
Pour parodier créativement Hannah Arendt, on peut poser cette nouvelle définition de l’hyper-politisme ou plutôt de l’hyper-étatisme contemporain :  » La raison d’être de l’hyper-étatisme contemporain des grandes fédérations occidentales est l’asservissement cognitif définitif des citoyens, et son champ d’expérience est la déshumanisation avancée de la société « . Après cela, on ne peut plus se demander naïvement où et quand va s’installer définitivement cette citoyenneté psychotique de type méta-patriotique, néo-fédéraliste et toujours hyper guerrière.
Ainsi, nous savons que, depuis quelques millénaires et jusqu’à nos jours, l’histoire de l’(in)humanité s’est systématiquement confondue avec l’histoire de la guerre, mais avec ce nouveau type de guerre nous assistons là, réellement, au début de la fin de la civilisation car l’identité symbolique du peuple avec ses humeurs et ses affects commence – pour la première fois dans l’histoire de l’humanité – à être usinée massivement et mondialement par ces nouvelles techniques de dépersonnalisation de masse orchestrées essentiellement par les deux grandes fédérations césaristes américaine et européenne.
Poussant la doctrine pessimisme de Schopenhauer jusqu’au bout, on en vient jusqu’à faire de l’ennui le principe de la sociabilité. C’est cette peur de la solitude entretenue depuis la crèche jusque dans les curies des temples (mobbning), de se retrouver seul avec soi-même qui amène l’individu à aller vers autrui. Mieux vaut-il se retrouver avec l’autre, peu importe qui pour nous distraire et nous empêcher d’être face à nous-mêmes. Le collectivisme communautaire inculque que le pire ennui que l’on puisse rencontrer, le moins endurable, c’est nous-mêmes et que être seul avec soi n’est pas sensé être fort de son intégrité mais devenir un supplice.
Pourtant les individus ont toujours la tendance de vouloir s’évader de cette réalité collective par tous les moyens, si stupides ou si insignifiants soient-ils. La panoplie des moyens d’évasion est contrôlée par l’État : Loteries, alcool, sport. Combien ne peuvent traverser la vie que soutenus par l’alcool, le Prozac, par les anxiolytiques qui font la fortune de la compagnie pharmaceutique monopolisée par l’État providence. Si l’on prend le mot au sérieux, qu’est-ce que peut bien valoir la qualité d’une vie ? Une prison, si l’idéal est de s’en évader par tous les moyens disponibles.
Pour cela l’établissement patrimonaliste garde aussi le control de l’aliénation à travers des journaux à potins qui sont des mines de jouissances où, dans son fauteuil, il est possible de prendre conscience des bonheurs, malheurs, déboires des vedettes locales ou mondiales, retenir l’enchaînement de leurs divorces, la qualité des reformatages faciaux ou fessiaux subis ou constater en graphique l’évolution de leur poids. Durant ce temps là c’est comme si on n’avait pas à vivre.
L’indifférence de ces occidentaux aliénés qui se réfugient dans l’ignorance collectivement légitimée par le simple raz le bol est navrant. La paresse intellectuelle qui conduit à s’asseoir passivement sur des dogmes, à les prendre pour vrais sans y avoir réfléchi par soi-même, voir à les adorer et de s’identifier de manière religieuse dans les auteurs populaires et anonymes de ces dogmes dits de bon sens populaire sans les remettre en question est la plus dangereuse des attitudes.
La plus grande menace actuelle, c’est que les suédois pensent de moins en moins par eux-mêmes (par manque de temps ou par paresse) et qu’ils sont donc de moins en moins libres. Quand ils ne s’adonnent pas aux thérapies du bordel de la luxure ou de l’alcool, ces ogres obèses protégés par leur ventripotence vont soulager leurs cœurs atrophiés dans les temples ou sur les canapés des psys. Il est effarant de constater que l’un de ces dogmes les plus répandus en Suède exprime toujours laconiquement : « La mort des uns est le pain des autres ». De quoi est fait le pain quotidien dans le creuset de la Suède depuis le moyen âge, est un autre sujet.
Ne plus réagir et ne plus dénoncer est se faire complice, par corruption passive, des princes de la boue noire, du fer et de la guerre qui alimentent et entretiennent notre corruption existentielle. Complicité autant passive avec les nouvelles croisades menées par les illuminés qui gèrent notre empire judéo-chrétien et qui pratiquent à outrance le génocide contre toutes formes de réactions groupées provenant des pays pauvres ou marginalisés. L’horreur ensuite est blanchie par la double morale persistante des organisations internationales qui veulent donner justice aux posthumes en créant des tribunaux de droits universels qui jugeront peut être publiquement certains vaincus.
De même que l’argent sale se blanchit dans le maelström scandinave, en Suisse ou aux Iles Cayman on veut aussi blanchir les atrocités des génocides à la Haye ou dans les caves du Vatican qui lui seul se réserve le suprême pouvoir de l’absolution et de la purification de l’argent. Les crimes sont purifiés au travers de l’amendement de l’obole et surtout par le temps qui calcifie toutes les histoires sans oublier les prix Nobel et autres médailles nobiliaires. « In hoc signo vinces » – « Dans ce signe, vous serez victorieux ». (…)
Les nouveaux totalitarismes, qui jouent sur la persuasion et la manipulation, deviennent plus efficaces que les anciens, lesquels reposaient surtout sur la force. L’observateur n’est pas étonné que la réaction paradoxale d’abnégation et de soumission de l’individu traumatiquement exposé à une situation d’oppression collective, soit ironiquement appelée « le syndrome de Stockholm ».
Pourtant rien de plus faible que le totalitaire pénaliste, si l’on considère que, pour s’établir, il a dû tout détruire : faire la solitude en détruisant la famille et l’appeler la paix. Il a dû détruire toutes les conquêtes de la civilisation, non pas seulement les conquêtes socialistes, mais aussi celles des glorieuses révolutions bourgeoises. De peur qu’ils ne racontent aux voisins ce qui se passe réellement chez lui, il punit ses dissidents expatriés de la peine d’ostracisme. Il neutralise le Parlement en obligeant ses représentants à voter en harmonie avec le ou les partis (malheur à celui ou celle qui vote en dehors de la collectivité, il/elle sera considéré comme sauvage). Il élit lui-même les électeurs ! Il n’a pas à abolir la Constitution, elle n’existe pas en Suède ! Il fait des magistrats ses esclaves politiques, il négocie la liberté de la presse, celle qui garantit toutes les autres. C’est-à-dire qu’il a instauré le plus abominable des esclavages, celui de l’âme et de l’esprit.
Travesti des grandes conventions chimériques internationales, l’état totalitaire statue sa vision exclusive des droits de l’enfant – son capital saturnien le plus chéri ! Il tremble donc devant toute discussion, il avoue ainsi son impuissance, il sait que toute discussion le tuerait. Il doit mouler le cerveau des enfants dans son creuset du collectivisme et les laisser être infectés dans le privé par des jeux de violence et d’apprentissage de la criminalité. Par la pratique de la terreur silencieuse, il fait des institutions la plus grande école d’hypocrisie qu’on n’ait jamais connue : ce sera le plus affreux de ses crimes, celui dont les conséquences seront les plus difficiles à effacer.
Jean-Raoul de Marcenac – l’auteur de l’article vit en Suède depuis 1975. Diplômé en médecine il exerce aussi le métier de journaliste lequel il a pratiqué  en Liban, en Irak, en Afghanistan, en Tchad, en Salvador ou en Pologne. Parlant sept langues il est entre autres Consul adjoint au Consulat général du Cameroun. Père de trois enfants, il est objet d’ostracisme depuis qu’il a révélé les méthodes employées par l’establishment suédois pour épuiser les fonds publics.

>

Le prix du mensonge

L’affaire s’est passée en septembre 2008 au collège César-Savart à Saint-Michel dans l’Aisne où Maxime, un adolescent, alors âgé de 15 ans, a accusé son professeur de lui avoir donné un coup de poing dans la salle de classe sans témoin au moment du fait reproché.

« La vérité et rien que la vérité » d’après W. D.
Le professeur a été placé sur-le-champ en garde à vue. Parallèlement, il traversait une mauvaise période fragilisé par son divorce en cours. Au lendemain de sa garde à vue , il s’est suicidé sans  aucune explication (il avait laissé un mot chez lui annonçant qu’il allait mettre fin à ses jours, mais sans s’exprimer sur les raisons de son geste), sans doute il n’avait plus rien à dire à ceux qui l’ont considéré capable et coupable de frapper l’un de ses élèves.
Un mois après sa mort, l’élève « victime » se désavoue, il avait menti en portant plainte contre le professeur pour coups et blessures volontaires sur sa personne. Un mensonge irréparable qui a coûté cher.
L’avocat de la famille de la victime, Me Francis Lec, a apprécié que le jeune accusé ne doive pas être  » un bouc émissaire d’une série de dysfonctionnements. (…) Il est responsable, mais nous ne serons pas là pour accabler uniquement le mineur « . La partie civile souhaite savoir dans quelles conditions la dénonciation calomnieuse a eu lieu et si l’enfant a agi sous influence de personnes majeures. Quant à l’avocate de l’adolescent, Me Mireille Des Rivières, elle à déclaré que  » Personne ne peut venir dire que mon client est l’unique responsable du décès « .
L’adolescent a été jugé en mois d’octobre pour « dénonciation calomnieuse » par le tribunal pour enfants de Laon. L’audience s’est déroulée à huis-clos, mais la sentence, mis en délibéré, sera public.
 » Certes le jeune homme est responsable, mais que penser des dysfonctionnements du système judiciaire pour lequel l’affaire d’Outreau n’a servi à rien ? Des allégations gravement accusatrices non vérifiées, aucune autre hypothèse émise et une garde à vue précipitée éprouvante pour le prof déjà un peu cabossé dans sa vie. Cela n’arrive pas qu’aux autres, et qu’on se le dise, non seulement les enfants ne sont pas tous innocents, non seulement les idées préconçues d’enquêteurs expéditifs mènent à ce genre de drame, mais aussi, il est scandaleux que la justice donne tout pouvoir à la parole de l’enfant, qui doit être légitimement entendu mais qui peut être doué pour mentir et accabler, dangereusement doué et parfois encouragé dans ses propos, alors, les vrais responsables sont les adultes chargés d’enquête qui n’ont plus de discernement, investis à trouver un bouc émissaire qui n’est coupable que de n’avoir su se défendre face à la folie humaine. «  ……….
———————–
Toujours le même refrain, on entende plusieurs fois dans des sujets pareils le mot responsable mais pas une seule celui qui est en mesure de mettre le point sur le i – coupable. En France, donneur prétendu des leçons, il n’y a jamais eu de culpabilité, que des dysfonctionnements. C’est le même raisonnement qui appliqué à la politique explique le désastre d’un système non pas par son fondement erroné mais par « les erreurs de la croissance », et surtout par le manque de moyen financier qui empêche les braves fonctionnaires d’être plus nombreux et donc mieux présentés pour mieux gérer les « bénéficiaires » de leurs services.
A croire qu’il avait raison Éric Besson à la tête du ministère de l’identité nationale de vouloir optimiser le processus de la fiabilité de l’unité particulière : «  Si mon ministère peut être une machine à fabriquer de bon Français «  ! Une idée tout à fait représentative du mode de pensée socialisante de la gauche (la provenance du ministre) qui veut mouler les gens selon son modèle idéologique qui n’attribue que peu de place à l’individualité d’une personne. De tel point qu’en 1997 Mme Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, a jugé bon d’exploiter pour des fins politiques un cas similaire – le suicide à Montmirail de Bernard Hanse faussement accusé lui aussi par l’un de ses élèves. En se posant comme interlocuteur privilégié des enfants, même après les aveux du délateur, elle le soutient en jetant devant les médias le discrédit sur les proches du défunt : «  L’enfant s’est peut-être rétracté sous la pression des adultes. »  ! Et bien sur, quand la vérité a fini par s’imposer, elle n’a eu ni le courage ni la dignité pour reconnaitre son erreur et s’excuser à la famille.
L’univers utopiste (et fascisante par son fort versant étatique) des socialistes crédite sans surprise la parole au détriment de la réalité et de la vérité. Dans leur imaginaire règne obligatoirement le discours et l’apparence. Ainsi tout ce qui est dit par les enfants est repris opportunément sans discernement car leur statut des êtres fragiles offre une occasion aux précepteurs politiques de tirer des dividendes en s’imposant comme défenseurs de leurs droits. – Le triste héritage d’une dérive qui à débuté en 68 par l’abandon des repères traditionnels liés à la morale et la déresponsabilisation de la jeunesse qui a tourné le dos au mérite personnel au profit d’un comportement de type collectiviste adepte de la violence idéologique et syndicale (dès le lycée !) qui inculque la brutalité des mœurs.

Boris Tanusheff

Nos enfants à vous

Publié: 27/03/2011 dans Interpellation, Vidéo

>

Votre enfant nous appartient

(extrait de la  » Lettre ouverte d’une « mauvaise victime » « )

Une décision de justice  cautionnée ou politiquement prise par les sociaux-démocrates suédois ne peut être ni mauvaise ni immorale. L’établissement totalitaire se cache derrière les murs de lamentations de ses médiateurs « Ombudsman », et surtout depuis 1974 que le système judiciaire s’est incontestablement politisé et elle s’applique par une corruption collégiale. D’une certaine manière on peut considérer que ces manipulations sont devenues très fréquentes dans les sociétés dites démocratiques.
Ludwig, l' »inspirateur » de l’article

En dépit des conventions internationales, l’emprise de l’État suédois sur la vie privée des individus et sur celle des enfants en particulier, ou sur la régulation des naissances, se manifeste toujours en pratique de multiples manières.

Les différentes allocutions des services sociaux et de l’Ombudsman (proxène de la plèbe élu par le parlement) des enfants suédois sont très claires. Quand un individu obstiné refuse de rejoindre la collectivité, on lui fait calmement comprendre que : votre enfant nous appartient, vous allez perdre vos droits d’éducateur ou de géniteur, vos descendants sont déjà dans le nouveau camp.
Madame Bossom-Nordboe, alors chef départemental à la Direction des écoles, l’exprima :  » Il est inutile de construire l’individualité, parce que à moins que les gens n’apprennent à s’adapter à la société, ils seront malheureux. On ne met pas l’accent sur la liberté. À la place, nous parlons de la liberté d’abandonner la liberté. L’accent est mis sur la fonction sociale des enfants, et je ne nie pas que nous mettions en avant l’aspect collectif.  » Pour eux, l’individu est simplement engagé dans une histoire dont il ne peut être totalement indépendant. On entend, dans l’histoire du grand inquisiteur des frères Karamazov de Dostoïevski, clamer l’écho de D-503 [il s’agit d’un ingénieur social du futur, héros du roman antiutopiste « Nous autres » de Zamiatine de 1920] qui parle d’une vieille légende du paradis :  » Le bonheur sans liberté ou la liberté sans le bonheur « .
En se retranchant sur sa position d’observateur Madame Lena Nyberg, Médiateur (Ombudsman) des enfants suédois – un peu notre « défenseure des enfants » (note CEDIF) -, se restreint à présenter au gouvernement des propositions d’amendements de la législation suédoise et travaille pour que les autorités publiques, municipales et départementales fondent leur travail sur la Convention des droits de l´enfant. Le Médiateur des enfants n’exerce cependant aucune surveillance sur les autres autorités et la législation ne lui permet pas non plus d’intervenir dans des affaires particulières. Elle/Il vous recommandera de vous mettre en contact avec le Médiateur de la Justice (JO) qui est censé exercer une surveillance des autres autorités publiques. Ce dernier pourrait intervenir et s’occuper de l’affaire particulière si le dossier n’est pas prescrit par le temps (deux années). De fait et vu le nombre exessif des plaintes en appel le dossier du plaignant passera à la loterie.
Rappelons que le rôle de l’Ombudsman n’est pas d’assister le public mais de rapporter ses travaux en cours au gouvernement. Il est paradoxal que ce soit à cet ombudsman de donner son avis sur ce que devrait faire le parlement (alors qu’il y a des millions de citoyens électeurs pour cela) au lieu d’intervenir à titre d’amiable compositeur dans les litiges entre l’administration et ses usagers. Il est donc impardonnable de dire des sottises pareilles, car hors du champ des compétences de l’ombudsman.
Vestale du système, la/le Médiateur des enfants suit les effets et les résultats des hécatombees conjugales ou familiales tel un arbitre de touche en omettant volontairement de rapporter les causes de ces déchirements. C’est à dire il fait perdurer une forme de non assistance à l’enfant en danger, surtout aux dépens de la famille. Ces omissions ne sont pas sensées être pertinentes pour l’amélioration des relations sociales et interpersonnelles dans la société du meilleur État providence du monde (l’éducation, la psychologie de la motivation sont révélatrices de cette catégorie de manipulation). On qualifie d’ailleurs parfois de manipulatrices des personnes qui montrent simplement une inhabituelle aptitude à convaincre, sans avoir pour autant des objectifs malveillants ou égoïstes. Certains estiment que la démagogie politique est parfois une forme de manipulation mentale.
Pourtant les propos de Madame Bossom-Nordboe reflétaient les mesures déjà prises en 1936 par les nazis et les communistes pour embrigader la jeunesse. Tous les enseignants doivent être membres de la ligue des enseignants et les cours préparés par des pédagogues architectes sociaux, lesquels semblent avoir hérité tout du manifeste d’Alva Myrdal [écrivain suédoise et Prix Nobel de la paix en 1982], qui sur certains points formulait aussi d’une manière parfaitement explicite que la mise en place d’allocations familiales rendait indispensable l’augmentation des cas de stérilisation, et ce afin d’éviter que l’aide de l’Etat n’encourage des naissances contraires à l’intérêt de la collectivité.
Tous les mouvements  de la jeunesse engagés publiquement et politiquement qui ne sont pas reconnus par l’establishment, sont soit ignorés soit interdits ou violemment réprimés par la police.
Une décision d’un magistrat peut stipuler arbitrairement qu’un enfant devra être retiré de la garde de ses parents si ces derniers ne l’élèvent pas selon une certaine doctrine nationale bien pensante, soumise et obéissante. (…)
Schizophrène du vieil idéal socialiste la métapolitique des social démocrates se situe en dehors et prône au-dessus de la politique « politicienne », laquelle – aux yeux de ses promoteurs – est devenue théâtrale et ne constitue plus le lieu de la politique. Sa stratégie métapolitique vise à diffuser une conception du monde de sorte que les valeurs de cette dernière acquièrent dans l’histoire une portée et produisent un impact à long terme.
Cette stratégie est associée avec l’ambition de détenir le pouvoir, d' »être dans » le pouvoir. Se voulant polyvalente, la métapolitique social-démocrate est demi-sœur de celle de l’union de droite qui doit aussi s’adresser aux décideurs, aux médiateurs, aux diffuseurs de tous les courants de pensée, auxquels elle ne dévoile pas forcément l’ensemble de son discours. La métapolitique social démocrate diffuse aussi bien une sensibilité démagogue qu’une doctrine ; elle se fait culturelle ou idéologique selon les circonstances.
Parmi beaucoup d’autres, dans une affaire survenue entre la France et la Suède en 1995, un couple de suédois, qui avait en effet refusé d’accepter de se soumettre à une décision paraétatique illégale visant à obscurcir des « délits d’États » révélés, fut déchiré par un jugement arbitraire et par défaut accordant par trois lignes sommaires la garde unique au parent du genre féminin, lequel par son retour en Suède suite à diverse pressions et menaces, avait abdiqué devant les commanditaires de ses agresseurs. Le jugement des gardiens kapos « des droits de l’enfant » et de l’ordre établi donnait illégalement la garde unique et immédiate à la mère, arguant qu’elle était meilleure éducatrice que le père, ceci sans enquête préliminaire des services sociaux suédois et sans le moindre débat préliminaire et contradictoire. Le tout « pour le bien de l’enfant », lequel sinon risquait de devenir le fils non plus d’un adversaire mais d’un ennemi de l’establishment qui s’était révélé corroborant et criminel dans un conflit international de blanchiment de capitaux. Le « secret des rois » était bien gardé par des porte-glaives.
Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de manipulateurs politiques pourraient être distingués : ceux qui utilisent les autres, sans remords, dans le but d’entretenir un pouvoir narcissique, ou par malveillance pour cacher des escroqueries d’ordre commerciales. Ils peuvent s’appuyer sur le mensonge et/ou la séduction, voire sur la contrainte par les dénis d’une justice totalement politiquement contrôlée, la menace ou la force, ou encore en déstabilisant leurs victimes par la double contrainte de la manipulation psychique et l’ostracisme, devenu « exclusion » . Ces abus de pouvoirs sont un des outils pénalistes employés par l’établissement manipulateur et sous certaines formes une torture exercée d’une manière quasiment anonyme sur la victime isolée qui souvent est aussi l’enfant, l’héritier de ces conflits.
La « victime » souvent déjà fragilisée est susceptible de se sentir plus facilement coupable de quelque chose. Une « bonne victime » prend facilement sur elle la responsabilité du comportement du manipulateur et accepte les accusations en venant. Elle est sensible au jugement des autres ou essaye de nuire le moins possible souvent par sa résignation. Une « mauvaise victime » se bat pour ses convictions et ses droits dans une arène désertée par un public effrayé ou indifférent. On n’épargnera pas à la « mauvaise victime » de patauger durant des années dans l’inutile boue de procès en séparation de corps et des biens.
L’étatisation corps et âme de l’enfant soulève conséquemment une autre question, à savoir non plus celle, classique, de la légitimité d’un concubin (devenu exogène), mais bien celle de sa pertinence. Il ne manque plus que de rétablir, comme en Allemagne en 1935, les « dix commandements », lesquels alors visaient la pureté corporelle et l’hygiène de la race, et les renforcer à l’aide de critères plus performants, tel la salubrité (mentale, politique et spirituelle) du choix d’un mari ou d’une épouse.
Les exemples des déchirements de couples sont légion en Suède, où les divorces depuis le début des années 1990 sont de l’ordre de 55 000 par ans. Cette statistique, étendue sur une génération, représente 1 375 000 de futurs travailleurs dociles, lesquels vont se reconnaitre mutuellement dans l’État providence patriarcal et seront collectivement persuadés en être les piliers souverains. L’établissement suédois, qui n’est pas défenseur des vertus du nucléus familial, en tirera bien, au travers de sa « démocrature », tous les avantages.
Le folkbokföring (la population), recenseur pénaliste des individus, prédomine politiquement la filiation maternelle ce qui coïncide avec la forme communiste et la forme collectiviste de la propriété des corps et des âmes qui cependant peuvent sembler continuer à subsister alors même que la filiation maternelle remplace de plus en plus la filiation paternelle au nom de l’égalité des sexes, bien sûr.
La femme dans les tribus sauvages appartenait théoriquement à un nombre illimité de maris bien que pratiquement, en se mettant sous la protection des sorciers et des chefs, elle savait limiter ce nombre. Au fil du temps profitant de circonstances diverses, elle réduisait ce nombre enfin à un seul mari qu’elle, de nos jours, renouvelle souvent.
La filiation par la mère donnait à la femme dans la tribu matriarcale une position élevée, parfois supérieure à celle de l’homme, elle la perdit dès que la filiation se fit par le père.
Le passage de la filiation par la mère à celle par le père, qui dépouillait la femme de ses biens et de ses prérogatives consacrées par le temps, les usages et la religion, ne s’est pas toujours effectués à l’amiable : son histoire est écrite en lettres de sang dans une légende de la Grèce, que ses plus grands poètes dramatiques ont tour à tour transportée sur la scène.
L' »infantilisation » sociale, résultat direct de l’éducation d’État dans les institutions sociales, publiques, et familiales, est la condition nécessaire de la consommation marchande tant des biens que des relations humaines. Elle prépare aussi au règne même du travail qui la détermine. Cette infantilisation n’est d’ailleurs pas seulement réduction à l’état d’enfance, elle est surtout refus de l’enfance et de sa potentialité créative. La permanence de cette infantilisation chez les individus se traduit d’ailleurs par les diverses formes du refus de l’enfance. Physique d’abord par le refus « conscient » de procréer, psychique ensuite par la réduction de l’enfant à un objet propre à être valorisé ou à subir l’oppression. (…)
Déçus par les États sacralisés, plusieurs intellectuels suédois engagés sont devenus critiques par leurs dystopies [contre-utopie] qui décrivaient que l’évolution intellectuelle et morale montrait que ce qui est vaincu et honni c’était l’idéalisme au lendemain des époques ou les utopies avaient foisonnées, trouverons refuge dans le suicide tels : Karin Boye en 1941, Stig Dagerman en 1954, Wilhem Moberg en 1973, Harry Martinson en 1978 et beaucoup d’autres. Il est particulièrement malsain d’être dissident intellectuel de l’establishment en Suède dans l’après guerre quand le réalisme triomphe en tout domaine, infiltration puis la domination brutale par cet esprit nouveau dans la vie – la philosophie, le théâtre, le roman, la poésie, la peinture ou la musique, où qui s’exprime dans la violence des polémiques. Renard concluait que le progrès scientifique paraissait avoir eu pour pendant le fléchissement des mœurs et du caractère.
Si la mortalité infantile à la naissance est de nos jours en Suède la plus basse du monde, les suicides déjà élevés parmi les adolescents suédois commencent à grimper en flèche depuis les années 1980 pour des raisons variables mais souvent socio-économiques telles que l’alcoolisme des parents et la dissolution des familles. Cette théorie demeure pourtant très controversée par la profession médicale suédoise, qui cherche le remède en accroissant le contrôle et l’intervention obstétriques plutôt que par l’intervention effective de l’assistance sociale comme le préconisent d’autres scientifiques qui mettent à jour la statistique trop discrète des suicides parmi les enfants (environ 2000 tentatives par an et 5 % d’accomplissement en 2003).
En 2001, 1552 personnes, adultes et enfants, meurent par suicides contre 519 par accidents routiers. La statistique augmente sauf dans celle du « SocialStyrelse » [bien-être social] qui elle n’enregistre que 1130 suicides certains et 255 incertains en l’an 2000. Par ses propres statistiques communiquées à l’organisation internationale WHO [OMS], la Suède se place elle même modestement à la dixième place des taux de suicides dans les pays nordiques et baltes tout en prétextant perfidement une augmentation des suicides parmi ses immigrés.
Les enfants n’étant pas considérés comme des sujets juridiques, sont alors sanctionnés par des conventions sur lesquelles ils ne peuvent s’exprimer et qu’ils doivent pourtant subir. Ces conventions sont héritées uniquement et écrites par des adultes qui ne prennent pas suffisamment en compte les besoins, les désirs et les opinions des enfants dans leur avenir universel. Pour cela il aurait fallut que les juristes d’esprit universel et vifs stipulent dans leurs articles des droits préventifs donnant à l’enfant, devenu majeur, le droit à postériori de mettre au banc le ou les responsable(s) de la violation des ces fameux droits universels. Là encore la patrimonialité des grands sénateurs du droit international s’en est bien gardé.
Jean-Raoul de Marcenac – l’auteur de l’article vit en Suède depuis 1975.  Diplômé en médecine il exerce aussi le métier de journaliste lequel il a pratiqué  en Liban, en Irak, en Afghanistan, en Tchad, en Salvador ou en Pologne. Parlant sept langues il est entre autres Consul adjoint au Consulat général du Cameroun. Père de trois enfants, il est objet d’ostracisme depuis qu’il a révélé les méthodes employées par l’establishment suédois pour épuiser les fonds publics.
———————————————————————————————————–

La vidéo sur la page est rajoutée . Elle n’est pas assujettie directement à la lettre ouverte mais au fait que la Suède  représente toujours une forme hypocrite de laboratoire sociale dont la finalité, au détriment de l’individu et des familles, et totalitaire.



Vous pouvez signer la pétition « Return Dominic Johansson to His Parents! » à l’adresse suivante : http://www.thepetitionsite.com/1/return-dominic-johansson-to-his-parents/

 

>

Réflexion sur l’association  »L’Arche de Zoé » 

(mais pas seulement)

En octobre 2007, une association humanitaire fait la une de l’actualité et devient malgré elle la vedette des médias – l’Arche de Zoé. Immédiatement elle a divisé l’opinion publique entre ceux qui approuvaient son action (en faveur de l’adoption des enfants africains non orphelins) et ceux qui réfléchissaient sur le message véhiculait par cet acte.

« L’Arche de Zoé » d’après Le Hic
Ceux qui plaidaient en sa faveur percevaient sa mission comme une cause suffisante en soi. Les autres, voyait  plutôt la peine infligée aux  enfants séparés de leurs parents dont l’ampleur de la souffrance était plus grande que celle de la famine ; voyait les valeurs de la France mises en cause ; voyait la foi dans  les missions des ONG et dans l’altruisme d’autrui dégradée.
Présentés comme objet de sauvetage, les enfants en question n’ont même pas eu occasion de s’apercevoir qu’ils en devenaient un car, pour les soumettre à son choix selon des critères qui n’étaient pas des leurs, l’Arche de Zoé abusait de leur confiance.
Confrontée au désastre de son action humanitaire l’association tentait à convaincre en sa bonne foi l’opinion dominante en maquillant, au sens propre et figuré, la vérité. …
C’est un phénomène  propre à  l’humain de présenter sa conscience comme une valeur en soi. Ceci est vrai si le sujet se reflète en tant qu’héritage de l’humanité, c’est beaucoup moins certain s’il s’identifie  à une culture donnée du type national ou confessionnel.
Par définition la culture est antérieure au sujet et pour qu’elle soit intériorisée elle exige de lui un travail de rétrospection qui est efficace uniquement s’il possède déjà la clé appropriée pour décoder ses messages.
Mais cette clé, n’ouvre-t-elle pas au même temps la porte donnant sur l’emprise de ce qui va de soi ? – potestas clavium profano – les prémisses de l’évidence procurant le pouvoir séculier de la conviction, le pouvoir d’arbitrer le quiproquo, le pouvoir de ne pas justifier ses décisions.
Or, le parcours initiatique du sujet est souvent entravé par la redondance et les préjuges du quotidien car même s’il communique beaucoup plus qu’auparavant, ou bien, justement pour cette raison là, la méfiance, transformée en opinion, demeure comme ultime recours face à la découverte d’un monde dont l’immense diversification incommode ses certitudes.
A l’aune d’une conscience autre que la sienne, un représentant de la France peut toujours, en vue d’approuver ses intentions, recourir à son statut ou/et à son origine. Mais sans dépasser les idées arrêtées, sans se convertir au non-moi de son identité statutaire et originaire pour ne garder que ce qui est en commun, il n’arrivera jamais à se faire admettre par quiconque d’extérieure.
Car le progrès technique à rendu les frontières des pays virtuelles et la France d’aujourd’hui c’est aussi l’idée que les autres se font d’elle. Et si elle rayonne au-delà de son territoire c’est grâce à son discours sur les droits de l’homme, enraciné dans son passé « Lumière ». Mais pour que sa plaidoirie n’apparaisse pas comme une simple prétention il faut encore parler juste.
Le fait d’avoir l’habilité d’agir en tant que représentant ou fonctionnaire d’un pays, reconnu comme berceau des droits de l’homme, ne signifie pas forcement la capacité d’intérioriser l’universalisme, au sens large du terme, de son patrimoine spirituel – le seul qui porte véritablement au-delà des frontières individuelles et étatique.
L’aptitude de dépasser son identité pour rendre sa différence accidentelle et ne voir en l’autre qu’autre que soi, ne voir en lui que le semblable avec lequel  on communique, c’est le sine qua non du travail humanitaire mais aussi l’a priori de tous les domaines où les valeurs sont symbolisées y compris ceux des institutions officielle comme celle de la justice.
Paradoxalement, ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on se doit descendre dans le réel – juger in concreto sur la base des valeurs communes. Faute de quoi on risque de prendre, par exemple, dans le cas des familles nombreuses,  un mode de vie ancestral ou une vie dédier aux enfants pour des irresponsabilités.
Cependant, les principes universalistes (ceux qui gèrent les droits de l’homme, la démocratie) ne sont pas des ascendants du langage de la realpolitik qui ne serve qu’à justifier les interventions de toutes sortes. Le risque d’une pareille confusion est de voir des idées, à l’origine pour préserver des catastrophes humanitaires, telle le droit d’ingérence, anéanties par des actions-spectacle (ayant pour objectif d’attirer l’approbation de l’opinion publique) comme celle des américaines en Irak qui imposaient à une culture différente LEUR vision des valeurs démocratiques, même au prix des mensonges avérés,  car leur finalité correspondait à leurs intérêts.
De ce pont de vue, les responsables de l’Arche de Zoé, ne sont que des adeptes zélés de cette politique de l’«humanitaire-spectacle». Ils entretiennent volontairement la confusion entre droit et devoir d’intervention et logiquement peinent à démêler les mobiles humanitaires des mobiles politiques et des intéressements personnels.
Pendant leur mission africaine ils ont agi comme des fonctionnaires investis de plein pouvoir d’imposer ses réflexions préétablies. Pour des raisons historiques, là d’où ils viennent, le fonctionnaire est omnipotent et son infaillibilité présupposée (son droit inaliénable au poste) ne pas de nature à l’inciter à  remettre en question ses décisions. – entre parenthèses – On ne peut que se féliciter du dénuement heureux de l’affaire des infirmières bulgares mais leur libération est l’exemple typique de ce pouvoir, presque divin, de la fonction  qui ne fait que court-circuiter le travail de longue haleine de l’instauration d’une justice indépendante de la volonté providentielle du pouvoir personnalisé des institutions.
Aller à la rencontre d’autrui, si c’est prioritairement dans le cadre d’un statut, devient alors un exercice idéologique en concordance uniquement avec la vision personnelle, au mieux politiquement correcte au pire arbitraire, du décideur et non pas un cas de conscience. Ainsi le conflit entre l’humanitaire conceptuel (idéologique) et l’humanitaire tout court est inévitable voir intrinsèque pour toutes les organisations qui travaillent avec des étrangers ou à l’internationale mais restent confinées dans ses perceptions statutaires nationales ; qui ne sont que des fonctionnaires humanitaires à compte associatif (bien subventionné ou rémunérés de préférence).
Même quand il ne s’agit pas de tirer des profits personnels ou de faire du spectacle, le fait d’agir selon ses prérogatives et non pas sur la base de libres échanges des opinions ne mène qu’à l’assistanat. Or, qu’il soit à l’étranger ou en France ce n’est pas une solution pour l’individu, en dehors des régimes totalitaires, d’être assujetti à une action qui ne fait qu’à accroitre sa dépendance.
Dans ce domaine la France pourtant n’envoi pas un signal sans ambiguïté. Dans le cadre, par exemple, de son « Assistance éducative » les services concernés sont rémunérés, et par conséquent motivés, sur le nombre des enfants assujettis à la mesure et non pas sur le nombre des enfants sortis de ce type  d’assistanat. 
Pour s’écarter de tout permissif statutaire, qui induit si souvent en erreur tant au niveau du bien-fondé des mesures imposées qu’au celui de la négligence de la contestation qui s’en suit, il faut  s’affranchir de la signification de la fonction et le raisonnement qui y est lié et engager le dialogue avec autrui à son hauteur sans ériger en dogmes des principes qui ne sont pas inhérents à sa culture ; il faut le tolérer pour être tolérer et subjuguer ainsi  la différence ; il faut surtout voir en lui, selon l’expression de Levinas,  une source d’ »exigence morale ».

Boris Tanusheff

——————————————————————————————————————– 

G. B. Pergolesi – « Stabat Mater dolorosa », Lesley Garrett, London Session Orchestra